LA TRACHÉE ET SUR LE LARYNX
Figure i. Trachéotomie, par incisions successives. La tète de l’enfant est maintenue par les deux mains d’un aide, dd ; elle est légèrement renversée en arrière. La peau et les muscles sont écartés par des crochets mousses, c. La trachée est bien mise à nu. Le chirurgien place l’index gauche b, dans l’angle inférieur de la plaie, et fait glisser le bistouri a, sur l’ongle de ce doigt, de manière à être sûr de ne pas blesser <le tronc brachio-céphalique. Ici, les deux crochets mousses sont placés sous la gaine trachéale, ils entraînent sur les côtés et compriment tous les vaisseaux contre la peau, comme le conseillait Malgaigne.
Figure h. Pince dilatatrice olivaire, de Guersant.
Figure iii. Pince dilatatrice à pression continue.
Figure iv. Dilatateur à ressort, de Maslieurat-Lagémard.
Figure v. Ténaculum double, fixateur et dilatateur de Langenbeck.
Figure vi. Pince dilatatrice à trois branches, de Laborde, vue ouverte et vue fermée.
Figure vu. Trachéotome de M. Maisonneuve avec le dilatateur ajouté par M. Mathieu, demi-grandeur, a, lame pointue et concave ; b, dilatateur qu’on écarte en appuyant le pouce sur la bascule c.
Figure viu. Instrument de MM. Luër et Garin. 11 fait la ponction par la pointe a, l’incision par la partie tranchante b, et la dilatation de la plaie quand on presse en d, sur les deux moitiés qui s’entre-croisent en c.
Figure ix. Trachéotome dilatateur de M. Marc Sée. Plus compliqué que les précédents, il se compose d’une tige recourbée terminée en pointe d, pour la ponction ; d’une seconde branche f, juxtaposée à la précédente et formant avec elle une gaine dans laquelle est placée une lame e. Quand l’instrument est entré dans la trachée, on fait saillir la lame en appuyant sur le levier a; le bouton b limite le degré d’ouverture de la lame. L’incision faite, on ouvre la branche f, au moyen du levier l; on laisse rentrer la lame et on place la canule.
Figure x. Trachéotomie par le procédé de M. Chassaignac. Fixation du cartilage cricoïde et implantation du ténaculum. a, saillie du thyroïde ; b, indicateur gauche, dont l’ongle appuie sur le bord inférieur du cricoïde ; c, ténaculum à convexité cannelée.
Figure xi. Procédé de M. Chassaignac. Ponction de la trachée, a, ténaculum, dans la cannelure duquel glisse la lame aiguë d du bistouri b; c, lame à extrémité mousse peur compléter l’ouverture de la trachée.
Figure xii. Même procédé. Introduction du dilatateur, qui suit la cannelure du ténaculum.
Figure xiii. Pince à extraire les fausses membranes à travers la canule. Une seule branche est mobile. Robert et Colin.
Figure xiv. Pince pour l’extraction directe des fausses membranes, et pour dilater la trachée au-dessous de l’incision.
Figure xv. Pinces de M. Valéry-Meunier ; elles peuvent s’introduire par la canule, pour extraire les fausses membranes.
Figure xvi. Canule double, à grande plaque, pour bien protéger la plaie. Modèle Guersant.
Figure xvii. Canule double à courbure trachéale, vue de trois-quarts. Modèle Charriere.
Figure xviii. Canule dilatatrice de M. Lémat. La crémaillère permet d’écarter les deux moitiés parallèlement.
Figure xix. Canule à .soupape limitée, de M. Broca. Elle est percée d’une ouverture sur sa convexité, en o; un clapet a s’ouvre graduellement à l’aide de la vis c. On peut arriver ainsi à fermer, peu à peu, l’ouverture externe de la canule, et à s’assurer du passage de l’air par le larynx. Mathieu.
Figure xx. Canule dilatatrice de M. Demarquay. Elle a quatre branches, entre lesquelles on peut introduire les mandrins gradués c, b, a, pour dilater les rétrécissements de la trachée. Robert et Colin.
Figure xxi. Canule double à points d’arrêt, de Follin. On l’introduit fermée, comme on le voit en a, et on la pousse jusqu’à ce que la plaque c rencontre la peau. Un mouvement de rotation porte en haut la coudure d’une des canules, comme on le voit en b , et l’on a ainsi dans la trachée deux points d’arrêt.
Figure xxii. Canule à trois clapets, de M. Krishaber. Elle permet de parler, d’éviter le contact des mucosités avec la peau, et de rendre indépendants l’un de l’autre le courant d’air inspiré et le courant expiré, a, tube de la canule ; bc, tube transversal à trois orifices ; un médian, dans l’axe de la canule, et deux terminaux. Au point a on adapte un tube de caoutchouc, qui est conduit sous les vêtements, jusque dans la poche de l’opéré. Quand il veut parler, il pince le tube en caoutchouc, et l’air traverse le larynx; il inspire alors par les deux orifices latéraux.
Figure, xxiii. Canule de Luër. La plaque b et le tube cd sont mobiles l’un sur l’autre, pour suivre les mouvements du cou. Une ouverture y laisse passer l’air par le larynx. Une boule d’aluminium, a, fait soupape et permet de parler. Cette canule est faite pour les rétrécissements de la trachée.
Figure xxiv. Scarificateur du larynx. Mandl. Redressé, il peut servir pour la trachée. L’olive a présente quatre fentes, par chacune desquelles on peut faire sortir à volonté la lame c, à l’aide d’un mécanisme contenu dans le manche de l’instrument.
Figure xxv. Porte-éponge pour retirer les crachats qui obstruent la canule ou la trachée, et pour instiller des liquides par l’ouverture faite à la trachée.
Figure xxvi. Doigtier protecteur, de Loiseau, pour empêcher le doigt d’ètre mordu pendant qu’il maintient l’épiglotte relevée.
Suppléments à la Médecine opératoire Kg. V. Fig. XXVI.