‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 362 sur 407 · DES PAPILLES DE LA PEAU · texte numérisé non relu

DES PAPILLES DE LA PEAU

( DAPRÈS LES DESSINS ORIGINAUX DE L'UN DE NOS MÉMOIRES À L'ACADÉMIF DES SCIENCES. )

CONFORMATION GÉNÉRALE. Les figures de cette planche ont pour objet de montrer la structure du corps papillaire de la peau, dans les différentes régions, d’après des sujets injectés complètement, artères et veines , pour les observations microscopiques.

Suivant que nous avons fait l'observation à propos des papilles de la langue , la substance propre de la papille se montre par elle-même formant la masse principale, indépendamment des réseaux vasculaires de capillicules qui rampent à sa surface et pénètrent dans son épaisseur entre les élémens dont elle se compose. Ces élémens eux-mêmes, quoique moins faciles à discerner que ceux de la papille gustative, semblent bien néanmoins formés, comme pour cette dernière, par de petites tiges, de longueur inégale, isolées seulement à leur sommet et juxtaposées en faisceau ou mieux en gerbes. Cette disposition est surtout évidente aux papilles du sommet des doigts l'organe propre du toucher , (fig. 4), en raison de leur élévation plus grande et de leur isolement les unes des autres, mieux déterminé que dans aucune autre région de la peau. Parmi leurs vaisseaux, suivant la remarque générale que nous en avons faite dans tous les organes nerveux, l'élément artériel prédomine en quelque sorte l'élément veineux , l’artériole pénétrant jusque dans la texture la plus intime , tandis que la veinule ne revêt bien nettement ses caractères

anatomiques qu’à la périphérie, ou en quelque sorte à la sortie du tissu propre.

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