‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 156 sur 470 · GRANDES VENTOUSES. (PI · texte numérisé non relu

GRANDES VENTOUSES. (PI

Jusqu'à ce jour la pression atmosphérique n'avait encore été employée que sur de très petites surfaces ; etl’usage, encore récent, de la ventouse à pompe, à cloche de rechange, en était le mode d'application le plus étendu. Depuis quelques années, M. Junod a eu l’idée de faire agir la pression de l'air sur de grandes fractions ou sur la totalité du corps, et a enrichi la thérapeutique de plusieurs appareils à cet usage, dont l’emploi, avec les précautions convenables, promet les effets les plus énergiques dans des circonstances variées: ce sont les grandes ventouses qui portent son nom. La théorie etles appareils de M. Junod, soumis publiquement à l'épreuve expérimentale dans les hôpitaux et vérifiées par la pratique civile, ont déjà été l’objet de rapports favorables à l’Académie des sciences, par MM. Serres et Magendie ; nous emprunterons à ces deux savants, et aux mémoires publiés par l’auteur, ce que nous avôns à en dire.

M. Junod a construit deux sortes d’appareils. L'un, dont l’action est partielle, se compose de deux grands tubes destinés à agir sur les membres thoraciques et abdominaux (pl. 28). L'autre, dont l'effet est général, consiste dans une grande cloche en métal, sorte de chambre d'isolement dans laquelle est renfermé le malade.

La pression peut être employée de deux manières en sens inverse. L'une, par le vide imparfait ou par soustraction d’une partie de l'air dans l’intérieur de l'appareil; c’est proprement la pression atmosphérique qui s'exerce de dehors au dedans ; l’autre, au contraire, par accumulation ou refoulement de l'air ambiant dans l’intérieur des cloches; d’où l’augmentation de la tension élastique, etpar conséquent la pression de dedans en dehors.

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