‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 151 sur 470 · VENTOUSES SIMPLES · texte numérisé non relu

VENTOUSES SIMPLES

L'application de toute ventouse a pour effet de déterminer l’afflux des liquides sur une partie, en la soustrayant plus ou moins complétement à la pression atmosphérique au moyen du vide. La ventouse la plus simple se compose d’une cloche de verre (pl. 27, fig. 1, 2, 3) de deux à trois pouces de hauteur sur autant de diamètre, de forme variée, demi-sphérique ou demi-ovalaire, dont l'ouverture forme un bord plat et lisse, susceptible de s'appliquer exactement à la peau sans la blesser. La ventouse remplit deux sortes d'indications. Ou bien l’on ne veut que produire un engorgement du tissu cellulaire avec rubéfaction de la peau; la ventouse, dans ce cas, opère comme dérivatif ou révulsif, et s’appelle ventouse sèche, Ou l'on évacue le sang au dehors au moyen d’incisions superficielles à la peau ; la ventouse agit alors à la manière des sangsues et se nomme ventouse scartfice. C’est pour obtenir ces deux effets à la fois, en scarifiant sous la cloche, qu'a été imaginé le bdellomètre.

La ventouse sèche s’applique de deux manières, suivant que

la cloche est simple ou qu’elle est surmontée d’une pompe aspirante.

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