‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 104 sur 407 · H LEGS · texte numérisé non relu

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trémité correspondante de la portion osseuse. Dans l'intervalle compris entre son sommet et sa base, cette lame contracte une adhérence très intime avec le rocher, d’une part, et le bord postérieur de la grande aile du sphénoïde, de l’autre.

La portion fibreuse complète le demi-canal qui forme la portion cartilagineuse; elle occupe, par conséquent, la partie inférieure de la paroi externede la trompe. Une muqueuse très intimement adhérente recouvre le conduit.

Oreille interne ou labyrinthe.

L’oreille interne, placée dans la profondeur du rocher, nous offre à examiner, une portion osseuse protectrice, une portion membraneuse, essentiellement destinée à la perception.

Le labyrinthe osseux présente trois compartimens principaux, disposés sur un plan parallèle à la caisse du tympan : le vestibule qui répond à la partie moyenne de la caisse; les canaux dericirculaires qui répondent à la partie postérieure et supérieure; et le Zmaçon situé à la partie antérieure et inférieure.

Vestibule. On trouve vers son sommet un conduit osseux, l’agueduc. Cette cavité se moule sur les deux vésicules membraneuses. On y remarque une crête et des loges destinées à ces dernières.

Les trois canaux semi-circulaires et le limaçon ont été décrits avec le vestibule et le conduit auditif externe dans lostéologie. Nous passons au labyrinthe membraneux.

Labyrinthe membraneux.

Le labyrinthe membraneux est un ensemble de parties molles, minces, transparentes, sur lesquelles s’épanouit le nerf acoustique, et constitue, par conséquent, la partie essentielle de l’appareil auditif. Dans le vestibule, ces lames ont la forme de deux vésicules; dans les canaux, ce sont des tubes; dans le limaçon, c’est un long ruban, qui court de la base au sommet des deux rampes. Autour de toutes ces lames, si diversement configurées, on trouve un liquide qui les sépare des parois osseuses, et dans la cavité que circonscrivent quelques-unes d’entre elles, un autre liquide qui soutient leurs parois.

V’estibule membraneux. Des deux vésicules qui le constituent, l’inférieure et petite se nomme saccule, quoique de forme sphérique; la supérieure, ovoïde, a été désignée par le nom d’utricule.

Le saccule occupe la partie déclive du vestibule; il répond à la fossette hémisphérique à laquelle il est fixé par le nerf sacculaire ; en dehors, à la paroi externe du vestibule, dont il est séparé par le liquide du labyrinthe’ osseux ; en haut, à l’utricule dont il semble former une dépendance ; en bas, à l’orifice vestibulaire du limaçon qu’il surmonte.

L'utricule occupe la moitié supérieure du vestibule; lutricule est en rapport avec la fossette semi-ovoide; en dehors avec les canaux semi-circulaires membraneux, qui viennent s'ouvrir dans sa cavité, et dont elle représente le confluent. Ces deux vésicules communiquent-elles entre elles? La question est en-

core controversée. Dans ces deux vésicules se rencontrent les

poussière et pierres auditives.

Tubes demi-circulaires membraneux. Us reproduisent la conformation des canaux osseux. De même que les premiers, ils sont trois, l’un postérieur, l’autre supérieur, l’autre horizontal ; comme eux ils ont des extrémités ampullaires et non ampullaires; ils s'ouvrent par cinq orifices dans le vestibule, le tube demi-circulaire supérieur se réunissant au postérieur par l'extrémité non ampullaire, pour former un tube commun. Chaque ampoule communique avec l’utricule par une de ses extrémités, et avec le tube par l'extrémité opposée. L'extrémité non ampullaire des trois tubes membraneux s'ouvre dans l’utricule par deux orifices : l’un, commun aux tubes supérieur et postérieur, est arrondi; l’autre, qui dépend du tube externe, est arrondi aussi et précédé d’une dilatation.

Limaçon membraneux. La portion molle de la lame spirale du limaçon se compose, ainsi que nous l’avons vu, de deux bandelettes ou zones, dont l’une se continue avec la zone osseuse ou nucléenne, tandis que l’autre adhère à la paroi externe de la lame des contours.

La zone moyenne se continue par son bord concave avec la lame spirale osseuse, et son bord convexe avec la zone périphérique.

La face postérieure ou tympanique est unie et située sur le même plan que la face correspondante de la zone osseuse.

La face antérieure est surmontée d’une saillie.

La zone périphérique constitue la partie la plus externe et la plus transparente de la lame spirale. Son bord concave se continue avec le bord convexe de la zone moyenne.

Liquide du labyrinthe osseux ou périlymphe; ilentoure detoute part le labyrinthe membraneux. Le périoste qui tapisse les cavités labyrinthiques, paraît étre la source dont il émane. Il tient en suspension la partie la plus délicate de l’organe de l’ouïe, et transmet à ces parties les vibrations sonores qui lui arrivent, soit par la chaîne des osselets, soit par la fenêtre ronde, soit par les parois du crâne.

DES SENS

Le liquide du labyrinthe membraneux a été confondu longtemps avec le précédent; il ressemble beaucoup au précédent.

Le liquide de Valsalva a pour usage d’ébranler les ampoules membraneuses du sens de l’ouie, lorsque la base de l’étrier s’enfonce dans la cavité vestibulaire. Le liquide de Scarpa ou endolymphe, concourt à la transmission des sons, comme le précédent, et soutient les parois des cavités membraneuses sur lesquelles s’épanouit le nerf.

Ces nerfs, en pénétrant dans le conduit auditif, se contournent et prennent la forme d’une lame décrivant deux tours ; ils s’isolent en deux branches, dont l’une pénètre dans le vestibule, et l’autre dans la lame spirale du limaçon. ( Voir Werf acoustique. )

Les artères et les veines sont assez nombreuses. Quatre. branches artérielles :

Une branche pour les canaux demi-circulaires; une autre pour l’aqueduc du vestibule ; une troisième est logée dans l’aqueduc du limaçon ; la quatrième se dirige dans les cavités du labyrinthe.

Les veines suivent le trajet des artères.

Les ondes sonores sont transmises de l’oreille externe qui les a recueillies au tympan qu'elles ébranlent; l’air de la caisse et les osselets ébranlés à leur tour, font vibrer le liquide du labyrinthe dans lequel baigne le nerf acoustique.

Müller a démontré, d’ailleurs, que les osselets, appuyés d’une part sur la membrane du tympan, de l’autre sur l’eau du labyrinthe, au moyen de la fenêtre ovale, donnait une intensité notable aux ondes qui passaient de l’air dans l’eau.

Le tympan, augmenté et diminué dans sa capacité, suivant la tension ou le relâchement de sa membrane, est très apte à subir les modifications les plus délicates qu’impriment les ondulations de l’air.

Toutes les impressions auditives ne passent pas par le conduit auditif externe, mais ce sont celles-là qui sont les plus nettes.

TABLE DES MATIÈRES

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