MODE D'ACTION
Pression locale sur les membres : 1° par le vide. En théorie
on’sait que si on soutire une portion de l'air intérieur contenu dans une cloche appliquée à la surface d’une partie, la pression atmosphérique n'ayant pas varié sur toute l’étendue du corps tandis qu’elle est diminuée dans l’étendue de la surface sous la cloche, les liquides appelés en ce point y affluent avec une force proportionnée à la diminution même de la pression. Ainsi donc, comme dans la petite ventouse ordinaire, dont ce mode d’action n’est que l'application sur une plus grande échelle, c’est dans la partie renfermée sous la cloche que se fait la congestion ; il ne s’agira plus, pour en gouverner les effets, que d'adapter à l'appareil un tube barométrique (manomètre) dont la hauteur de mercure indique le degré en plus de la pression ‘atmosphérique extérieure, ou, si l’on veut, le degré en moins de la pression intérieure.
2° Par refoulement. Dans cette manière d’agir, au contraire, on accumule par pression artificielle la quantité de l’air atmosphérique contenu sous la cloche, et par conséquent on rend la pression de l’air intérieur condensé plus forte que celle de l'air extérieur; les liquides alors sont en quelque soïte exprimés de la partie renfermée sous la cloche et refoulés vers la masse du corps.
Ainsi, en résumé, dans toute pression partielle sur les membres, le corps étant enveloppé par l'air extérieur, la pression par le vide attire les liquides des centres circulatoires vers la partie contenue dans l'appareil, et la pression par refoulement, au contraire, chasse les liquides de cette partie vers les centres circulatoires.
Pression générale. D'après ce qui précède on conçoit que le corps entier étant sous le récipient, la pression par le vide appelle tous les fluides des centres vers la périphérie cutanée et muqueuse, et la pression par refoulement les accumule de la périphérie vers le centre.