FIGURES I ET 2.— PAPILLES DE LA PEAU DU BRAS
Ces deux figures représentent les papilles de la peau du bras, sur sa face antérieure, un peu au dessus du pli de flexion de l'articulation humérocubito-radiale. Tandis que Jes papilles de la langue figurent une botte d’asperges, celles-ci rappellent l'aspect d’un choufleur.
La Fieure 1, montre une masse de papilles au grossissement de 20 diamètres, en surface 400 fois.
La Ficure 2, représente une seule des papilles précédentes prise isolément et grossie à 125 diamètres, en surface 15625 fois. Les tiges papillaires développées par un plus fort grossissement se subdivisant elles mêmes en tiges plus petites, reproduisent si fidèlement la papille elle même qu'il semble presque que ce soit une même figure. Une grande veine circulaire inscrit le contour de la papille à sa base, et des veines très petites environnent aussi les tiges. Les artérioles au contraire se dessinent entre les petites tiges qui paraissent les organes nerveux propres du toucher.
FIGURES à ET 4. — PAPILLES DU TOUCHER.
La Fieure 3 représente le sommet de la pulpe du doigt indicateur, où les papilles, comme on le voit à l’œil nu, sont disposées par sillons en spirale. Le grossissement est aussi de 20 diamètres (400 fois).
La Ficure 4 n’est autre que l’une de ces papilles digitales grossie à 125 diamètres (15625 fois).
Sur la figure 3, les papilles ne sont conservées qu’au centre ou au sommet de la pulpe où eiles inscrivent la spirale marquée a, b, c, d. Trois autres papilles (e) marquent en bas le point de départ de la figure. Sur tout le reste de l'étendue on a représenté la surface du corps papillaire ou la base nerveuse disposée en sillons d’où émergent les papilles. L'objet de cet espace est de montrer les sommets des éminences papillaires en spirale f, g, h. avec les sillons qui les séparent. De ces sillons d’où sortent les
conduits sudoripares, émergent aussi de dessous la peau les vaisseaux sanguins. La figure montre leurs subdivisions. Ilest à observer que les artérioles 1, i, 1, y sont plus superficielles que les veinules k, k, k; disposition qui caractérise, d’après nos recherches, tous les organes nerveux de sensibilité sensoriale.
La Fieure 4, avec les détails qu'elle fournit, donne le type de la papille cutanée dans tous ses caractères. Élevée en forme de pyramide quadrangulaire alongée (a, a, a, a), sa base est environnée par une veine en ceinture, son sommet(b, b) et sa périphérie sont mamelonnés par les petits sommets deses cylindres nerveux. Des artérioles et des veinules principales (c, d) montent sur ses côtés. Les vaisseaux plus petits se distribuent entre ses élémens, mais de manière que les artérioles sont plus intimement liées à la substance papillaire, les veinules restant périphériques.