‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 110 sur 470 · HÉMORRHAGIE VEINEUSE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE VEINEUSE

Il est rare que les hémorrhagies des veines soient assez graves pour exiger des moyens spéciaux. Les veines, en général, ne saignent qu'autant que les vaisseaux lésés sont d’un assez fort volume.

L'hémorrhagie veineuse se reconnaît à certains signes : 1° Le sang est d’une couleur brune rougeûtre, très-différente du rouge vermeil du sang artériel. 2° Le liquide, au lieu de sortir par saccades ou par un jet continu, comme pour les artères, s'écoule lentement et en nappe. 3° Si l’on comprime audessus de la plaie, c’est-à-dire entre cette dernière et le cœur, l'hémorrhagie redouble; elle est suspendue, au contraire, si la compression est faite au-dessous de la plaie. Ces deux phénomènes sont l'inverse de ce qui arrive lorsque la lésion est artérielle.

Au point de vue spécial de la médecine opératoire, l'attente de l’hémorrhagie importe au chirurgien pour la prévenir avant l'opération, la suspendre pendant les manœuvres, et l'arrêter définitivement lorsque l'opération est terminée. Dans le pre-

mier cas, les moyens préventifs ne s'adressent qu’à l’hémorrhagie artérielle ; dans les deux autres interviennent la lésion des diverses sortes de vaisseaux et la constitution du sujet.

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