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Les muscles extrinsèques sont: 1° l'auriculaire supérieur allant à la convexité de la fossette de l’anthélix; 2° l’auriculaire ou les auriculaires postérieurs se fixant à la partie moyenne de la convexité de la conque; 3° l’auriculaire antérieur s’insère à l’aponévrose du temporal, d’une part, à l’apophyse de l’hélix et au bord antérieur de la conque, de l’autre; ce muscle est un
peu oblique.
Les muscles éntrinsèques appartiennent, un seul excepté, à la face antérieure du pavillon.
Le grand muscle de l’hélix est placé au devant de la partie ascendante de l’hélix fixé à son apophyse, en bas, et s’attache à la peau supérieurement.
En se contractant, il attire en bas la peau, et augmente la gouttière. Le petit muscle de l’hélix s'attache à la peau qui recouvre le coude d’origine de ce cartilage.
Le muscle du éragus tient médiatement à la glande parotide en avant.
En se contractant, il redresse un peu la courbure du tragus et dilate la partie antérieure. Quelquefois ce muscle a un faisceau accessoire.
Le muscle de l’antitragus ressemble au précédent. D’après M. Sappey, ce muscle s’insère à la languette de l’hélix; d’autre part, à la convexité de l’anthélix. En se contractant, il modifie la courbure générale de la conque ou de l’hélix.
Le muscle transverse est postérieur ou interne ; il occupe le sillon qui sépare la convexité de l’hélix de la convexité de la conque. Ses fibres sont parallèles et transversales. Il rapproche l’hélix de la conque, et modifie ainsi la courbure des saillies du pavillon.
La peau du pavillon est plus unie et plus douce, blanche et rosée. Sa minceur permet souvent d’y suivre les vaisseaux, lorsqu’ils ont été injectés. Elle adhère au cartilage auriculaire par sa face profonde, et en reproduit les saillies et les dépressions.
Les poils et le duvet ÿ sont très développés. Les glandes sébacées et pileuses y sont développées comme sur le nez.
Les nerfs viennent de l’auriculo-temporal ; de la branche auriculaire du plexus cervical; du nerf sous-occipital ;
Les artères, de la temporale superficielle, de l’auriculaire postérieure.
Les veines antérieures vont dans la jugulaire externe; les postérieures vont dans la portion mastoïdienne du temporal, et s'ouvrent dans le sinus latéral correspondant.
Les lymphatiques, d’après les recherches de M. Sappey, sont extraordinairement développées dans cet organe; mais leur ténuité est extrême. On peut aussi les diviser en antérieures et postérieures, d’après leur situation.
Conduit auditif externe, fibreux, — cartilagineux, — osseux.
Le conduit auditif externe, ouvert à l'extérieur, et terminé en cul-de-sac intérieurement , s'étend du fond de la conque jusqu’à la membrane du tympan. On ne peut avoir une bonne idée de sa direction qu’en le moulant. Dans son court trajet, ce conduit s’infléchit deux fois sur son axe: il se porte d’abord en avant, puis, se réfléchissant brusquement, il se porte en arrière et en
haut; dans sa partie moyenne, il se tord sur son axe, s'incline en avant et en bas.
Dans sa première portion, ou externe, il est aplati d’avant en arriére;
Dans la portion moyenne, il est presque cylindrique. La portion interne est aplatie de haut en bas; la portion externe forme un coude à concavité inférieure, en se continuant avec la moyenne.
L'extrémité externe du conduit communique avec la cavité de la conque; l’interne est formée par la membrane du tympan.
L’orifice qui fait communiquer le conduit auditif externe avec la conque est une ellipse à grand diamètre vertical. Le bord postérieur est formé par une crête saillante; l’antérieur, par le tragus.
La membrane qui ferme l'extrémité interne du conduit auditif n’est pas seulement inclinée de haut en bas et de dehors en dedans, de manière à donner moinsde longueur à la paroi supérieure, et plus à l’inférieure. Elle est tournée en outre, un peu
en avant.
Le cartilage qui entre dans la composition du conduit auditif représente une sorte de gouttière transversalement dirigée. Sa face supérieure est concave, et regarde en haut et en arrière. La face inférieure, convexe, répond , en avant et en bas, à la glande parotide, en arrière à la base de l’apophyse mastoiïde.
Le bord antérieur est rectiligne. Le bord postérieur est inégalement découpé et moins élevé. L’extrémité externe décrit une courbe. Elle est formée en avant par le tragus, et se continue en arrière avec le cartilage du pavillon. L’extrémité interne se prolonge sous forme d’une saillie, jusqu'à la base de l’apophyse styloïde. On trouve sur ce cartilage deux ou plusieurs incisures, qui se partagent en demi-anneaux réunis par du tissu fibreux.
La portion fibreuse occupe la partie supérieure et postérieure du conduit auditif, et complète le demi-canal, formé par le cartilage auquel elle se fixe par ses bords. Par ses extrémités interne et externe, elle s'attache au conduit auditif osseux et au
pavillon.
Portion osseuse. Située entre la racine postérieure de l’apophyse zygomatique qui la limite en haut, les apophyses mastoïde et styloïde qui la limitent en arrière, et l'articulation temporomaxillaire qui la borne en avant.
La paroi inférieure libre et mince décrit une courbure transversale très prononcée, dont la convexité se dirige en haut; le sommet de cette convexité dérobe à notre vue le tympan.
La portion osseuse ne forme que la moitié du conduit auditif externe.
Chez le fœtus et l’enfant nouveau-né, la portion osseuse du conduit auditif n'existe pas encore; elle est représentée par un anneau, dans lequel s’insère le tympan, et que l’on nomme le cercle tympanal.
La peau qui tapisse le conduit auditif adhère très fortement à la portion fibreuse et cartilagineuse; elle va en s’épaississant, depuis le pavillon jusqu’à la portion osseuse. A partir de là, elle s'amincit graduellement jusqu'au tympan. — La moitié externe du conduit offre des follicules pileux et sébacés, des glandes cérumineuses. La moitié interne en est dépourvue.
Les artères du conduit viennent de l’auriculaire postérieure
ORGANE DES SENS
et des parotidiennes. La sensibilité de cette peau s'explique par la présence de filets d’origine très variée: le maxillaire inférieur, le pneumo-gastrique, le plexus cervical, y envoient de petites branches.
Oreille moyenne.
L'oreille moyenne est une excavation remplie d’air mise en vibration par une membrane transmettant les ondes sonores au labyrinthe.
Par sa partie antérieure, cette excavation se prolonge jusque dans l’arrière-cavité des fosses nasales ; par sa partie postérieure, elle s'étend dans toute l’épaisseur de la portion mastoïdienne du temporal.
M. Sappey considère l'oreille moyenne comme un diverticulum, étendu de la partie la plus élevée des voies respiratoires, vers le sens de l’audition.
Le diverticule naît en arrière de la paroi externe des fosses nasales, se porte obliquement en dehors eten arriére, s’engage dans l'angle rentrant qui sépare la portion écailieuse de la portion poreuse du temporal, passe entre l’oreille externe et interne, contourne ensuite la partie supérieure de la base du rocher, et se termine en se fragmentant en petits espaces cellulaires. Dans ce trajet, il se dilate et se resserre deux fois.
La première partie du diverticule, qui s'étend de l’arrière-cavité des fosses nasales à l’angle rentrant du temporal, porte le nom de trompe d’Eustachi.
La dilatation qui succède à ce conduit a été comparée, par Fallope, à une caisse militaire, d’où la dénomination de caisse du tympan, sous laquelle elle est encore connue.
Le second rétrécissement est un simple orifice de communication.
Le second renflement, cloisonné dans tous les sens, n’est qu'une agglomération de cellules, que leur situation a fait dénommer cellules mastoidiennes.
Caisse du tympan. C'est un cylindre à base très rapprochée. Ces deux bases sont des surfaces courbes se regardant par leur convexité.Ce serait, par conséquent, plutôt unelentille biconcave. L’axe est incliné. Il a 2 millimètres d’étendue, distance de séparation des deux centres: sur la circonférence, cette distance est de 3 à 5 millimètres.
La circonférence de la caisse du tympan se rapproche du plan médian, en bas et en avant, et plus du plan externe, en haut et en arriére.
Cette caisse n’est pas située directement en dedans du conduit externe, mais en dedans, en haut et en arrière. Elle n'est pas en dehors du labyrinthe, mais en dehors et en avant. Les trois oreilles, externe, moyenne et interne, ne sont donc pas situées sur une ligne transversale, mais sur une ligne oblique, de dehors en dedans, et d'avant en arrière, ligne qui irait aboutir à l’origine des nerfs auditifs dont elle représente exactement la direction.
Dans la caisse du tympan, nous allons examiner: les parois, la circonférence, la chaîne d'osselets qui s’étend de la paroi externe à l’interne, leurs ligamens et muscles, une membrane très délicate, dépendance des voies respiratoires.
La paroi externe de la caisse du tympan est constituée en bas eten avant, par uue lame osseuse qui représente un croissant ;
SENS DE L’OUIE
le reste de son étendue est rempli par la membrane du tympan.
La partie osseuse ne forme qu'une faible partie de la paroi externe. Elle est plus large, d’ailleurs, en bas et en avant. Ses deux extrémités se perdent sur la partie supérieure du conduit auditif externe. Son bord supérieur est creusé d’une gouttiére qui contribue à former le cadre du tympan.
Le plancher de la cavité du tympan est situé au-dessous du plancher du conduit auditif externe; la différence des niveaux des deux planchers est mesurée par la hauteur de cette lame osseuse.
La membrane du tympan est une cloïson mince, blanche, élastique, séparant l'oreille externe de la moyenne. Elle est placée obliquement de haut en bas, de dehors en dedans et d’arrière en avant. Ainsi, elle forme, avec la voûte et la paroi postérieure du conduit, un angle obtus, tandis qu’elle se réunit au plancher et à la paroi antérieure sous un angle aigu.
L'observation a démontré que toutes choses égales d’ailleurs, la perfection du sens de l’ouie dans les oiseaux et les mammiféres est en raison directe de l'étendue et de l'obliquité de la membrane du tympan.
La forme de cette membrane est circulaire à trés peu de chose près; sa circonférence est reçue dans une rainure de même forme.
La face externe de la membrane du tympan est concave chez l’homme et les mammifères, convexe, au contraire, dans les oiseaux. On y trouve un peu au-dessus de sa partie moyenne une petite dépression, due à l’adhérence de la membrane avec le manche du marteau, et vers sa partie supérieure etantérieure, une saillie correspondant à l’apophyse externe de l’os. Sur cette face, on aperçoit par transparence le manche du marteau qui descend de sa circonférence vers son centre, à la manière d’un rayon. Au niveau de la saillie apophysaire, Rivinus avait cru voir un orifice établissant une communication entre la cavité de la caisse et le conduit auditif externe. Valsalva ; qui a décrit toutes les parties des sens de l’ouie avec une grande précision, a eu des doutes ; mais l’imperforation est incontestable.
La face interne ou convexe de cette membrane correspond, par sa partie centrale, c’est-à-dire par le sommet de sa convexité, à une saillie osseuse qui constitue l’origine du limacon, et qui porte le nom de promontoire.
L'intervalle qui la sépare de cette saillie varie selon l’âge, selon les individus, et surtout selon l’état de tension ou de relàchement qu’elle présente. Chez l’enfant, cet intervalle est plus grand, par suite du peu de saillie du promontoire.
Chez l'adulte, où le limaçon est plus développé et plus saillant, il diminue un peu. Suivant que la membrane du tympan se tend ou se relâche, c’est-à-dire suivant que sa face interne devient plus ou moins convexe, il se réduit ou il augmente d’un millimètre.
Le tympan est en rapport en dedans : 1° avec la corde du tympan, qui répond à l'union de son quart supérieur avec ses trois quarts inférieurs ; 2° avec le marteau qui semble lui être appliqué.
Le cadre osseux dans lequel est reçue la membrane du tympan, est soudé à l'ensemble chez l'adulte, maïs libre chez le fœtus.
Les traces de cette soudure sont une fine rainure, dans laquelle la membrane est engagée. Mais comme elle n’existe pas
supérieurement, le tympan semble se continuer avec la mem-
brane propre du conduit.
L’anneau est de consistance fibro-cartilagineuse, et d’une épaisseur triple de celle de la membrane.
Trois couches concourent à la formation de cette membrane; la plus importante est la moyenne ou fibreuse.
Les artères de la membrane du tympan émanent de plusieurs sources.
L’artère stylo-mastoïdienne envoie un ramuscule, qui est satellite de la corde du tympan, jusqu'au manche du marteau. Il s’y divise en deux ramuscules plus petits, lesquels descendent, l’un en arrière, l'autre en avant de ce manche, jusqu’à son extrémité, et se partagent en un pinceau de ramifications à direction rayonnante. Des ramuscules plus grêles partent du rameau tympanique de la maxillaire interne.
Les nerfs de la membrane viennent du rameau auriculaire du pneumo-sastrique et du rameau de Jacobson.
La membrane du tympan transmet à l'air de la caisse et aux osselets les vibrations qui lui arrivent du dehors ; elle protége les parties profondes du sens de l’ouie.
Paroi interne de la caisse du tympan. Cette surface très inégale présente, en son entier, une saillie nommée promontotre ; au-dessus de celui-ci, l’orifice allongé conduisant au vestibule, c’est la fenétre ovale; au-dessous de cette éminence, la fenétre ronde allant au limaçon, ouverture plus petite que la précédente; en dehors et au-dessus, une autre saillie, la pyramide, saillie allongée qui loge le tendon du muscle de l’étrier; en dedans de la fenêtre ovale, une saillie qui loge le muscle externe du marteau.
Le promontoire qui occupe une grande partie de la paroi interne se rencontre avec le sommet de la pyramide, qui lui est unie, à l’aide d’un filet osseux. Les sillons que l’on remarque à sa base logent les ramifications du nerf de Jacobson; ils se dirigent vers les différentes ouvertures voisines. La fenétre vestibulaire est limitée en bas, par cette saillie, en haut, par une saillie de l’aqueduc de Fallope; elle a à sa face antérieure, le relief du bec de cuiller, logeant le muscle interne du marteau ; à sa face postérieure, le relief de la pyramide, logeant le muscle de l’étrier.
La base de l’étrier bouche cet orifice en se moulant sur son
contour.
La fenétre ronde, creusée dans la base du promontoire, est bouchée par une membrane qui rappelle tout à fait le tympan.
La pyramide est creusée d’un canal, cheminant parallelement à l’aqueduc de Fallope, avec lequel il communique deux fois. Ces deux pertuis donnent passage aux nerfs et vaisseaux du muscle de l’étrier. Le conduit pyramidal s'ouvre au devant du trou stylo-mastoïdien.
Le conduit qui renferme le muscle interne du marteau commence dans l'angle rentrant du temporal ; il se dirige en arrière, en dehors et en haut, vers l’extrémité antérieure de là fenêtre ovale, où il se soude, pour se porter transversalement en dehors.
La portion oblique est située en avant, au-dessus de la portion osseuse de la trompe d’Eustache; de là résulte que, vus par l’angle rentrant du temporal, le conduit du muscle interne du marteau et cette portion osseuse de la trompe représentent le canon d’un fusil double à conduits inégaux.
La portion transversale sert de poulie de réflexion au tendon
du muscle interne du marteau (Sappey).
Circonférence de la caisse du tympan. La partie supérieure est une lame osseuse qui sépare la cavité du tympan de la cavité du crâne. i#
La partie inférieure sépare la caisse du tympan du golfe de la veine jugulaire.
La partie postérieure offre l’orifice de pénétration de la corde du tympan, placée en dehors de la pyramide, en dedans de la rainure qui encadre la membrane du tympan.
En avant, on observe la scissure de Glaser avec l’apophyse grêle du marteau et son tendon; l’orifice de sortie de la corde du tympan, l’orifice de la trompe d’Eustache (7. Ostéologie.)
Osselets. Marteau. Enclume. Os lenticulaire. Étrier.
Marteau. Appliqué sur la face interne de la paroi externe du tympan, la tête s’articule avec l’enclume. Du col part en avant l’apophyse grêle de Raw qui s'engage dans la scissure de Glaser, et donne insertion au muscle antérieur du marteau.
Le manche forme un angle saillant en avant, qui repousse un peu en dehors la membrane du tympan; on nomme cet angle apophyse courte; elle donne insertion au muscle externe du
marteau.
L’enclume s’articule, d’une part, avec la tête du marteau ; d’autre part, avec l'os lenticulaire ; celui-ci s'articule à son tour avec l’étrier, tandis que la branche inférieure de l’enclume s'articule avec l'os lenticulaire; la supérieure s'engage dans l’orifice de communication des cellules mastoïdiennes.
Les ligamens des osselets sont au nombre de quatre extrinsèques: deux appartiennent au marteau, un à l’enclume et un à l’étrier.
Le ligament supérieur du marteau s'étend de la partie la plus élevée de la cavité du tympan à la tête du marteau ; l’externe se porte de la partie supérieure et postérieure de la membrane, vers la partie supérieure du manche du marteau. Fixé en haut par son ligament supérieur, en bas par la membrane du tympan qui est comme un ligament inférieur, en dehors par son ligament externe, en avant par son apophyse grêle qui appuie sur la scissure de Glaser, en arrière par l’enclume, qui arc-boute ellemême contre une saillie osseuse, le marteau ne peut basculer que du dehors en dedans et de dedans en dehors, d’où le relàchement et la tension alternatifs de la membrane. Le ligament de la branche supérieure de l’enclume est remarquable par sa forme rayonnée. Le ligament qui unit la base de l’étrier au pourtour de la fenêtre ovale se compose de fibres irrégulièrement étendues de l’une à l’autre.
Les ligamens des os entre eux ont tous la forme capsulaire.
Muscles. Tandis que M. Sappey ne décrit que trois muscles des osselets, M. Hirschfeld en décrit quatre. Voici quels sont ces muscles :
Muscle externe du marteau. Il s’insère sur la paroi supérieure du conduit auditif externe, au-dessus de la peau, se porte en dedans, s’engage entre la membrane du tympan et son cadre, se termine sur l’apophyse du manche du marteau. Il tire en dehors le manche du marteau, et relâche la membrane du tympan.
ORGANE DES SENS
Muscle interne. Le plus volumineux des muscles des osselets ; il naït de la portion rugueuse de la face inférieure du rocher et de la partie externe et supérieure du cartilage de la trompe; il s'engage de là dans le canal décrit, se réfléchit en bec de cuiller, se fixe au côté interne du manche du marteau, au-dessous de l’apophyse antérieure.
Il tire en dedans le manche du marteau et tend la membrane du tympan, enfonce l'étrier dans la cavité du vestibule.
Le #zuscle antérieur, très grêle, prend naissance sur l’épine du sphénoïde, pénètre dans la fissure de Glaser, et se termine au sommet de l’apophyse de Raw. En tirant le marteau en avant et en dehors, il allonge la chaine des osselets, et relâche la membrane du tympan.
Le muscle de l'étrier naît de son conduit propre, sort de la pyramide, s'insère au col de l’étrier. En entrainant en arrière le col de l’étrier, il fait rentrer l'extrémité postérieure de la base de cet os dans la fenêtre ovale, tandis que l'extrémité antérieure se porte en dehors.
Ce mouvement entraine en arrière la branche inférieure de l’enclume; de là un double mouvement de bascule: 1° un mouvement de bascule de la base de l’étrier, qui s'enfonce dans le vestibule, par sa partie postérieure, et qui se relève par sa partie antérieure ; 2° un mouvement de bascule de la base de l’enclume, qui s'incline en bas, en dedans et en avant, en poussant dans le même sens, la tête du marteau, dont le manche se porte en sens contraire; d’où résulte que l’action de ce muscle a pour résultat un ébranlement du liquide labyrinthique et un relâchement de la membrane du tympan.
La muqueuse se réfléchit sur toutes les surfaces de la cavité, tympan, osselets, muscles. Elle pénètre dans les cellules mastoïdiennes, et se continue par la trompe d’Eustache, avec la muqueuse nasale.
Les cellules mastoïidiennes ont été décrites ailleurs. (7. Ostéologie.)
Trompe d'Eustache. C’est le canal de communication entre le pharynx et la caisse du tympan. Elle se compose de deux portions, l’une osseuse, l’autre cartilagineuse. La première commence à la paroi antérieure de la caisse, descend obliquement de dehors en dedans, entre le canal du tenseur du tympan, situé au-dessus d’elle, et le canal carotidien situé au dessous ; elle se rétrécit peu à peu dans son trajet, et se termine en face de la scissure deGlaser. Là commence la portion cartilagineuse qui continue de suivre la marche oblique de la précédente, arrive, par dessus la fosse ptérygoidienne, à l’apophyse ptérygoïde, s’applique sur elle dans une petite fosse particulière, se dilate peu à peu, et s'ouvre vis-à-vis l’orifice postérieur des fosses nasales, sur la lame interne de l’apophyse ptérygoïde, et dans la portion céphalique du pharynx.
La trompe d’Eustache a donc une ouverture tympanique et une ouverture pharyngienne, dont la première répond à l’extrémité osseuse, et l’autre à l’extrémité cartilagineuse.
Chaque portion a la forme d’un cône aplati; la base de l’orifice tympanique est tournée vers le tympan, et celle de l’orifice pharyngien vers le pharynx. Toutes deux s’adossent
SENS DE LA VUE
par leurs sommets. La lumière du canal n’est pas circulaire, mais aplatie.
Les deux cônes ont une longueur très inégale; celui qui est tympanique par sa base a de 10 à 12 millimètres ; celui à base pharyngienne a de 24 à 28 millimètres. La longueur totale du conduit guttural varie, par conséquent, de 34 à 42 millimetres. Sa forme aplatie explique la prédominance du diamètre vertical qui, au niveau de l’orifice tympanique, est de 5 millimètres environ. L’axe du cône guttural n’est pas situé exactement sur le prolongement de l’axe du cône tympanique. Ces deux cônes sont obliques en bas et en avant, mais l’obliquité du premier étant plus prononcée, il en résulte un angle dont l'ouverture regarde en bas.
On distingue à la trompe deux faces, l’une antéro-externe, l’autre postéro-interne (Sappey).
La face antéro-externe répond : 1° dans son tiers postérieur, à la scissure de Glaser; 2° dans ses deux tiers antérieurs, au péristaphylin externe, auquel elle fournit des insertions, et qui la sépare du ptérygoïdien interne; 3° au bord postérieur de l'aile interne de l’apophyse ptérygoïde, bord qui se trouve ordinairement légèrement échancré dans sa moitié supérieure, comme pour s'adapter à la saillie de la trompe.
La face postéro-interne se trouve en rapport: 1° en arriere, avec la portion horizontale du canal carotidien qu’elle croise à angle aigu ; 2° avec le péristaphylin interne ; 5°avec Ja muqueuse
du pharynx.
Les bords ont l'aspect de gouttière. Le supérieur correspond au conduit du muscle interne du marteau, à la ligne de jonction du bord postérieur de la grande aile du sphénoïde avec le sommet du rocher, et à la base de l’apophyse ptérygoïde. L’inférieur occupe l’interstice des muscles péristaphylins externe et interne.
L'orifice externe où tympanique inégal et évasé est situé à la partie antérieure et supérieure de la caisse du tympan, nous avons vu déjà sa situation.
L'orifice interne, guttural, pavillon de la trompe, est beaucoup plus évasé que l’orifice précédent, dont il diffère d’ailleurs par sa forme ovalaire et sa dilatabilité. Cet orifice déborde un peu l'aile interne de l’apophyse ptérygoïde ; situé au niveau du bord supérieur du cornet inférieur, à 3 millim, du sillon qui limite en arrière, la paroi externe des fosses nasales, à 12 millimètres au-dessous de la voûte du pharynx, à 8 millimètres au-dessus du voile du palais.
L'ouverture postérieure des fosses nasales mesure l'intervalle qui sépare les deux orifices gutturaux des fosses nasales.
La portion osseuse s'étend depuis la caisse du tympan jusqu'à l’épine du sphénoïde, et constitue le cône tympanique.
La portion cartilagineuse est une lame triangulaire repliée en gouttière. La concavité de cette gouttière regarde en bas et en dehors. — Son bord antérieur est beaucoup moins étroit que le postérieur. Sa base, légèrement échancrée, repose sur l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde, sur laquelle elle est fixée par des faisceaux fibreux très résistans. Son sommet s'attache à l’ex-