‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 41 sur 407 · T, LI · texte numérisé non relu

T, LI

concourt à la formation de la paroi inférieure du quatrième ventricule. La première partie correspond à son tiers inférieur ; la deuxième à ses deux tiers supérieurs. Délimitation d’ailleurs tout arbitraire.

Cette face est recouverte par le cervelet, qui la reçoit dans son sillon antéro-postérieur. Pour la bien voir, il faut renverser fortement le bulbe en arrière, ou, ce qui est plus avantageux, enlever le lobe moyen du cervelet.

Après avoir découvert cette partie du bulbe, on le voit, cylindrique inférieurement, se continuer sans démarcation avec la moelle. Puis le bulbe se divise sur la ligne médiane en deux branches comprenant la substance blanche médullaire, et remontant en divergeant, laisse à nu la substance grise. Cette divergence forme un espace angulaire. Les deux branches ou côtés ont été comparés au V. L’étendue comprise dans le V, est lisse et un peu concave. Sa forme lui a valu la dénomination de calamus scriptorius qu'Hérophile lui a appliquée. Le sillon qui existe sur le milieu de la surface qu’il parcourt de bas en haut, représente X tige. De ce sillon semblent naïtre des Jélets que l’on a comparés aux barbes d’une plume. Ils sont en nombre variable ; à peine si on les voit arriver jusqu’au sillon. De là ils partent en convergeant et augmentent de volume, pour constituer l’origine postérieure du nerf acoustique. Les stries blanchâtres ne concourent pas toutes à la formation de ce faisceau d’origine. Plusieurs d’entre elles se perdent dans l’espace angulaire de couleur grise que nous avons indiqué.

Le sommet de l'angle est le bec de la plume; c’est la pointe du V qui limite en bas le point vital de M. Flourens.

Le bec se termine dans un cul-de-sac désigné sous le nom de ventricule d'Arantius. On a considéré cette cavité comme étant la terminaison du canal spinal, dont l'existence chez l’homme n’est pas démontrée, mais qui existe chez beaucoup d'animaux.

Cet espace, limité par les corps restiformes, est continué en sens opposé par un semblable espace, dont les bords ou les côtés appartiennent aux pédoncules cérébelleux supérieurs. De la juxtaposition de ces deux plans résulte un losange. Mais comme il est impossible de montrer où commence l’un, où finit l’autre, on ne peut déterminer si le bulbe ou la protubérance ont la plus grande part dans la face inférieure du quatrième ventricule. Par la pensée on peut tirer un plan horizontal passant par le point d’entrecroisement des pédoncules supérieurs et inférieurs. Cette ligne serait la base commune de deux triangles, et délimiterait ainsi très arbitrairement le bulbe et la protubérance.

Les faisceaux de bifurcation du bulbe naissent, d’après cette délimitation, du milieu de sa hauteur en arrière.

Nous avons déjà vu le sillon médian du ventricule, continuant le sillon médian du bulbe. Ce sillon est limité au niveau du bec par deux éminences, qui représentent l'extrémité supérieure renflée des pyramides postérieures.

Ces faisceaux, qui naissent bien au-dessous du collet du bulbe, sont à peine saillans. Un sillon très superficiel sépare en dehors les pyramides postérieures des corps restiformes.

Faces latérales du bulbe.

On doit se rappeler ici que le bulbe continue sans interruption la moelle. On distingue à la surface de celle-ci : d’avant en arrière, en dehors du sillon médian, un faisceau très peu marqué qui, joint au bulbe, constituera la pyramide anté-

rieure; puis un sillon latéral antérieur, en dedans duquel naissent les racines antérieures. En dehors de ce sillon, le bulbe présente les olives ; puis un faisceau latéral, limité en arrière par un sillon profond duquel naissent les racines postérieures. Ce sillon limite dans le bulbe le faisceau de Ch. Bell, et sert d’origine à des racines de nerfs crâniens. En arrière, un faisceau, le postérieur de la moelle, qui est subdivisé par un sillon en deux autres ; le faisceau médian postérieur, c’est-à-dire le plus interne, constitue, dans le bulbe, la pyramide postérieure, dont les renflemens sont limités en dehors par ce sillon, en dedans par le sillon médian postérieur.

Ces différens sillons n’ont pas permis de distinguer positivement, dans la moelle, d’autres parties que les faisceaux postérieurs et les antéro-latéraux. Mais ils sont utiles ici, comme on le voit, pour l'intelligence du bulbe.

La face latérale du bulbe nous offre donc, d’avant en arrière, les pyramides antérieures ; de profil, le sillon qui les sépare des olives. Les olives, le sillon qui les sépare du faisceau de Ch. Bell, en haut. Au-dessous de l’olive, dans la direction du sillon, les tubercules de Rolando, les fibres arciformes.

Puis le faisceau respiratoire du bulbe de Ch. Bell. En arrière de ce faisceau existe une ligne qui sert d’insertion à l’origine du glosso-pharyngien, du pneumo-gastrique et à la racine bulbaire du nerf spinal. Comme nous l’avons dit précédemment, cette ligne continue le sillon latéral postérieur. Tout le faisceau situé derrière ces parties se nomme corps restiforme.

On remarque au-dessus de cette ligne une dépression, sur laquelle sont placés les filets du facial, et la racine antérieure de l’acoustique.

Les corps restiformes comprennent, pour certains anatomistes, es pyramides postérieures, qui s’y perdent d’ailleurs supérieurement.

Ainsi les corps restiformes sont compris entre le sillon médian postérieur et le sillon latéro-postérieur. Ce seraient par conséquent les faisceaux médullaires postérieurs, divergeant au niveau du bec du calamus.

Mais la partie sous-olivaire du bulbe, sur laquelle existent les fibres arciformes et le tubercule cendré de Rolando, cette partie s’avance jusqu'aux pyramides antérieures, dans les deux tiers inférieurs du bulbe.

Limités en haut par le sillon très prononcé qui les sépare des olives, elles ont éférieurement pour limite antérieure les pyramides antérieures.

En arrière, leur limite est le sion médian, ou le sillon qui limite les cordons médians postérieurs ou pyramides postérieures (suivant la manière dont on envisage les pyramides postérieures). Ces colonnes blanches se constituent en faisceau, et vont s’enfoncer, sous le nom de pédoncules cérébelleux inférieurs, dans le noyau blanc du cervelet, après avoir croisé les pédoncules supérieurs.

Nous n’avons pas fait naître les filets nerveux du glosso-pharyngien, etc., du sillon de séparation des corps restiformes et des olives, mais d’une ligne qui divise les corps restiformes pour former une partie antérieure que Bell a spécialement signalée.

Ce faisceau, il le croyait prolongé dans toute la moelle, pour présider tous les mouvemens respiratoires qui peuvent s’exécuter.

Cette partie, intermédiaire aux olives et à la ligne d’insertion des filets, est le faisceau respirateur du bulbe, déjà nommé plus haut. Sur le prolongement du sillon postéro-latéral, à 6 millimètres au-dessous et en arrière des olives, existe une saillie

oblongue, de forme ellipsoïde, le plus souvent à peine visible, de couleur cendrée, c’est le tubercule cendré de Rolando. Cette saillie, M. Sappey la compare très bien aux apparences d’une hernie de la substance grise, située au fond du sillon; elle pousse devant soi, en l’amincissant, la couche blanche.

Fibres arciformes.

Les fibres arciformes (/ibreæ transversæ arciformis) ont été bien décrites par Rolando.

Ces fibres, il les fait partir de la protubérance, au niveau des pédoncules cérébelleux inférieurs.

Elles descendent alors sur les pédoncules, contournent en bas les olives, et vont jusqu’au sillon médian antérieur. Le plus souvent elles partent, non du pont de Varole, mais des corps restiformes.

De là elles descendent obliquement de haut en bas et de dedans en dehors, entourent, en bandelette ou en zone, les olives et les pyramides, et se terminent dans le sillon médian antérieur.

Les filamens sont en nombre très variable; leur forme est curviligne; leur position très superficielle; leur volume, quoique gréle, est cependant inégal. On les voit d’ailleurs quelquefois manquer complétement. 11 n’est pas rare de les voir disposés en deux faisceaux.

Le supérieur embrasse l'extrémité supérieure de la pyramide antérieure, au niveau de la protubérance. Le faisceau inférieur entoure et recouvre l'extrémité inférieure de l'olive.

Ainsi, nous les voyons sur la partie médiane, sur les deux extrémités des éminences du bulbe; nous pouvons ajouter qu'on les rencontre sous la forme d’une zone plus étendue, recouvrant de sa mince couche circulaire toute la surface des olives et des pyramides.

Quand ces fibres partent de la protubérance annulaire pour se joindre en avant des pyramides et à leur partie supérieure, elles constituent ce qu’on appelle le ponticule.

Sommet et base du bulbe, ou extrémité inférieure et extrémité supérieure.

Le sommet du cône tronqué que représente le bulbe rachidien est, comme nous l’avons établi, impossible à limiter extérieurement. Il s'y continue sans interruption avec la moelle épinière. Il se trouve donc compris dans l’espace étranglé, le plus supérieur de la tige ou du cylindre spinal.

L'extrémité supérieure, renflée, mais étranglée en collet très visiblement, au moment où elle pénètre sous le pont, lorsqu'il n'existe pas de ponticule, a donc pour limite le pont en avant. En arrière, la base se continue sans interruption avec la partie (adjacente ou contiguë dans la pensée) de la protubérance. Par les corps restiformes, la base du bulbe se perd dans l'épaisseur du cervelet. En avant, la base du bulbe présente sur la ligne médiane la fossette, ou trou borgne de Vicq-d’Azyr, qui est la terminaison du sillon antérieur. Nous avons montré comment les pyramides, en s’écartant en haut, y donnaient naissance. Par conséquent, les côtés internes des pyramides le limitent en dedans, la protubérance en haut. Celle-ci envoie un -prolongement entre les deux pyramides, de manière à constituer, dit M. Cruveilhier, pour chacune d’elles, une espèce de collier, qu’on peut appeler collier inter-pyramidal de la protubérance. La ligne médiane présente des deux côtés un sillon assez pro-

ISTHME DE

fond, qu’on a nommé fossette latérale de la base du bulbe.

Le bord inférieur de la protubérance lui sert de limite supérieure. Cette fossette repose sur la face antérieure des corps restiformes. Plus en dehors, nous l’avons montré séparant l’olive de la protubérance.

Protubérance annulaire ou pont de Varole, et pédoncules cérébelleux moyens.

Une masse blanche, cuboïde, placée à la base de l’encéphale, intermédiaire au cerveau par les pédoncules cérébraux, à la moelle épinière par le bulbe crânien, au cervelet par les pédoncules cérébelleux moyens, constitue le mésocéphale ou nodus encephali.

On peut donc dire que de ce centre partent, en avant, les pédoncules cérébraux, latéralement les pédoncules cérébelleux moyens, et en arrière le bulbe cränien. Tel est le mode de connexion antérieure des parties constituantes de l’isthme, que l’on dénomme encore quelquefois moelle allongée. De là sont venues les autres dénominations de queue, de cuisses, de bras, de corps de la moelle allongée, appliquées au bulbe cränien, aux pédoncules moyens du cervelet, aux pédoncules cérébraux et à la protubérance. Varole, comparant la protubérance à un pont jeté sur les bras d’une rivière à leur point de jonction, la nomme pons cerebelli.

Le volume du mésocéphale atteint son plus grand développement chez l’homme. Il marche du reste parallèlement avec les lobes latéraux du cervelet.

On ne peut lui assigner de limites très fixes sur les côtés. Mais en bas et en haut, les bords supérieur et inférieur le séparent très nettement. Libre en avant, la protubérance est moins bien séparée en arrière. On lui considère, à cause de sa forme cuboïde, six faces.

1. Face antérieure ou inférieure. Elle repose sur l’extrémité supérieure de la gouttière basilaire ; elle est inclinée et se dirige comme la gouttière, obliquement d’avant en arrière et de haut en bas. Dans son milieu on aperçoit une large gouttière, peu profonde, servant à loger le tronc basilaire. M. Cruveilhier a rencontré, ainsi que d’autres anatomistes, le tronc basilaire latéralement dévié, sans qu'il y ait pour cela changement dans les dispositions de la gouttière; le fait s'explique, parce que la gouttière, sa forme et sa présence, tiennent à la disposition des pyramides seules. On sait en effet que celles-ci, pénétrant sous le pont, soulèvent les couches superposées, d’où naissent les saillies qui bordent la gouttière. Cette saillie dépend donc du développement des pyramides. Et chez les individus dont cellesci présentent des différences, on trouve en effet des différences correspondantes dans la profondeur de la gouttière médiane.

La couche, soulevée ainsi, est remarquable par les fibres transversales qui la constituent. Les bandelettes ou faisceaux peuvent se diviser en trois séries.

1° Les faisceaux supérieurs, d’horizontaux sur la ligne médiane, deviennent obliquement verticaux, sur les côtés, ils descendent au-devant de l’origine des trijumeaux, se contournent de bas en haut pour former la partie supérieure et interne des pédoncules cérébelleux moyens.

2° Les faisceaux inférieurs se dirigent transversalement vers le centre des pédoncules.

3° Les moyens décrivent une courbe en croisant en dehors

la bandelette inférieure. Leur concavité regarde en arrière, et touche, par son extrémité, les corps restiformes. Ils se dirigent en arrière et en dedans de l’origine du trijumeau. Après avoir croisé les fibres du faisceau inférieur, ils vont former la partie antéro-inférieure des pédoncules cérébelleux moyens.

2. La face postérieure est reçue dans la scissure cérébelleuse avec tout le plan supérieur.

Pour la voir, on enlève, par une section verticale, toute la partie correspondante du cervelet. De plus, une partie du plan supérieur, la valvule de Vieussens, ainsi que l’extrémité la plus externe des pédoncules cérébelleux supérieurs.

En considérant la délimitation arbitraire que nous avons donnée à la base du bulbe, la limite de cette face sera, comme pour celui-ci, déterminée par le plan d’intersection des pédoncules supérieurs et inférieurs. La délimitation supérieure sera donnée par le plan horizontal qui passerait sous les zestes.

Sur la ligne médiane on voit la continuation du sillon médian. Au niveau de l'angle supérieur de la paroi inférieure du quatrième ventricule, déterminé par la rencontre des pédoncules supérieurs, ce sillon s'enfonce sous l'étage supérieur pour commencer l’aquéduc de Sylvius.

De chaque côté du sillon médian existe un faisceau blanc qui inférieurement constitue les faisceaux du bulbe,

La surface du ventricule est en outre parcourue par des stries transversales, obliques, en nombre variable, mais de couleur blanche, de manière à faire relief sur le fond grisâtre.

Plus en dehors se voient les pédoncules cérébelleux supérieurs qui, avec les corps restiformes, limitent toute la périphérie du quatrième ventricule,

3. Face supérieure. La protubérance a des fibres transverses très nettement accusées, qui, par leur direction horizontale, séparent aisément le pont de Varole des fibres à direction verticale oblique, appartenant aux pédoncules cérébraux. En outre, ceux-ci sont comme embrassés par un collet que leur constituent les fibres les plus supérieures, assez déprimées à leur niveau.

En faisant une coupe à la face supérieure du pont, on voit qu’il donne naissance, sur la ligne médiane, à un prolongement semblable à celui qui, inférieurement, se dirige entre les pyramides. Ce prolongement embrasse chaque pédoncule à son origine, de manière à constituer un collier, le collier des pédoncules cérébraux.

4. La face inférieure de la protubérance, en rapport avec la base du bulbe, présente une surface libre, un peu excavée, tandis que celle de la face supérieure est assez convexe.

En rapport avec les pyramides, les olives, le faisceau respiratoire de Bell, les corps restiformes, elle est nettement séparée de ces parties par un sillon transversal, plus profond latéralement que sur la ligne médiane.

L'arrachement brusque du bulbe permet de bien voir la disposition réciproque des parties.

Enfin nous mentionnerons que la protubérance, en se déprimant par ses fibres les plus inférieures, embrasse les pyramides ; que de sa ligne médiane part un faisceau interpyramidal, semblable à l’interpédonculaire ; qu’en embrassant les pyramides de chaque côté il leur constitue un collier.

5. Faces latérales. Elles se continuent directement avec les pé-

doncules cérébelleux moyens, et doivent être étudiées ensemble.

Pédoncules cérébelleux moyens. La dépendance réciproque du pont de Varole et des pédoncules, leur a valu le nom commun, l’expression collective de commissure du cervelet, corps calleux du cervelet.

Les fibres transverses de la protubérance se réunissent en faisceaux et donnent naissance ainsi aux pédoncules.

La couche fibreuse est donc commune à ces deux parties, avant de’se perdre dans le noyau blanc du cervelet.

Le bord supérieur des pédoncules est recouvert en partie par les lobules triangulaires, symétriquement placés des deux côtés de la protubérance.

Le bord inférieur est en rapport avec le lobule du pneumogastrique et quelquefois avec d’autres lobules.

Le bord externe répond au sillon horizontal du cervelet.

Le bord interne pourrait être délimité dans la pensée par un plan supéro-inférieur, passant au-dessous de l’origine de la cinquième paire, et passant sous le niveau du point d’émergence de l’acoustique, à son bord inférieur.

+ Pédoncules cérébraux.

De la face supérieure de la protubérance naissent deux faisceaux blancs qui, rapprochés à leur origine sans se rencontrer, remontent en divergeant dans une étendue de 12 à 15 millim.

De cylindriques, et étranglés à leur naissance, les pédoncules s’élargissent, s’aplatissent vers leur extrémité supérieure.

Limités en arrière par la protubérance, on remarque en dehors les corps genouillés qui, supérieurement, les limitent encore alors qu'ils sont devenus bandelettes optiques.

On a considéré les pédoncules cérébraux, tantôt comme prolongemens du cerveau vers la moelle, et on les a nommés (processus cerebri ad medulam oblongatam) vers la protubérance {processus cerebri ad pontem Varoli); tantôt comme les bras, les jambes, les cuisses du cerveau (crura, femora, brachia, cerebri) ; d’autres fois enfin comme les prolongemens de la moelle vers le cerveau (processus medullæ oblongatæ ad cerebrum). M. Cruveilhier a constaté que ces faisceaux, qui sont égaux dans l’état normal et suivent, pour le volume, la marche des hémisphères cérébraux, subissent une atrophie correspondante à celle de ces hémisphères dans les cas pathologiques.

Ainsi, normalement ou pathologiquement, leur volume est solidaire de celui de l’hémisphère cérébral correspondant.

La face inférieure des pédoncules est libre et montre bien la disposition parallèle des fibres fasciculées, avec une apparence très fortement striée.

Le parallélisme est moindre pour les fibres latérales, qui convergent assez sensiblement à leur extrémité antérieure, au niveau du croisement des bandelettes optiques.

Libres inférieurement, où ils sont recouverts par la pie-mère, ils sont confondus à leur face supérieure avec le plan postérieur de l’isthme qui offre, à la partie correspondante, les tubercules quadrijumeaux avec la glande pinéale.

La face interne des pédoncules offre une surface convexe divisée par un sillon en deux parties, dans la direction antéropostérieure. Au niveau du sillon existe le locus niger de Vicqd’Azyr, et l’origine de la troisième paire.

La face interne des deux pédoncules est unie par deux lamelles perforées de pertuis vasculaires. Ces lamelles sont adossées par

leur face interne. C’est la lame criblée interpédonculaire. De forme triangulaire, juxtaposées par le côté rectiligne, elles donnent naissance à un grand triangle que complètent les éminences mamillaires. Cette lame est creusée en gouttière, sur la ligne médiane commune, tant du côté de la base du cerveau que du côté du ventricule.

La face externe répond à la circonvolution de l'hippocampe. Elle est obliquement croisée par la bandelette optique, et se trouve en rapport immédiat avec le repli de la pie-mère qui formera les plexus choroïdes des ventricules. Une partie latérale de la grande fente cérébrale la sépare de la circonvolution.

Les faisceaux blancs internes divergent quelque peu entre eux. Des tractus blancs, médullaires, verticalement dirigés, venant des testes, de la valvule de Vieussens, de la face interne des pédoncules, coupent ceux-ci perpendiculairement. C'est l'eztrelacement transversal des gros faisceaux fibreux de Gall et Spurzheim.

Nous avons vu un espace triangulaire résultant de la divergence de la face interne des pédoncules. Cet espace est rempli par les lames perforées et les éminences mamillaires. La partie des deux bandelettes, comprise entre les points d’intersection des pédoncules et de celles-ci, dans laquelle naït d’ailleurs le chiasma, cette partie, disons-nous , offre une ouverture angulaire.

Adossée contre les pédoncules, il en résulte un losange dont la moitié inférieure est constituée par le triangle déjà nommé. La moitié supérieure, plus petite, renferme la glande pituitaire, qui dépasse toutefois le triangle supérieur en bas et en haut.

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