MEMBRANE DERMIQUE
D, D, etc. Plan de section de l’épithélium. On voit qu’il forme à la surface de la membrane tégumentaire, une couche uniforme et continue, qui on-
dule avec les contours et revêt également les papilles et les sillons interpapillaires.
E. Section de la couche vesiculo-vasculaire dite le corps mugueux de Malpighi. Son épaisseur, double et quadruple de celle de l’épithélium, est de moilié moindre à la surface des papilles de ce qu’elle se présente à la surface du derme dans les sillons interpapillaires. Tout le corps muqueux est vuici injecté par des vaisseaux d’une très grande finesse.
F. Section du derme. Son épaisseur, dans l’homme, triple environ de celle du corps muqueux, est encore relativement bien plus considérable chez les ruminans et les solipèdes (Voy. t. v, pl. 15 ter). Sur la figure le derme montre sa structure fibreuse. Les fibres sont de deux sortes, verticales et horizontales. On voit que cette couche, traversée verticalement par des vaisseaux capillaires qui se rendent de la membrane papillaire dans le corps muqueux, loge aussi des vaisseaux horizontaux. Ces vaisseaux, qui ne s’injectent bien que par les veines, paraissent effectivement des sinus veineux d’anastomose qui forment d’abondans réseaux dans le corps
fibreux. Ils sont superposés en plusieurs étages de réseaux. Il résulte de cette disposition que le derme, qui a perdu sa cohésion par la coction, se divise facilement par déchirure en feuillets superposés. Chacune de ces surfaces d'arrachement est formée par un réseau de ces petits sinus veineux, faciles à voir sur les pièces injectées.
CORPS PAPILLAIRE.
G. Plan déclive de la membrane papillaire entre son plan de section et la base ou la racine des papilles.
H. Plan de sertion montrant l'épaisseur de cette membrane. Sur ces deux surfaces sc voient les détails suivans.
a, a. Bandelettes nerveuses nées de la membrane papillaire et qui forment les racines des cylindres des papilles (F, g, papil. €, A, B).
La membrane papillaire est formée par une trame de ces bandes nerveuses unies entre elles par une sorte d’agglntination continue de leurs bords, de manière qu’elles sont à-la-fois distinctes dans leurs trajets et accolées les unes avec les autres. Entre ces bandes circulent les vaisseaux.
Deux sortes de détails, marqués a, sont vus sur les plans G, H. Les bandelettes radiculaires de la papille B sont figurées lisses et dans leur état le plus simple, comme elles se présentent à plat sur des pièces macérées long-temps et non injectées.
Les bandelettes de la papille C, vues à l’état frais et à demi injectées, sont hérissées de pelites éminences papilloïdes.
b. Mode de jonction ou de coalescence des bandelettes radiculaires des deux papilles voisines À et B.
c. Bandelettes radiculaires de la papille A, remplies par une injection irès pénétrante qui forme un réseau autour de leurs petites éminences papilloïdes.
d. Aspect, sur le plan de section, des entrecroisemens que les bandelettes nerveuses forment dans l'épaisseur de la membrane papillaire.
e. Ramifications des vaisseaux entre les bandelettes.
f, f. (Papille C.) Cylindres papillaires vus à découvert. On reconnait déjà qu'ils sont formés eux-mêmes par un faisceau d’élémens plus petits ou d’aiguilles papillaires (Voy. fig. 2).
g, g. (Papilles À, B). Cylindres papillaires recouverts par leurs réseaux capillaires.
I, K, L. Plan de section : I, de la couche adipeuse; K, de l’aponévrose sus-linguale; L, des fibres verticales du génio-glosse.
M, M, M. Petites papilles. J'ai réservé en dernier ces petites papilles qui sont un élément nouveau, ayant conservé des doutes sur leur existence ailleurs qu’à la partie moyenne de la langue, et sur leur longueur réelle là où il s’en trouve. Elles sont partout en nombre immense chez le veau (Voy. la planche précédente 87, et 1. v. pl. 15 ter), et à ce qu'il n’a paru de longueur inégale, renfermées dans le dermne, là où il est le plus épais, et faisant saillie à sa surface en arrière où il devient très mince. Chez l’homme elles
nes’offrent pas partout, et se présentent d'autant plus nombreuses qu’il existe plus d'espace entre les grandes papilles. On ne les voit bien qu’à l’état d’injection et en transparence au travers de la membrane dermique. Après l'arrachement de cette membrane ou sur une coupe comme celle de cette figure, elles s’affaissent et cessent d’être reconnaissables. Celles-ci ont été dessinées d’après plusieurs décalques à la chambre claire en étant vues d’en haut. Comme elles ne m’ont jamais paru faire saillie à la surface de l’épithélium, dans tes sillons des grandes papilles, que leurs. trous manquent aussi à la surface du derme, tandis que leurs canaux se voient très bien à la face inférieure, et qu'enfin leurs dimensions sont très petites, j’en ai conclu qu’elles restent encastrées dans l'épaisseur du derme.