‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 187 sur 470 · EXCROISSANCES CORNÉES · texte numérisé non relu

EXCROISSANCES CORNÉES

Quoique assez rares chez l’homme, elles s'y rencontrent

néanmoins et même très-nombreuses chez certains qui paraissent y être plus particulièrement disposés. Aucune région du

corps n’en est exempte; toutefois elles se rencontrent le plus ordinairement à la surface du crâne et en particulier au front, sur les bosses pariétales et les apophyses mastoïdes, On en a vu également sur divers points de la face; aux membres, elles se trouvent plus souvent sur les parties exposées à des frottements : au membre thoracique, l'épaule, le coude, la main; au membre abdominal, les fesses, les genoux, les pieds. Quand ces tumeurs sont isolées, elles acquièrent parfois un volume et une longueur considérables ; c’est surtout au front, comme on en à vu récemment un cas à Paris. Lorsqu’elles sont en grand nombre, elles sont petites et ressemblent à des têtes de clous ou d’épingles. M. Velpeau cite quatre faits de cette nature, où la surface des membres en était comme hérissée.

Procédés opératoires. On traite ces excroissances par la ligature, V'excision et 'extirpation. Ce dernier moyen est préférable; c’est le seul qui permette de cerner et d’enlever les racines implantées dans le derme et parfois plus profondément, sur les aponévroses d’enveloppe et les tissus fibreux ou même sur les os. Toutefois si l’on a lieu de croire que l'affection s’étende jusqu'aux os, il faut se contenter d’une excision si le siége de la maladie offre peu de danger; et on devrait s'abstenir de toute opération si la tumeur est implantée sur le crâne, dans la crainte qu’elle atteigne jusqu’à la

dure-mère comme on en a vu des exemples justifiés par l’autopsie.

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