DESCRIPTION DES ORGANES
Suivant ce que nous avons étbali dans notre discours préliminaire, le système nerveux central se compose de deux parties : 1° l'axe cérébro-spinal formé par la moelle épinière et son prolongement céphalique; 2° l’encéphale composé de l’ensemble des ganglions pairs et impairs, dont la réunion en deux masses constitue le cerveau et le cervelet.
Les centres nerveux céphalo-rachidiens sont contenus dans les deux cavités osseuses contiguës du crâne et du canal vertébral,
qui forment autour d’eux un appareil protecteur très efficace contre les agens extérieurs. Mais pour l’accomplissement de leurs fonctions , les diverses parties de l’encéphale et la moelle épinière possèdent encore un autre appareil de protection intérieure, constitué par une triple enveloppe membraneuse qui limite et maintient les masses nerveuses et les nerfs qui en naissent, et de plus par une couche liquide, le fluide céphalo-rachidien qui supporte et baigne de toutes parts les organes nerveux.
ENVELOPPES ENCÉPHALO -RACHIDIENNES
(PL. 1 à9).
Les trois membranes encéphalo-rachidiennes sont de l'extérieur à l’intérieur : 1° une enveloppe fibreuse, la dure-mère; 2° une enveloppe séreuse, l’arachnoïde ; 3° une enveloppe cellulo-vasculaire , la pie-mère. Le fluide céphalo-rachidien est situé dans l'espace sous-arachnoïdien , entre l'arachnoïde et la pie-mère.
En étudiant la disposition et les caractères des enveloppes encéphalo-rachidiennes, M. Foville les partage en deux groupes : le premier comprend la pie-mère et le feuillet viscéral qu’il appelle, en commun, le tégument propre de la substance nerveuse, mais que peut-être conviendrait-il mieux de désigner comme son enveloppe nourricière. Le deuxième groupe se compose de la dure-mère et de l'enceinte osseuse cérébro-spinale, qu’il nomme rachicräne, formant dans cette classification la véritable enveloppe protectrice ostéo-fibreuse. M. Foville, du reste, ne sépare pas de la dure-mère le feuillet pariétal de l’arachnoïde, dont l'existence est douteuse pour lui comme pour M. Magendie et M. Velpeau, mais que, dans tous les cas, il considère seulement comme la surface interne lisse de la dure-mère et, par conséquent, à ce qu'il me semble, en suivant cette idée, comme son feuillet fixe de glissement sur la surface mobile cérébro-spinale.