‹ Traité complet de diplomatie; (volume 2)Chapitre 64 sur 82 · OFFRE DE MÉDIATION · texte numérisé non relu

OFFRE DE MÉDIATION

Note du duc de Wellington , adressée au dtic

de Montmorency.

Paris le 17 décembre.

Le soussigné , ministre plénipotentiaire de S. M. brilannique , a expliqué et rapporté dans les conférences de Vérone , les senliniens de son gouvernement sur l'état critique actuel des affaires entre la France et l'Espagne, et la sollicitude sincère du roi son maître pour détourner une guerre dont aucune prévoyance humaine ne peut calculer les conséquences.

A son arrivée à Paris , le soussigné a trouve des instruc. tions de spn gouvernement pour offrir à S, M, T. C. la médiation du roi son maître, avant qu'on ait fait la démarche décisive de transmettre à Madrid les dépêches rédigées à Vérone.

Le soussigné se réjouit du délai mis à la transmission de ces dépêches à Madrid , par les invitations envoyées à Vérone; et son gouvernement a appris avec la plus vive satisfection la résolution du gouvernement français , de pren-

drede nouTeau en considération une mesure contre là<{uelle le soussigné [s'est élevé avec tent d'intérêt.

S* M. espère sincèrement que ce nouvel examen salu* taire poarra empêcher d'avoir recours aux armes ; mais comme le résultat du renvoi fait à Vérone peut être eii« core douteux , le soussigné a ordre de déclarer cpie ^ si la réponse à ce renvoi n'est pas telle qu'il arrête tout danger des hostilités , S« M. sera prête à accepter l'office de médiatrice entre les gouvernemens français et espagnol , et à employer ses plus grands efforts pour concilier leurs différends et conserver la paix du monde.

Si^né Wellington.

Note du duc de MoNTUOREKcr , en réponse à la précédente.

Paris, le »6 décembre 1833.

Le soussigné, ministre des affaires étrangères, a reçu et mis sous les yeux du roi la note que S. £xc* le duc de Wellington lai a fisiit l'honneur de lui adresser le 17 de ce mois.

S. M« a apprécié les sentimens qui ont engagé le roi d'Angleterre à offrir sa médiation à S. M., afin de prévenir une rupture entre elle et le gouvernement espagnol ^ mais S. M. n'a pu s'empêcher de voir que la situation de la France à l'égard de l'£spagne n'était pas de nature à appeler une média-^ tion entre les deux cours.

En fait, il n'existe aucun différend entre elles, aucun point spécial de discussion par l'arrangement duquel leurs relations pourraient être rétablies dans l'état où elles devraient être. L'Espagne , par la nature de sa révolution et par les circonstances qui l'ont accompagnée , a excité les craintes de plusieurs grandes puissances ; l'Angleterre a partagé ces craintes,

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