ANNEXE
Il est un traité dans les fastes de la diplomatie, qaî, rédigé en dehors des formes consacrées , doit rester nn monument éternel à la gloire du moderne Antonin qui en fut le promoteur. Par cet acte , les princes les plus puissans de l'Europe , stipulant pour eux et pour leurs J>enples , serraient les noeuds de l'amour fraternel. Destinée à donner à la politique une plus haute sanction que celle du pouvoir des hommes , la S aznt£- Alliance est sortie du génie et dû cœur de l'empereur Alexandre. Expression d'une pensée su* blime , véritable réalisation du sén€U européen que méditait
Un roi dont le peuple a gardé la mémoire,
ce pacte conciliateur devait enfin enchaîner le fléau de la guerre , et cimenter la paix de monde.
La Saintes-Alliance fut d'abord conclue directement entre les souverains de la Hussie^ de l'Autriche et de la Prusse; tous les États chrétiens de l'Europe y accédèrent ensuite ; et George IV , alors prince-régent , à défaut d'i^ne adhésion expresse que ne permettait pas la constitution britannique , en avoua du moins les principes.