VENTOUSE SÈCHE
1° Ventouse à cloche simple.
Le vide, nécessairement très-imparfait, est opéré sous la cloche par la raréfaction de l’air et l'absorption de l’oxigène, résultat d’une combustion. Les objets nécessaires sont, outre les cloches, une bougie allumée, quelques boulettes de coton ou d’étoupe, et un flacon d'alcool rectifié.
Premier procédé. Échauffer préalablement la cloche de verre à la flamme de l'alcool, y jeter avec les pinces des boulettes d'étoupe de la grosseur d’une noisette, enflammées, après les avoir imbibées d'alcool, puis appliquer rapidement le bord libre de la ventouse sur la peau préalablement garantie par une carte pour empêcher qu’elle ne soit brülée. Le refroidissement ne tarde pas à opérer la condensation de l'air et de la vapeur alcoolique. La peau, comprimée par la pression atmosphérique extérieure, plus forte que l’intérieure, s'élève dans la cloche ; les liquides, attirés des capillaires voisins, y affluent et en opèrent le gonflement et la rubéfaction. L'effet étant produit, on détache la ventouse en l’inclinant et appuyant avec le doigt sur la peau du côté le plus élevé. Ce procédé est douloureux et infidèle : souvent le combustible brûle mal; ou, au contraire, il échauffe trop le verre et brüle même la peau. On rend la combustion plus régulière en isolant sur un petit disque le combustible, soit une boulette imprégnée d’alcool, soit une ou deux petites bougies allumées, Mais, en préservant la peau, on n’obvie pas à l'inefficacité de l'opération : le vide est toujours trop imparfait.
Second procédé. Dans celui-ci, la raréfaction de l’air est confiée à l'échauffement de la cloche elle-même, soit immergée dans l’eau bouillante (procédé allemand), soit échauffée par la flamme d’une lampe à alcool. Dans les deux cas, il faut préserver la peau de la brûlure par l’interposition d’un linge sous le disque de la cloche; il est clair que le vide, dans ce procédé, est encore moins complet.
2° Ventouse à pompe. (PL. 27, fig. 4.)
Elle produit, en théorie, les mêmes effets thérapeutiques que la cloche simple, mais d’une manière incomparablement plus sûre, plus prompte et plus commode.— Rien de plus facile que l'emploi de cet ingénieux instrument. On enduit le bord libre circulaire de la ventouse d’une graisse solide, pour en faciliter l'adhésion, et on l’applique exactement à la peau; on visse la pompe sur la tubulure, on ouvre le robinet, et, en faisant remonter le piston, la dilatation nécessitée par l’augmentation de volume de l’air intérieur aspiré dans le corps de la pompe, fait saillir les téguments dans la cavité de la ventouse, d’une quantité proportionnée à la diminution de la pression.
2% Avec évacuation de sang.