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Variétés de formes des Fertèbres

Fertèbres cen^icales.

Dans les Quadrumanes , comme TOrang-Outang , le Jocko , le Gibbon , le Coaîla , le Papion, le Magot, le Mandrill^ et surtout le Pongo, les vertèbres cervicales ne difiêrent de oelles de l'Homme , que par la force et la longueur plus grandes de leurs apophyses ëpinetiseSy qui, d'ailleurs, ne sont point fourchues. Leurs corps empiètent aussi en devant un peu les uns sur les autres , ce qui sert à mieux soutenir la tête , souvent si volumineuse chez ces mammifères.

Dans les Carnassiers , comme les Loups , les Renards , les Ours , les apophyses transverses des vertèbres cervicales moyennes paraissent conprimées d'avant en arrière y celles des deux dernières seules forment gouttière. Les trous sont presque pratiqués dans le corps. L'Atlas , que nous avons fait figurer dans le Tigre royal ( pi. XXV 9 fig. sa et a3 ) , dans le Glouton (pi. xxv bis, fig. 5 et 6 ) et dans le Phoque à ventre blanc (pi, xxv bis, fig. 9 et 10 ) , et l'Âxis ont des dimensions considérables. Les apophyses transverses de l'Atlas, en particulier, sont très-grandes et plates d'avant en arrière ; l'apophyse épineuse de l'Âxis est très-haute et se prolonge tant sur la première que sur la troisième vertèbre. Excepté celle de la dernière , les autres apophyses épineuses sont courtes ; elles sont dirigées plus ou moins vers la tête.

Les Taupes et les Musaraignes manquent d'apophyses épineuses dans la région cervicale de leur rachis. Les vertèbres qui composent celle-ci forment de simples anneaux entre lesquels il y a beaucoup de jeu.

Les Fourmiliers et les Tatous ont les six dernières vertèbres cervicales soudées ensemble , en une seule pièce large et aplatie en avant , où l'on voit une espèce de gouttière pour loger l'œsophage.

Dans tous les Rongeurs , le Cochon , le Tapir , les corps des vertèbres ont à peu près la même disposition. Chez le Cochon , en particulier , les apophyses transverses ont la moitié antérieure de leurs extrémités comprimée et élargie , en sorte qu'elles paraissent doubles.

Le Rhinocéros et spécialement le Rhinocéros unicorne de l'Inde a sous le rapport des vertèbres cervicales beaucoup d'analogie avec les Rongeurs et les Tapir. Les apophyses transverses de l'Atlas sont , chez lui , très-grandes , très-larges et

C "3 ) nullement obliques , en sorte que leur contour est presque rectang^ulaire *, lapophyse épineuse de cette même vertèbre n'est qu un gros tubercule. Les apophyses tmnsverses de l'Axis sont, au contraire, dans cet animal, grêles , pointues et dirigées en arrière 5 sa crête supérieure est grosse , peu alongée et trifurquée postérieurement ', en dessous , on remarque une autre crête peu saillante qui s'évase en ' arrière *. Les apophyses transverses des quatre vertèbres suivantes et surtout de la quatrième (pi. xxv, fig. 17 et 18 ) , sont de plus en plus remarquables par leur largeur. Chacune d'elles a , au bord postérieur^ une pointe qui se porte en arrière obliquement en remontant. La septième ( pi. xxv, fig. 19 et ao ) n'en a qu'une petite qui s'articule avec celle de la sixième , ce qui doit beaucoup gêner leurs mouvemens respectifs. Toutes ont , en dessous , des crêtes larges ou plutôt des tuberosités. Toutes les apophyses vont en croissant dans une proportion telle , que la troisième étant longue de o,o4 9 la septième est longue de o,a5.

. L'Éléphant ^ dont le cou est très-court ^ a des vertèbres cervicales qui ressemblent assez à celles des Singes, abstraction faite de leur grandeur considérable. Elles sont extrêmement minces dans le sens de l'axe , et c'est de là que résulte l'excessive brièveté du cou de cet animal. L'Atlas (pi. xxv, fig. ^ et 9) a une partie annulaire plus grosse à proportion que dans l'Homme, et percée de deux trous, et ses apophyses Iransverses, en forme , non pas d'ailes^ mais de tubercules , ce qui le distingue immédiatement de la première vertèbre de tout autre grand mammifère '. L*Axis a des rapports marqués, chez cet animal , avec la seconde vertèbre de l'Homme . mais son apophyse épineuse est plus grosse et remonte manifestement vers la tête. Ses troisième et quatrième vertèbres cervicales sont dépourvues d'apophyse épineuse; les suivantes eh ont de petites et pointues qui vont en grandissant jusqu'à la septième (pi. XV ).

Dans FHippopotame , appartenant comme l'Éléphant et le Rhinocéros , à la famille des Pachydermes, les colosses des mammifères , l'Atlas (pi. xxv, fig. 5 et 10) et l'Axis ( fig. 6 et 11), ont une figure assez analogue à celle qui les caractérise chez les autres grands quadrupèdes ^. Les apophyses transverses de l'Atlas s'élargissent en arrière , en sorte que leur angle antérieur est obtus , et le postérieur aigu. La crête supérieure de l'Axis , longue et saillante , s'élève davantage en arrière ; ses

* La figore ]6 de notre planche xxy, représente Paxis fossile d'un rhinocéros trouré en i8i5 à Newham , pr^ de Rugby, dans le comté de Warwick, et dont le, dessin a été envoyé à M. Cuvier, par mademoiselle Morland.

* la figure que nous donnons de cet os , le représente réduit à un quinzième.

' Nous avons réduit à un huitième , lea figures que nous donnons des 'T^tébtes de THippopotame.

apophyses transverses sont grêles et se terminent par un petit tubercule. Son apophyse odontolde entre dans un anneau particulier de TAtlas au-dessous du trou méduUaire« Au reste, outre le« facettes articulaires ordinaires, ces deux premières vertèbres ,: l'Atlas et F Axis en ont encore chacune deux autres vers la partie dorsale.

Lés apophyses transverses des vertèbres cervicales suivantes sont bifurquées ( pi.. XXV, fig. 6 et 13 ). LéTir lobe supérieur eçt horizontal , oblong et terminé par Upe facette verticale qui va en augmentant de diamètre jusqu'à la septième vertèbre. L'inférieur , presque vertical , n'augmente que jusqu a la sixième \ mais il n'existe point dû tout dans la s^tième. Les apophyses épineuses sont comprimées, pointoea^ de longueur médiocre, et d'autant plus marquées qu'on les examine plus près 4n dosr. Leur corps est transversalement ovale ; un peu convexe en avant et concave en arrière , plus large que long , dépourvu d'apophyse en dessous , et garni , dans les antérieures seulement d'une légère crête.

Parmi les Monotrèmes, dans l'Échidné, les vertèbres cervicales sont plates en dessous, tandis que dans l'Ornithorhynque, dont l'Atlas est représenté aux figures 3 et 4 de notre planche xxv bis, elles portent dans le même sens une crête mitoyenne. Chez ce dernier aussi , tous les autres os du squelette étant déjà parvenus à l'état pariait, on voit encore distinctement , comme dans les Reptiles , les sutures qui unissent les apophyses transverses au corps de la ^vertèbre. Chez l'un , comme chez l'autre , les apophyses épineuses sont peu saillantes.

Dans les Ruminans , à mesure que le cou s'alonge , les apophyses épineuses se racourcissent tellement , que dans le Chameau et la Girafe , par exemple , elles paraissent presque nulles ; et cela devait être ainsi , puisqu'une disposition contraire aurait empêché le cou de se ployer en arrière. Les apophyses transverses sont cooh primées et forment deux angles , un supérieur dirigé en avant , et un inférieur qui se po^te de coté. Dans les espèces dont le cou est court , comme le Bœuf, la Chèvre, le Mouton > etc. , ces deux angles forment des apophyses transverses doubles. Les corp9 de ces vertèbres ont , en avant , des crêtes longitudinales plus ou moins Prononcées.

Lies vertèbres cervicales du Cheval sont assez semblables à celles des Ruminans.

Eu général , on observe que dans les mammifères quadrupèdes, la sixième vertèbre cervicale est surmontée , à droite et à gauche de son corps , de deux éminences aplaties qui forment une espèce de gouttière.

Dans le Lamantin d'Amérique , qui , d'après les observations de Daubenton et du baron Cuvier, h a que six verièbres cervicales, ces os ont fort peu de longueur. Leur partie annulaire n'est même point complète dans les troisième , quatrième et cinquième , leurs apophyses transverses sont toutes simples, et celles de la quatrième de la cinquième et de la sixième, sont percées d'un trou.

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Parmi les Cétacés, dans le Dauphin , T Atlas est assez semblable à celui de l'Honitidei mais il est soudé à TÂxis , qui est fort mince. Les autres vertèbres cervicales n ont pas plus d'épaisseur qu'une feuille de papier *, elles sont réunies en un seul corps , et leur partie annulaire s'unit en dessus à la face inférieure de Tépine de TAxis. La septième seule reprend un certain volume et montre des apophyses distinctes assez fortes. Dans un squelette d'Hypéroodon , conservé au Muséum des Chirurgiens de Londres, et long de vingt et un pieds , les sept vertèbres cervicales sont toutes soudées ensemble , disposition analogue à celle que vient de nous offrir le Dauphin.

Dans le Cachalot , l'Atlas (pi. xxv bis , fig. 7 et 8 ) est seul distinct parmi les vertèbres de sa région ; les six autres sont soudées en une masse unique par les corps et les apophyses épineuses *, mais on juge de leur nombre par leurs cotés , où des lames très-minces s'interposent entre les trous par où passent les nerfs ' .

Dans les Baleines franches , l'Atlas , l'Axis et les cinq autres vertèbres cervicales sont unis ensemble par leurs corps , et toutes leurs apophyses épineuses se soudent en une seule crête. L'Atlas et l'Axis , en outre , chez elles , tiennent l'un à l'autre par leurs apophyses transverses supérieures qui sont larges et fortes , tandis que les inférieures, longues et robustes, se soudent entr'elles aussi, de plus avec celle de la troisième qui est plus grêle , mais aussi longue. Les quatre suivantes n'ont que des apophyses transverses supérieures minces et dont celles de la troisième , de la quatrième et de la cinquième , sont soudées ensemble. La dernière n'a aussi qu'une apophyse transverse supérieure, mais plus longue, plus forte, libre et dirigée en avant.

Dans le Rorqual du Cap , l'Atlas (pi. xxv bis , fig. 12) est distinct de l'Axis , qi;ii se soude par la partie supérieure de son anneau dépourvu d'apophyse épineuse avec la partie correspondante de la troisième vertèbre cervicale ( pi. xxv bis , fig. 11), comme on peut le voir dans la figure que nous en donnons d'après M. Cuvier. Les vertèbres suivantes ne s'unissent point , et ont une certaine épaisseur. Les apophyses transverses sont doubles dans les trois premières comme dans l'Axis -, l'une supérieure sort de la portion annulaire au-dessous de Fapophyse articulaire , et l'autre naît de la région inférieure du corps : aucune de ces apophyses ne se dirige en avant ; mais les inférieures se raccourcissent de l'Axis à la quatrième vertèbre cervicale et manquent aux suivantes , tandis que les supérieures sont plus longues à l'Axis et à la troisième vertèbre , pour devenir ensuite égales les unes aux autres , et constituer une série uniforme avec celles qui supportent les cotes.

Dans le Rorqual de la mer méditerranée, l'Atlas a des apophyses transverses plus

' L'Atlas de Cachalot, dont nous donnons la figure ici, est re'duit à un trentC'Sixicme de ses dimensions natoreUes

saillantes que dans celui du cap , et sur un squelette du même cétacé conservé à Berlin , M. Rudolphi n*a compté que cinq vertèbres cervicales.

Fertèbres dorsales.

Dans les Quadrumanes, les Vertèbres dorsales ont une grande ressemblance avec celles de THomme, et ce n'est que dans les Macaques et les Magots seulement que leurs apophyses épineuses acquièrent plus de longueur, et se redressent d'une manière marquée.

Les mammifères de la famille de Chéiroptères manquent d'apophyses épineuses, et ne présentent , à leur place , le long de la face dorsale du rachis , que de fort petits tubercules. La série des trous vertébraux constitue un canal d'un trèsgrand diamètre dans la région formée par les vertèbres dont nous nous occupons*

Dans la Girafe , l'Éléphant, le Chameau, le Dromadaire ', le Bœuf, le Rhinocéros et , en général ; dans les quadrupèdes , les apophyses épineuse» des vertèbres dorsales , sont d'autant plus longues , plus fortes et plus droites, que la tête est plus lourde ou portée sur un plus long cou , et cela était nécessaire , puisqu^il fallait que le ligament cervical trouvât des attaches d'une solidité proportionnée à l'effort qu il avait à supporter.

Dans l'Unau, Brady^us didactylus <, qui possède vingt-trois vertèbres dorsales, ce qui, pour le rappeler en passant, le met, sous le rapport du nombre, à la tête des quadrupèdes , les apophyses transverses de ces os sont fort courtes , et leurs &cettes, pour les tubérosités des.câtes, regardent presque directement en dehors.

Dans l'Hippopotame , dont la troisième vertèbre dorsale est représentée réduite à un huitième de ses dimensions naturelles , dans notre planche xxv ( fig. i3 et 14)9. les apophyses épineuses sont longues, comprimées et couchées en arrière. Elles augmentent jusqu'à la troisième, et vont ensuite en diminuant jusqu'à la neuvième, passé laquelle elles deviennent courtes , coupées carrément et à peu près égales en '' hauteur.

Dans les Tatous , les apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales sont beaucoup plus longues que les suivantes. Les apophyses articulaires antérieures des cinq dernières portent y au lieu de tubérosités , de véritables épines dirigées obli-

" On croit vulgairement que, dans ces deux animaux, les apophyses soutiennent les bosses^ mab c'est one opinion erronée , car celles-ci ne sont composées que de graisse.

( "7 ) quement de coté et un peu en avant et en haut , et aussi longues que les véritables apophyses épineuses.

On trouve une disposition analogue dans TOryctérope , et même dans les Fourmiliers , où cependant ces apophyses ont moins d'étendue évidemment.

Les quatre premières vertèbres dorsales de rOrnithorhynque , ont , en-dessous , de petites crêtes qu'on n'observe point chez l'Echidné. Les apophyses épineuses de toutes les vertèbres de la région sont peu saillantes en général , chez ces deux animaux. Dans le Phoque à ventre blanc, au contraire, elles sont fort relevées, tandis qu'elles restent médiocres et couchée* dans l'Otarie , le Phoque vulgaire , et le Lamantin d'Amérique, et qu'elles sont presque effacées dads le Phoque à capuchon. Dans le Lamantin d'Amérique, où Ton compte seize vertèbres dorsales , on observe, à la face ventrale de leur corps et à partir de la sixième , une petite crête aiguë. Chez le Dugong , les apophyses épineuses dorsales sont rangées à peu près en ligne droite (pi. xviii, fig. i, u, u, u). Dans les Dauphins, elles sont médiocres, mais droites et moindres que celles des vertèbres lombaires , qui donnent attache aux énormes muscles de la queue. Chez eux , encore , comme dans les cétacés en général , on observe d'abord des apophyses articulaires à la base des apophyses transverses du dos ; mais , vers la neuvième vertèbre , elles se reportent à la base des apophyses épineuses du câté de la tête , en formant une espèce de coulisse dans laquelle est reçue l'apophyse épineuse qui précède \ dans les six premières , ces apophyses sont unies l'une à l'autre par des faces horizontales , dont l'antérieure est en dessus \ à la sixième , elles commencent à devenir obliques, et à la septième , elles sont presque verticales, l'antérieure en dedans ; à commencer de la quatrième , les apophyses transverses sont surmontées d'une petite pointe à leur bord antérieur, laquelle, à la septième , se confond avec les apophyses articulaires antérieures ; à dater de la huitième , il n'y a plus que ces pointes pour toute apophyse articulaire , celles d'une vertèbre embrassant le bas de l'apophyse épineuse de la vertèbre précédente.

Dans les Cachalots , les vertèbres dorsales ont des apophyses transverses courtes et des apophyses articulaires antérieures tournées en dedans et embrassant les postérieures qui regardent en dehors. Leurs apophyses épineuses, peu élevées, sont larges d'arrière en avant. Enfin , les deux dernières ne sont attachées aux côtes que par l'extrémité de leurs apophyses transverses simplement , et non au moyen d'une &cette articulaire pratiquée sur leur corps.

Quant aux Baleines , les apophyses transverses de leurs premières vertèbres dorsales se portent en avant et sont aussi longues et aussi fortes qu'à la dernière des cervicales (pi. XXV bis, fig. i3). Elles commencent à grossir et à se raccourcir à la quatrième , prennent ensuite une direction plus transversale , et s'élargissent par le

( "8 ) bout , jusques et compris la dixième , puis s'alongent à partir de la onzième. Dans le Rorqual y les apophyses trausverses vont en s alongeant jusqu'aux lombes , et se dilatent au bout comme chez la grande Baleine franche ; les épineuses , d'abord comprimées , puis plus larges sur le milieu du dos, constituent une série assez égale.

Vertèbres lombaires.

Dans les Quadrumane^ , les vertèbres lombaires ont des apophyses épineuses et transverses un peu dirigées vers la tête , disposition encore bien plus marquée dans les Chats et dans les Chiens , et généralement dans tous les carnassiers. Chez oeux««i comme chez les Singes , au reste , il existe au coté extérieur de chaque apophyse articulaire postérieure , une pointe dirigée en arrière , en sorte que Tapophyse articulaire antérieure de la vertèbre suivante est ainsi prise entre deux proéminences, ce qui en gène beaucoup le mouvement.

Chez les Rongeurs , cette pointe existe également , mais elle est plus courte \ eUe manque dans tous les autres genres des mammifères.

La grandeur des apophyses transverses des vertèbres de cette région est un signe de la force des lombes ; le Bœuf, le Cheval , le Marsouin , peuvent être ici cités en exemples.

Dans THippopotame , les apophyses transverses des vertèbres des lombes sont trèsgrandes , très-larges , un peu dirigées en avant et pointues. La dernière ( pL xxv, fig. 1 5 et 1 5 ' ) que , d'après le dessin du professeur Cuvier, nous représentons réduite à un huitième de son volume naturel , a son apophyse transverse antérieure articulée par une &cette avec lavant-dernière ; son corps est , d'ailleurs , déprimé , et son apophyse transverse postérieure , très-large , à sa base , s'articute par de grandes facettes avec la base du sacrum. Les autres ont le corps à peu près plane.

Dans les Cachalots ( pi. xxv bis , fig. i ) , les apophyses épineuses sont hautes , obliques et plus larges à leur sommet qu'à leur base. Comme chez les Dauphins, les apophyses articulaires montent graduellement à leur bord antérieur. A dater de la quatrième , le dessous de leur corps est fortement caréné.

b. Dans les Oiseaux.

Le nombre des Vertèbres qui composent les diverses régions de l'épine est aussi irrégulièrement variable dans les animaux de cette classe que dans les Mammifères dont nous venons de nous occuper.

En général , le cou des Oiseaux est alongé , de manière à permettre de toucher le sol du bec à ces animaux, qui manquent des organes ordinaires de la préhension ; mais il a la mobilité nécessaire pour se reployer en arrière dans la station tranquille. Il a, par conséquent, beaucoup de vertèbres. Au contraire, la région dorsale de la colonne vertébrale , qui sert d'appui aux ailes ^ est , par cela même , absolument immobile. Les vertèbres du cou et de la queue sont donc les seules portions de cette tige osseuse qui exercent quelques mouvemens.

F^ertèbres cervicales.

Leur assemblage constitue une partie très-variable par sa longueur dans les diverses espèces d'oiseaux. Le cou, chez ces animaux, en effet, est d'autant plus long que les pieds sont plus élevés , excepté dans certains oiseaux nageurs , où il est beaucoup plus long encore*, aussi ceux-ci ont-ils la faculté de chercher leur nourriture au-dessous de la surface des eaux sur lesquelles ils flottent.

Les Corps de ces vertèbres s'articulent, non point par des facettes planes, qui ne permettraient qu'un mouvement obscur, mais par des portions de cylindre qui donnent lieu à une flexion très-grande.

Les trois , quatre ou cinq vertèbres supérieures de la région cer\'icale , ne peuvent se fléchir qu'en avant , et les autres ne le peuvent qu'en arrière , ce qui doune^ au cou des Oiseaux , la forme de la lettre S , et ce qui , selon la remarque du professeur G. Cuvier , leur permet de le raccourcir ou de l'alonger en rendant plus convexes ou plus droits les deux arcs qui composent la courbure dont il vient d'être question (pi. xviii, B ).

La face antérieure du corps des vertèbres cervicales moyennes, est surmontée de deux crêtes qui forment un demi-canal.

Les Apophyses articulaires des vertèbres supérieures regardent en haut et en bas ; les autres sont tournées en avant et en arrière.

( lao ) Les Apophyses transverses sont remplacées par un bourrelet placé à la partie supérieure de chaque vertèbre et dont Fextrémité antérieure se prolonge en un stylet qui descend parallèlement au corps tle la vertèbre à laquelle il appartient et qui est beaucoup plus grêle dans certains oiseaux que dans d'autres. Dans la plupart des Gallinacés , la Perdrix rouge ( Tetrao rufus ) , en particulier, et surtout le Casoar de la Nouvelle-Hollande ( Casuarius Novœ Hollandiœ, Lath. ) , dont nous avons figuré le squelette ( pi. xviii ) , le stylet dont il s'agit est long , conique , pointu et détaché entièrement du reste de Tos , dont il se rapproche davantage dans FÉpervier {Falco nisus , Linnseus) et dans la PiCf oiseaux chez lesquels ^ d'ailleurs, il paraît plus court et plus obtus proportionnément.

Dans la région cervicale^ les vertèbres supérieures et inférieures ont seules des Apophyses épineuses marquées \ mais elles en ont également en avant comme en arrière. Les intermédiaires offrent, en arrière, un tubercule souvent fourchu ou seulement deux lignes âpres lorsqu'elles sont alongées , disposition indispensable pour la réception des tendons des muscles nombreux auxquels sont dus les mouve** mens si compliqués du cou des Oiseaux.

En général , sans être fixé d'une manière uniforme , le nombre des vertèbres cervicales est bien plus considérable chez ceux-ci que dans les Mammifères , où il est presque constamment de sept^ comme nous l'avons vu. Il se balance habituellement entre neuf et vingt-trois. Il nous suffira 4e citer, à cet égard, les ei^emples suivans.

Dans l'Aigle commun {Falco fùlvus)^ dans le Vautour fauve et dans le Grand- Duc , parmi les oiseaux de l'ordre des Bapaces , on compte treize vertèbres cer-^ vicales, et il s'en trouve autant dans la Corneille ( Corvus corone, Linn. ) et dans la Pie ( Pica vulgarts , Cuvier ) ^ qui appartiennent à la division des Passereaux , de même que dans le Pigeon ( Co/bm^a pàlumbus , Linn.) et le Faisan (Phasianus colchicus) , qu'il îaMt ranger dans celle des Gallinacés ^ et que dans le Couiiis (Numenius arcuatus, Cuv. ) et le Râle (Rallus aquaticus) réclamés par celle des Échassiers.

Mais beaucoup d'oiseaux ont une plus grande quantité de vertèbres dans la région de l'épine que nous examinons *, d'autres , au contraire , en ont moins.

Ainsi, le Balbuzard (Falco haUœtuSy Linn. ) , parmi les Bapaces; le Paon (Pavo cristatus , Linn. ) , parmi les Gallinacés; l'Avocette ( Recwvirostra avocetta, Linn.), le Vanneau ( Tringa vanellus , Linn. ) et le Jacana ( Parra jacana , Linnaeus) , pai^mi les Échassiers , ainsi que l'Hirondelle de mer (Stema hirundoy Linn. ), le Pétrel, le Canard (Anas boschas) et le Grèbe huppé {Colymbus cristatus, Gmel. ), parmi les Palmipèdes , en possèdent quatorze.

On en compte quinze dans le Dindon (Meleagris gallo-pavo), le Hocco (Crq^

alector, Linn. ) et le Casoar de Java qui appartiennent à Tordre des Gallinacés, de même que dans le Pluvier ( Charadrius phn^iaUs, Linn..) et la Foulque (FuUca atra)j qui sont des Échassiers, de même encore que dans TOie (usinas anser), la Macreuse {Anas nigra) et le Harle ( Mergus merganser)^ qui sont des Palmipèdes. H y en a seize dans le Cormoran et dans le Tadorne {Anas tadomîa, Linn. ) , aussi de ce dernier ordre.

Il en existe dix-huit dans rAutruche , le Flammant , le Héron , la Bécasse et la Bemache (Anas erythropus, Linn. ) , oiseaux qui doivent être rangés dans les ordres des Gallinacés , des Échassiers et des Palmipèdes.

La Cigogne, la Grue, de Tordre des Échassiers, le Casoar de la Nouvelle-Hollande ( pi. XVIII , B) , selon M. P. J. Isaac de Frémery', et le Cygne , qui est classé dans la division des Palmipèdes, en ont chacun dix-neuf.

D'autre part, TÉpervier, la BxxseÇFalco buteo , Linn.), et la Chouette (Strix Mtbda, Gmel. )^ parmi les Rapaces; le Merle (Turdus merula, Linn.), TEngoule- ▼ent ( Caprimulgus europœus ) et le Chardonneret ( Fringïlla cardueUs , Linnaeus ) , parmi les Passereaux ; le Perroquet ( Psittacus erythacus ) , parmi les Grimpeurs, en présentent onze seulement. Le Geai (Gamdus glandarius), le Colibri ( Trochilus pella ) , la Huppe ( Upupa epops) et le Martin-pêcheur (Akedo ispiia)j qui sont des passereaux, en ont une de plus qu'eux , tandis que le Tangara ( Tanagra talao ), le Gros-Bec (Loxia coccothraustes ) et le Bouvreuil ( Loxia pyrrfaila), de la même division , n'en offirent que dix, et que le Moineau (Fringilla do» mestica)^ enfin, n'en a que neuf.

Parmi les Échassiers , les Gallinacés et les Palmipèdes, il n'est point, que je sache , d'espèce qui ait moins de treize vertèbres au cou.

En résumé , le Moineau est , de tous les oiseaux examinés jusqu'à ce jour , celui qui possède le moins de vertèbres cervicales , et le Cygne est celui chez lequel on en rencontre le plus grand nombre. Remarquons aussi que, très- généralement , ce nombre est moindre dans les Rapaces , les Passereaux et les Grimpeurs^ que dans les Échassiers et les Palmipèdes.

Dans tous les Oiseaux , TAtlas a la figure d'un petit anneau et ne s'articule avec la tête que par une seule Êicette , dont la forme correspond exactement à celle du condyle unique de TOccipital. Cette facette est pratiquée sur la partie antérieure de la vertèbre , qui est constamment un peu plus épaisse que la postérieure.

' Spécimen too/ogicum , sistens Observationes prasertim osteologkas , de Casuario ^ovœ Ifoiland/a , Trajecti ad Rhenum, 1819, in-8<>. — Nous remarquerons ici, comme une particularité assez notable, qae, dans le Casoar de Java , nous n^avons compté que quinze vertèbres cervicales , nombre indiqué également par le baron Cayier.

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