DE LA PIE-MÈRE
MnyeyË oAod'ecrepa aprnotodecreoa, (GAL.); PIA S. MOLLIS MÂTER (Arabes); TE- NUIS MEMBRANA (VÉSALE); TUNICA $. MENYNX VASCULOSA, S. TUNICA CEREBRI ET MEDULLÆ SPINALIS (Nonnulli); MENYNX EXTERIOR (SOEAM- MERRING).
Couche profonde et la troisième des membranes d’enveloppe des centres nerveux encéphalo-rachidiens, la pie-mère fine, mince et transparente ne se compose en elle-même que d’un léger réseau cellulaire séreux pour lencéphale, fibro-celluleux pour la moelle, qui sert de trame et de support aux nombreuses ramifications des capillaires sanguins de la substance nerveuse. En raison de la différence de texture de la pie-mère dans ses deux portions, on la distingue en rachidienne et cränienne.
PIE-MÈRE RACHIDIENNE.
* Appelée par quelques auteurs la membrane propre de la moelle, la pie-mère rachidienne comme l'indique plus précisé-
(1) Mémoires à l’Institut : 1° Sur l'extrémité céphalique du grand sympathique (7 avril 1845); 2° Sur les nerfs des membranes séreuses; 1° Sur l’intervention du système nerveux splanchnique dans les nerfs cérébro-spineux.
ment le nom de Vévrilème de la moelle que lui a donné M. Cruveilhier, constitue une gaine fibro - vasculaire immédiatement appliquée sur la substance nerveuse, et dans laquelle prédomine l'élément fibro-cellulaire, tandis que c’est l'élément vasculaire qui domine dans la pie-mère cränienne. Dense et résistante , quoique mince, transparente , d’un aspect vitreux et nacré, cette membrane parfois est d’un gris jaunâtre chez le vieillard, est fréquemment parsemée à tout âge, surtout à la région cervicale, de points noirs ou de petites taches grisâtres, plus communes chez certains animaux que chez l’homme, qui ne sont que le résultat du dépôt accidentel d’un piment coloré, suivant M. Ollivier (d'Angers), sans corrélation avec aucun état pathologique.