GROSSISSEMENT DE 12 DIAMÈTRES
Champ du microscope, représentant les vésicules spléniques, avec les cloisons ou les espaces intervésiculaires qui les séparent.
Injection aqueuse. Le seul aspect de cette figure, à 12 diamètres de grossissement, témoigne de la simplicité relative de détails de la rate du veau comparée à celle de l’homme, puisque la vésicule B, par exemple, quoique si peu complexe, si elle était grossie de 12 à 30 diamètres, suffirait pour couvrir toute la surface de la fig. 1, de la rate humaine (pl. 1).
Le dessin montre trois vésicules principales , À, B, C, avec les cloisons qui les séparent et dans lesquelles sont renfermées des extrémités de vésicules. A la circonférence se montrent des segmens d’autres vésicules, D, E, F, G, etc., qui faisaient suite sur la surface du fragment dessiné de la rate. Les trois
O. Grande vésicule centrale dont les parois sont entièrement recouvertes de vaisseaux lymphatiques qui vont se jeter dans les glandes des parois. A la partie supérieure on voit aussi naître de ces glandes les rameaux lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux pour gagner la scissure de la rate. Sur la paroi d’une vésicule plus profonde , vue au travers d’un orifice de celle de premier plan, se dessinent également les lymphatiques avec les corpuscules vasculaires floitans dont ils procèdent. Ces lymphaticules si nombreux dont nous avons laissé cette vésicule tapissée, comme un exemple de ce qui existe partout, sont figurés dans leur volume réel pour ce grossissement. Ils se “pe Le oi à nous par deux sortes d’injections : la gélatine et la résine
e copal.
GROSSISSEMENT DE 125 DIAMÈTRES (en surfuce, 15,625 fois; à trois dimensions , 1,953,125 foës).
FIGURE 2. Capillaires sanguins et corpuseules, sans vaisseaux ni glandes lymphatiques. Portion de surface d’une locule vésiculaire de moins d’un millimètre d’étendue . Une artériole (a) et trois veinules (b) arrivent au contour sur le champ de la figure, recouvert en partie par les corpuscules clair-semés qui appendent en grappes, dans la cavité, aux extrémités des capillaires artériels et veineux. Les corpuscules vasculaires flottans s’y présentent sous deux aspects qui diffèrent suivant l’espèce d'injection. Dans les uns, le noyau corpusculaire se montre à nu (c, c); dans les autres, il est environné par ses aigreltes rayonnées (d, d). Le fond de la membrane vésiculaire, constitue le champ granulo-capillaire (e, e, e).
FIGURE 3. Glandes et vaisseaux lymphatiques avec les corpuscules, mais sans capillaires sanguins. Portion de surface d’une locule vésiculaire d’un millimètre de largeur. Au contour se montre une petite cloison où se voient à nu des glandes lymphatiques (A, A), unies par un cordon de même substance et recouvertes de leurs vaisseaux soit afférens, soit efférens. Elles sont côtoyées par une artériole (a) et une veinule (b). Le bord coupé de la membrane vésiculaire (d, d) indique la séparation de la cloison avec la cavité. Au milieu, la vésicule est divisée par la saillie d’une veinule pariétale (c), qui supporte les grands rameaux lymphatiques du champ vésiculaire. Sous la membrane se dessinent, en relief, deux autres glandes lymphatiques (B, B) dont on voit les vaisseaux afférens et efférens. Toute la surface est recouverte par les réseaux de lympbhaticules qui procèdent du champ granulo-capillaire ou de la membrane elle-même, et des corpuscules vasculaires flottans, en saillie dans la cavité comme pour la figure précédente. Les corpuscules d’où naissent 2, 3 ou 4 rameaux lymphatiques , sont représentés les uns nus (e, e), les autres revêtus de leurs aigrettes rayonnées (f, f).