‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 32 sur 407 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS SUR LES FONCTIONS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS SUR LES FONCTIONS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Nous nous bornerons aux points qui ressortent de tout ce qui précède. L'étude physiologique du cerveau nous permettra d’embrasser dans son ensemble le rôle de l'axe cérébro-spinal.

Nous avons vu la moelle comme un agent manifeste de la sensibilité et du mouvement.

Cette action a été localisée de telle sorte que les racines et faisceaux antéro-latéraux transmettraient le mouvement, et les racines et faisceaux postérieurs le sentiment.

Ainsi, si les propriétés sont nettement tranchées dans les racines, on ne peut pas admettre la même distinction dans les faisceaux. Les preuves expérimentales ne sont pas suffisantes.

Tous les expérimentateurs sont d'accord sur ce fait sans réplique qu’en coupant les racines antérieures on détruit le mouvement, et en détruisant les racines postérieures on abolit le

sentiment.

Mais cependant de la sensibilité existe dans la racine exté-

rieure.

Et M. Bernard a montré que c’est après l'avoir reçue ellemême de la moelle, que la racine postérieure transmet la sensibilité récurrente à la racine antérieure.

Il fallait, pour trouver et comprendre la source de la sensibilité récurrente, connaître la propriété essentielle de chaque racine.

Tel est l’état de la science sur ce point particulier de l’histoire de la moelle. Il reste encore place, ainsi qu'on le voit, pour des investigations ultérieures.

Il est un point litigieux , pour certaines personnes , à savoir, si les impressions sensitives sont transmises directement ou d’une manière croisée.

Voici comment procède M. Brown-Séquard. Après avoir fait, à la hauteur de la dixième et de la onzième vertèbre costale , une section longitudinale, d’un demi ou d’un centimètre, sur la ligne médiane de la moelle épinière, il fait deux sections transversales d’une moitié latérale de cet organe, chacune de ces sections partant des extrémités de la section longitudinale, de manière à retrancher un fragment assez considérable de la moelle.

Les deux cochons d’Inde qui ont subi cette opération , ont conservé presque toute l'énergie des mouvemens volontaires, excepté dans le membre postérieur du côté de la section, lequel possède encore des mouvemens volontaires très faibles. La sensibilité y est conservée, et le membre postérieur du côté opposé en a perdu (Soc. Biologic., février 1851).

M. Brown-Séquard est même arrivé aux conclusions suivantes : La paralysie croisée du sentiment dépend d’un entre-croisement des fibres sensibles de tout le corps dans toute la longueur de la moelle épinière.

Des travaux tout récens porteraient à croire, comme M. Brown l'a lui-même constaté dans certaines de ces expériences, que la différence de sensibilité réside surtout en une hypéresthésie dans le membre correspondant. D'où une simple différence relative entre ce membre et celui du côté opposé.

L'excision opérée n’a-t-elle pas produit ce que nous montre l'anatomie pathologique, à savoir, une hypéresthésie comme suite de certaines lésions de la moelle du côté correspondant ? Un petit nombre de filets ont dû expliquer souvent ce phénomène évident.

Quant à l’entre-croisement en lui-même, comme il doit expliquer des faits qui paraissent devoir être confirmés; que d’ailleurs ce fait ne repose pas sur une démonstration anatomique

on ne peut encore se prononcer.

On avait envisagé la moelle comme un simple intermédiaire entre les nerfs et le cerveau, qui était le foyer unique, comme aussi le centre percepteur de toute sensibilité et de toute motilité.

Ce n’est pas le lieu d'examiner ici ce qu'il y a de spécial dans le grand sympathique. Mais il s’agit de faire ressortir que les causes extérieures , les milieux , influencent les mouvemens, les déterminent par action réflexe. Que la différence entre les excitans, qui servent l'instinct de la conservation, dans la vie dite végétative, et les excitans de la vie de relation, doit s’effacer de plus en plus; mais non pas quant à la nature de ces milieux, excessivement hétérogènes, mais bien quant à l'élément auquel elles s'adressent.

Par conséquent, l'étude physiologique positive de l’homme devra se borner à envisager, d’une part, les milieux, d'autre part, les organes auxquels ils répondent, et le mode de relation de ces deux élémens fondamentaux.

D'où résultera, qu’au lieu de parler de la volonté, de la conscience, dont la nature intime restera à jamais impénétrable, il fant étudier les différens rapports des organes nerveux entre eux et constater les diverses influences qui les excitent.

On ne saura jamais par quel mystérieux rapport les muscles des membres obéissent à ce que l'on nomme la volonté.

On peut dire seulement que; pour d'autres mouvemens, la sensibilité est la condition de la motilité. — Quand la première a disparu, la seconde ne peut qu’à peine s'effectuer.

D'où l’on a conclu que les muscles se contractent par lexcitation sensible transmise à la moelle qui réagit sur l'élément moteur. Ce phénomène est loin d'être expliqué par ces quel-

ques mots. Il y aurait bien des observations à ajouter. Mais lors même que l'explication serait fausse, il suffit de montrer le rapport nécessaire entre les deux ordres de nerfs, et de dire que la sensibilité est l’une des conditions de la motilité.

Du reste, l’action réflexe, l'instinct de la conservation, de Prochaska, porte partout des limites à ce que lon nomme la volonté. Tous les muscles qui sont à la fois volontaires et involontaires, pour les physiologistes, sont volontaires dans une très faible limite. L'empire de la force nécessaire, obligée, calculée, reprend très promptement ses droits.

Un second fait très important , c’est de reconnaître la multiplicité des foyers d'incitation, dont le consensus est la source de l'existence.

Cette multiplicité pour amener l'individu isolé ou collectif à sa fin, exige l'harmonie, la coordination, la subordination relative, et n’est point en opposition avec l’idée que l’on doit avoir du cerveau. Cette impulsion impérative qu'on lui suppose n’est que relative dans le plan de notre organisation. L'harmonie naît d’une action réciproque et d’un accord unanime, entre tous les organes du corps. Pensée que l’on a déjà formulée en disant spéculativement que le cœur et le cerveau sont également la

source de la vie.

(Bn.55:30,97.

Situation. Rapports. Ve cervelet est la partie de l’encéphale qui occupe les fosses occipitales inférieures.

Il est inférieur au cerveau qui en reçoit le pédoncule cérébelleux supérieur. Situé au-dessus du bulbe rachidien, auquel il est uni par les pédoncules cérébelleux inférieurs, il envoie les pédoncules moyens à la protubérance qui lui est antérieure. Séparé incomplétement des organes avec lesquels il est en connexion , par une tente membraneuse dont la grande circonférence s’unit au rebord des fosses occipitales inférieures , il est encaissé dans une cavité propre. Celle-ci est ouverte au niveau de la petite circonférence de la tente.

Poids et volume du cervelet. Ye volume du cervelet de l'homme est le plus considérable de toute l'échelle animale.

Le volume du cerveau est dans le même cas à peu près. Mais on a comparé le volume du cervelet à celui du cerveau, et de cette relation on a essayé de conclure à une règle invariable.

Cette relation malheureusement, une fois établie, a montré le contraire de ce que l’on cherchait à prouver. En comparant ces deux organes dans l’échelle animale, on pensait trouver un rapport inverse entre le développement de l’un et le développement de l’autre.

Et tout cela pour appuyer la doctrine de Gall sur la localisation de l'intelligence dans le cerveau , et de lPamour sexuel dans le cervelet. Cuvier surtout s’est préoccupé de ce rapport inverse. On pensait donc devoir trouver la mesure de l’intelligence d’un individu en établissant une relation entre ces organes. Le cerveau étant le numérateur , le cervelet le dénominateur , plus la fraction était petite, plus l'individu était intelligent d’après le tableau, car plus le cerveau intelligence l'emportait sur

le cervelet instinct sexuel. Ve tableau général de ces rapports a été établi par M. Leuret, après Cuvier et d’autres.

Les singes sont placés sur la même ligne que les Rongeurs; le cheval est au-dessous de la taupe; l’homme, se rangerait modestement à côté du bœuf; le hérisson et Le lièvre marcheraïent en tête de la série.

En comparant les résultats, dit M. Sappey ; oh trouve que le poids moyen du cervelet des Mammifères est à celui de leur cerveau comme 1 : 5,91; dans les oiseaux, ces deux organes sont dans le rapport de 1 : 6,18 : le poids et le volume du cervelet des premiers est plus fort que celui des seconds ; d’où chez ces derniers un cerveau plus fort, et un rang plus élevé dans l’ordre intellectuel.

Sans doute il y a un rapport entre nos fonctions, et dans leur solidarité il y a une corrélation subordonnée, le contraire serait le trouble de toutes les fonctions.

La nature dans laquelle on cherche la subordination, ne peut être comprise qu'en considérant tous ses éléments par la pensée et les groupant dans une même déduction. On ne peut Jamais envisager les choses que dans leurs rapports, surtout quand le but n’est pas spéculatif.

Eh bien! à ce vrai point de vue, les lois de la nature sont la réalisation la plus parfaite de cette subordination. Tous nos éfforts, au fond, tendent à le démontrer. Mais cette subordination ne peut dans aucun domaine, soit individuel, soit collectif, soit physique, soit moral, soit intellectuel, être rigoureuse, c'est-à-dire absolue. D'où sont nées la plupart des erreurs scientifiques si ce n’est de là ?

C’est le cas de Cuvier et de toutes les écoles trop exclusives dans leurs principes.

Chez l'enfant on remarque que le cervelet est très peu en rapport avec le volume du cerveau. Chez la femme, Gall et Cuvier, préoccupés de cette grande idée de la prépondance relative, croyaient avoir trouvé un cervelet plus développé que chez l’homme.

En se plaçant au même point de vue de volume et de poids, M. Parchappe, qui d’ailleurs n’a observé que sur un petit nombre de sujets, a obtenu une moyenne opposée.

Consistance. La substance du cervelet, comparée au cerveau, offre une consistance plus forte dans le centre médullaire, plus faible dans la substance grise.

La substance grise, il est vrai, étant plus vasculaire, s’altère plus facilement , ce qui explique son peu de consistance sur le cadavre.

Sur un animal que l’on sacrifie expérimentalement, la consistance des deux organes, cervelet et cerveau, est à peu près la même.

Conformation extérieure générale. Symétrique, allongé transversalement et aplati de haut en bas, le cervelet a été comparé à un cœur de carte à jouer, dont le sommet antérieur et tronqué correspondrait à la protubérance cérébrale.

Du reste, supérieurement uni, il offre inférieurement deux lobes latéraux distincts, symétriquement sphéroïdes , séparés par un lobe moyen impair.

Chaque lobe latéral ou hémisphère, irrégulièrement ovoïde, à grosse extrémité postérieure, se continue, en avant avec les pédoncules, en dedans et en haut avec celui du côté opposé, par l’intermédiaire du lobe médian, dont il est assez nettement séparé en dedans et en bas. Le lobe médian, indistinct en haut, où il ne se révèle que par une légère éminence, est confondu

et continu dans ce sens avec les deux lobes latéraux; il se montre à peine distinct en arrière et en avant, pour le devenir

complétement en bas.

Le grand diametre du cervelet est transversal. Il a générale-

ment de 10 à 12 centimètres.

Le diamètre antéro-postérieur du lobe moyen est moindre que celui d’un hémisphère. Celui-ci a de 6 à 8 centimètres. Le diamètre vertical, pris dans l’axe médian antéro-postérieur, est également moindre que celui des hémisphères, dont la plus grande épaisseur correspond à la portion la plus interne, et atteint de 3 à 4 centimètres.

D’après ce que nous avons vu de la conformation extérieure, le cervelet offre à étudier une face supérieure, une face inférieure et une circonférence.

Face supérieure. La ligne médiane présente une éminence antéro-postérieure qui va en s’effaçant d'avant en arrière. Cette saillie recouvre les tubercules quadrijumeaux postérieurs, la valvule de Vieussens , et les pédoncules cérébelleux. Elle est constituée par une série de replis, transversaux de forme, d’aspect et d’étendue , très inégaux ; ces replis sont séparés par des sillons médians, transverses, obliques, etc., généralement peu profonds. Ces plis rappellent, par leur aspect plus que par leur irrégularité, les segmens de certains articulés ; ces espèces d’anneaux, qui se perdent dans les parties voisines, ont valu à cette portion le nom de ver (supérieur). Malacarne, le premier, considéra le processus vermiformis superior comme la partie supérieure du lobe médian. La face supérieure des lobes latéraux s'incline d'avant en arrière et de dedans en dehors. Elle est, par la tente du cervelet, en rapport médiat avec les lobes postérieurs du cerveau.

Face inférieure. Elle se moule exactement sur la concavité des fosses occipitales inférieures, dont elle représente tous les accidens. Sa partie moyenne est en rapport avec le bulbe rachidien.

Elle est divisée en deux moitiés latérales, arrondies par un sillon médian qui se dirige suivant le petit diamètre du cervelet, et a reçu le nom de grande scissure médiane du cervelet.

En arricre, les deux lobes sont séparés et libres; c’est là qu'ils communiquent avec la faux du cervelet; en avant, on voit entre eux un large sillon dont le diamètre s’élargit d’avant en arrière, mais se rétrécit un peu derrière les amygdales, après y avoir atteint la plus grande largeur.

De cette disposition résulte un espace losangique, que l’on aperçoit bien en soulevant en avant et en haut le bulbe rachidien. Cet espace est occupé par la face inférieure du lobe médian. Ici s'applique plus rigoureusement l'expression de vermis inferior. Cette partie est en effet constituée par des demi-anneaux très réguliers et très prononcés (au premier aspect elle rappelle même très bien la partie postérieure de certains insectes).

Comme supérieurement ils sont séparés par des sillons qui sont ici très nettement transverses.

Cette éminence présente en arrière une surface arrondie, très obtuse, qui fait saillie dans la grande scissure, et se continue latéralement avec les hémisphères. Les parties latérales du ver inférieur, dirigées un peu d’arrière en avant, se terminent de la même manière. La partie antérieure et latérale antérieure, c’està-dire l’éminence mamillaire et les valvules de Tarin, appartiennent au ventricule où nous les étudierons plus à propos.

Comme on le voit, le lobe médian est cruciforme.

Le cervelet, tant supérieurement qu’inférieurement, est parcouru par des sillons courbes, plus ou moins concentriques et peu réguliers. Ils se coupent quelquefois à angle très aigu.

On peut y distinguer des sillons profonds et superficiels. En haut, ces sillons représentent des courbes semi-circulaires, le plus souvent très brisées au niveau du ver supérieur. En bas comme en haut, les deux hémisphères se trouvent divisés par les sillons profonds en une douzaine de segmens qui pénètrent jusqu’au noyau central.

Supérieurement l’on a distingué surtout le grand sillon de Vicq-d’Azyr, qui, partant de l’extrémité postérieure du ver, se rend à l'extrémité du grand axe du cervelet, et partage le cervelet en un segment semi-lunaire postérieur, et un segment antérieur beaucoup plus étendu et de forme quadrilatère. Toutefois, nous ferons remarquer que les autres sillons pénètrent également jusqu’au noyau central, mais un peu moins profondément.

La face inférieure du cervelet est symétriquement divisée, par les sillons, en lobules extérieurs, qui sont les plus volumineux, et en lobules intérieurs ou centraux. Les sillons les plus périphériques sont représentés dans les deux lobes par des arcs de cercle, à concavité antérieure; les plus centraux ont leur concavité dirigée en dedans et non plus en avant.

Ces lobules, comme nous l’avons dit, sont divisés par des sillons moins profonds, en lames et lamelles. Ces lames sont appliquées les unes contre les autres, médiatement, par l’interposition d’un repli de la dure-mère ; le bord adhérent répond au centre médullaire; le bord libre à la surface externe du cervelet.

Les lamelles semblent établir une continuité entre les différentes parties du cervelet; elles passent dans les sillons d’une lame, et même d’un lobule à l’autre, sans arriver généralement jusqu’à la périphérie.

Au niveau du ver supérieur, les sillons, les lames et lamelles sont brisées dans leur direction, et infléchies tantôt en avant, tantôt en arrière, soit en dedans, soit en dehors.

Les branches latérales du ver inférieur établissent la continuité entre les deux lobes du cervelet, dans la région moyenne et dans la région postérieure; en arrière, les lames s’infléchissent fortement, en dedans et en avant, pour atteindre l’extrémité postérieure du ver inférieur situé sur un plan plus antérieur.

Plusieurs des segmens de la face inférieure ont été étudiés d’une manière spéciale.

Les lobules qui avoisinent le bulbe crânien ont reçu le nom d’amygdales ou lobules tonsillaires. Placés immédiatement en dehors et un peu au-dessous du bulbe crânien, ils se dirigent obliquement d'avant en arrière et de dedans en dehors.

La face interne concave se moule sur les corps restiformes, et contribue à la formation de l'échancrure médiane. Le côté externe est profondément séparé du lobule voisin. Le côté externe et postérieur, convexe, offre une dépression notable. Cet étranglement sépare du reste la partie plus saillante et renflée des lobules qui s'engage dans le trou occipital. L’extrémité antérieure, plus petite et arrondie, appartientau quatrième ventricule.

Les deux segmens qui constituent symétriquement les lobules vagues , forment comme le noyau central de la face inférieure du cervelet. Ils sont fixés au ver inférieur par deux pédoncules blancs, dirigés obliquement d’avant en arrière et en dehors, et se rendent dans les prolongemens latéraux de celui-ci.

Sur le bord inférieur des pédoncules cérébelleux moyens on remarque une petite touffe qui est antérieure et un peu supérieure au pneumo-gastrique ; un peu inférieure au nerf auditif : c’est le lobule du nerf vague.

Le bord supérieur est limité de chaque côté par un segment régulier. Ce segment est remarquable parce que c’est lui qui, à la face inférieure, donne antérieurement, au cervelet, la forme du cœur. Partant de l'extrémité de l’axe du grand diamètre, il se dirige d’arrière en avant, de dehors en dedans, se termine devant le bord antérieur du pédoncule moyen. Sa forme est elliptique et très allongée. Par le milieu de sa face interne, il correspond au lobule du nerf vague. La protubérance est comme enclavée entre les deux lobules, le plus souvent très symétriques, dans les deux lobes cérébelleux.

Le lobe, très distinct du cervelet en dedans, se continue sans interruption, en dehors, avec sa face supérieure, dont il n’est

qu'une expansion.

Circonférence. La circonférence du cervelet a une forme assez heureusement comparée à celle d’un cœur de carte à jouer; mais son sommet est tronqué et échancré, ainsi que la base. Ces échancrures sont la continuation de la grande scissure médiane qui constitue : en avant, 1° l’échancrure cérébelleuse antérieure ; et en arrière, 2° l’échancrure cérébelleuse postérieure.

A la première répond le pont de Varole, point d’émergence des pédoncules cérébelleux & supérieurs, qui unissent le cervelet au cerveau, des pédoncules cérébelleux à moyens qui l’unissent à la protubérance elle-même ; et des pédoncules cérébelleux c inférieurs, qui font communiquer le cervelet et la moelle.

Ces pédoncules, au nombre de six, trois de chaque côté, peuvent, ainsi que nous le verrons, être envisagés comme émergeant du pont de Varole, ou convergeant vers lui.

Les supérieurs ont encore été nommés processus cerebelli ad testes, ils se rendent en apparence aux tubercules quadrijumeaux; on les a nommés encore processus cerebelli ad cerebrum, terme qui exprime plus complétement leur aboutissant; les moyens, processus cerebelli ad pontem Varoli; ils constituent, si l’on veut, le pont de Varole, et méritent mieux ce nom que celui de cuisses de la moelle allongée. Les inférieurs se rendent au bulbe rachidien, et constituent les corps restiformes , faces latérales et postérieures du bulbe; d’où processus cerebelli ad medulam.

L’échancrure postérieure est quadrilatère ; ses bords, arrondis et convexes en dehors, répondent à la faux du cervelet et à la crête occipitale interne. On y remarque le ver postérieur, qui unit les faces supérieures et inférièures du lobe médian.

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