‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 117 sur 470 · HÉMORRHAGIE VEINEUSE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE VEINEUSE

L’hémorrhagie veineuse reconnait deux causes principales : 1° Un obstacle mécanique au retour du sang vers le cœur, et

ordinairement, dans les opérations, le garrot ou le compresseur; il suffit alors, pour faire cesser l’effusion du sang, d’enlever ou de diminuer la compression. 2° Une gêne dans la circulation pulmonaire causée par les cris et les efforts du malade, circonstance quise rencontre principalement dans les opérations pratiquées près de la veine cave supérieure, à la base du cou ou de la poitrine; dans ce cas, pour rétablir la circulation veineuse et tarir l’hémorrhagie, il suffit de faire exercer au malade plusieurs longues inspirations, sans forcer pour les expirations, suivant le conseil de Dupuytren.

Outre ces moyens généraux, suffisants dans la plupart des cas, on obvie également à l’hémorrhagie veineuse par la compression et la ligature, La compression directe ou latérale suffit pour les veines superficielles, comme on l’observe journellement à la suite des diverses saignées. Ce moyen aussi doit toujours être employé concurremment avec l'inspiration, lorsque la situation de la plaie peut donner lieu de craindre lintroduction de l'air dans la veine. Mais si le vaisseau est situé profondément dans les chairs, il peut se faire que la compression soit insuffisante : on prescrit alors d’y suppléer par la ligature. Toutefois on ne doit avoir recours à ce moyen qu'autant que les autres auraient échoué, la ligature des veines étant fréquemment suivie d’une phlébite très-étendue.

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