‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 361 sur 407 · VAISSEAUX ET NERFS · texte numérisé non relu

VAISSEAUX ET NERFS

Ils viennent de la masse musculaire de la langue, et traversent l’aponévrose pour venir se distribuer dans la couche adipeuse et la membrane papillaire.

N. Artériole principale.

O. Veinule principale.

h, h. Artérioles secondaires. — i, i. Veinules secondaires. Ce sont elles qui se ramifient et courent d’une papille à l’autre dans la couche adipeuse et la membrane papillaire (Voy. PI. 87).

k, 1, k, l. Artérioles et veinules principales qui forment les troncs ascendans des papilles.

m, n, m, n. Branches secondaires des artérioles et des veinules des papilles. Elles montent , en général , entre les cylindres papillaires (f, g) et s’insinuent de l’un à l’autre dans leurs écartemens.

0, 0. Anastomoses que forment les branches secondaires autour des cylindres et de la papille elle-même.

Cest de ces vaisseaux ( m, n, 0,0) que procèdent les réseaux intermédiaires qui enveloppent les cylindres papillaires (g, 8, pap- A etB).

p, p. Vaisseaux capillaires nés du grand réseau de la membrane papillaire et qui traversent le derme pour fournir au réseau beaucoup plus fin du corps muqueux ou vésiculo-vasculaire. On voit de ces vaisseaux dans le derme sur toutes les surfaces entre les papilles. Leur direction est coupée en travers par celle des canaux veineux horizontaux que jai indiqués ci-dessus (F).

q, q. Capillaires fournis au réseau du corps muqueux par les vaisseaux des papilles.

P,P,P,P,P. Nervules émanés du nerf lingual et qui traversent l’aponéyrose pour se jeter dans la membrane papillaire. On sait que, dans l’épaisseur de la masse musculaire les filets du lingual ont déjà formé de nombreux plexus anastomotiques avec ceux de l’hypoglosse et avec les plexus splanchniques des arlères linguales (Voy.t. v, pl. 15 bis).

La figure montre ces nerfs se fondant avec les bandelettes dans la mem-

brane papillaire.

EXTRÉMITÉ DE LUN DES CYLINDRES PAPILLAIRES (Voy f, g. ; papilles, À, B, C, fig. r).

Grossissement de 400 diamètres. — En surface

Je ne donne que sous toutes réserves cette figure, faite à un grossissement énorme et trop considérable pour qu’on puisse être certain de ce que l’on voit.

Ce dessin a été fait d’après une papille conique du veau. Chez l’homme on voit bien que le cylindre papillaire paraît formé par un faisceau d’aiguilles de même nature; mais la papille elle-même est trop molle étant humide, ou se déforme et se réduit trop étant sèche, pour que ses élémens conservent une forme. Chez le veau , au contraire, la papille en séchant conserve très bien sa forme dans sa corne épithéliale, et les moindres détails s’y voient très bien en transparence, au travers de l’épithélium, sous le microscope. Bien injectée par voie de double décomposition avec du bleu de Prusse, elle nous a paru donner les détails consignés sur celte figure.

n. Artériole secondaire interpapillaire (V. fig. 1).

g, g. Capillaires intermédiaires, les mêmes qne sur les papilles de la fig. 1.

r, r. Aiguilles papillaires revêtues d’un lacis vasculaire infiniment petit à direction longitudinale.

s, s. Aiguilles prises sur des papilles non injectées. À une grande lumière, projetée par le miroir, mais surtout à l’aide dun rayon solaire, elles semblent formées, comme l'indique la figure, par des séries linéaires de corpuscules irréguliers, mais où domine la forme sphéroïdale, de sorte que l'aiguille elle-même prend l'aspect d’un épis de maïs. Cette apparence est la même pour les cylindres de toutes les papilles chez l’homme et chez le veau.

Telle qw’elle est, je donne cette figure comme une apparence probable, propre à exciter une vérification, plutôt que comme un fait dont je croirais

avoir la certitude acquise.

Je termine par un avertissement concernant le volume des très petits capillaires répa n dans des solutions aquenses. Or, immédiatement après l'injection, par la simple im

décomposition , ou avec des précipités colorés, en suspensio vaisseaux perdent beaucoup d fois plus petits que leur volume réel.

Je dois des remerciemens à M. Aumont, nombreux détails microscopiques consignés sur les figures , et aussi pour P

e leur volume. Ils ont été dessinés comme nous les avons vus, Cest le contraire des injections résineuses qui exagèrent toujours le volume des capillaires.

le dessinateur de cette planche et de la précédente, pour le soin et la patience qu’il intelligente exactitude avec laquelle il a su les reproduire par le dessin.

, 160,000 fois. — A trois dimensions, 64,000 000 fois.

Aspect de la face inférieure ou dermique du corps muqueux et des cornes des petites papilles microscopiques sous-linguales. — D’après un fragment détaché de la face inférieure de la membrane tégumentaire du veau, à 1 1/2 centimètre de son bord. — Grossissement de 102 diamètres.

a, a. Cornes des petites papilles.

b, b. Intervalles interpapillaires du corps muqueux offrant un réseau tiès fin d'injection.

c, c. Canal qui, d’après son aspect noueux, paraît un vaisseau lymphatique.

Papilles injectées à un grossissement de 20 diamètres. — Elles sont empruntées d’Arnold (Tab. anat. fascic. 2 tab. 10, fig. 16 et 17).

Je les ai fait copier ici comme terme de comparaison. Elles ne donnent, à ce qu’il nous semble, que les plus gros vaisseaux des papilles, sous un aspect qui offre la plus grande analogie avec nos propres observations. C’est au point qu’elles ressemblent beaucoup à nos petites papilles, dont le volume, près de quatre fois plus amplifié, se rapproche du leur.

ndus sur ces figures. Ces vaisseaux ont été injectés par voie de double bibition, ces

mais je les suppose deux fois et peut-être, pour les plus fins, trois

a mis à étudier avec moi les

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