IL — DEMARCHES CONCILIATRICES
Les premières démarches , pour amener la paix , peuvent être faites^ soit par le vainqueur qui s'j porte par générosité , soit par le vaincu qui la demande , soit enfin par des tierces puissances qui offrent leur médiation, ou leurs bons offices. Dans le cas de médiation, les plénipotentiaires des puissances belligérantes ne négocient pas directementl'un avec FautreXes propositions réciproques
86 font par rentremise desdAégaés delà puissance tnëdiatrice. Si Fou se borne aux bons qffices de celle-ci , les négociations ont lieu entre les pléni-
polentiaires eux -mêmes ^ sous l'influence conciliatrice dès ministres du médiateur. Souvent aussi unepuissance neutrese charge de préparer lesyoies par un accommodement , sans se porter pour médiatrice , ou sans y participer ultérieurement par ses bons offices ; elle fait seulement les premières propositions, et abandonne aux puissances contendantes le soin de s'arranger entre elles.
Les négociations de paix se suivent rarement dans la résidence de Fun des souverains ennemis^ ce qui serait fort souvent le meilleur moyen de les abréger, car la crainte de paraître annoncer un trop pressant besoin de la paix, par Fen voi d'un plénipotentiaire dans la capitale ennemie , est d'autant plus mal fondée, cju'en plusieurs occasions on a vu les ministres du vainqueur se rendre près du vaincu pour traiter. Les plénipotentiaires qui sont ainsi envoyés à la cour de l'ennemi , après avoir reçu de lui les passe-ports nécessaires, ne sont pas communément admis à l'audience du souverain , mais ils présentent leurs pleins-pouvoirs au secrétaire d'Etat avec lequel ils entrent en négociation ; ils jouissent, du reste, de tous les droits essentiels attribués aux minis*