PLANCHE 45. — RATE DE L'HOMME
GROSSISSEMENT DE 30 DIAMÈTRES (en surface, 900 fois; à trois dimensions, 27,000 fois).
Champ du microscope, représentant les vésicules spléniques avec les cloisons ou les espaces intervésiculaires qui les séparent. Comme ce grossissement est, pour une même surface , deux fois et demie plus considérable en diamètre que celui employé pour la rate du veau (pl. 2, fig. 2), et que, pourtant, il y a trois fois plus de vésicules en vue, cette différence montre dans quel rapport la vesicule splénique de l’homme avec les organules qu’elle renferme, est plus petite que la pareille vésicule dans la rate du veau.
Injection résineuse. La surface uniforme montre partout les mêmes détails. Les vésicules, de grandeur inégale , sont séparées par les cloisons dans lesquelles sont logés les vaisseaux et les chapelets des glandules lymphatiques, réunies par leurs cordons de même substance. Chaque vésicule est subdivisée de nouveau en locules par les saillies en relief des vaisseaux de ses parois, artérioles et veinules , aux extrémités desquelles appendent en grappes, les corpuscules vasculaires flottans.
À, B, C, D,E,F, G,H. Cloisons intervésiculaires. A partir de ces points divers de la circonférence, onles suit tournant à l’entour des vésicules sur la figure. Partout on voit l’intrication des vaisseaux sanguins avec les glandes lymphatiques et leurs cordons de liaison. Au point D pénètre une artère etau point E une veine des cloisons. D’autres se présentent également sur divers points et montrent leurs orifices coupés plus ou moins obliquement, suivant le plan dans lequel elles sont dirigées. On suit également avec évidence leurs subdivisions en rameaux, lant dans les glandes lymphatiques que sur les parois des vésicules , où leurs saillies en forme de croissant ou de lames de faux , sous la membrane vésiculaire, partagent les grandes cavités en loges et en locules.
1. Grande vésicule , où le mode de subdivision de la cavité principale est le plus facile à comprendre. Au fond de deux loges se voient les orifices qui établissent la communication des vésicules entre elles. D’autres orifices semblables, plus ou moins vastes ou étroits, se voient sur le fond de plusieurs autres vésicules.
K. Orifice veineux d'absorption dans l’intérieur d’une vésicule. D’autres se présentent épars dans les vésicules voisines. }
L. Exemple d’une artériole qui traverse la cavité d’une vésicule pour s’y répandre en grappes corpusculaires sur la paroi opposée. ; è
M. Exemple de la saillie, sous la membrane vésiculaire , formée par deux glandes lymphatiques des cloisons, réunies par leurs cordons de liaison. Ce même fait se retrouve également partout.
N. Glande lymphatique d’une vésicule profonde, vue au travers d’un orifice de communication de la vésicule , située en premier plan. On voit à la surface de celte glande les vaisseaux lymphatiques qui proviennent de la membrane des parois.
GROSSISSEMENT DE 4 DIAMÈTRES (en surface, 16 fois; à trois dimensions , 64 fois).
Fragment de rate de veau où les branches terminales des vaisseaux sont mises à découvert au voisinage de la circonférence de l’organe.
Ce fragment montre la terminaison des artères et des veines spléniques en artérioles et en veinules des cloisons intervésiculaires.
Injection résineuse. À. Branche artérielle splénique d’un volume très faible relalivement à celui de la veine qu’elle accompagne , et vue en transparence au travers des parois de cette dernière dont elle suit les divisions principales.
B. Branche veineuse splénique, insufflée comme les vésicules. Dans la branche principale, avant sa bifurcation , la surface est lisse, et seulement percée par les orifices des veinules latérales et intervésiculaires. Après la bifurcation, les veines , devenues terminales ou périphériques, sont elles-mêmes divisées en vésicules par les saillies en relief des petits vaisseaux. De tous côtés, elles fournissent des veinules intervésiculaires ou s'ouvrent dans les vésicules voisines. A leur extrémité, les veines terminales s’abouchent dans les vésicules périphériques.