‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 212 sur 470 · RÉSECTION DES OS MÉTACARPIENS · texte numérisé non relu

RÉSECTION DES OS MÉTACARPIENS

Proposée en 1815 par M. Champion, cette opération a été pratiquée depuis un grand nombre de fois avec succès. Cette résection offre, par son peu de gravité, et par ses résultats, des avantages incontestables sur la désarticulation. On a eu le plus souvent occasion de l'appliquer au premier métacarpien, dans les cas de carie, de luxation, ou de fracture comminutive

(pl. 56, fig. »).

Manuel opératoire. Pratiquer une incision longitudinale ou cruciale sur la face dorsale de l'os, au niveau de la partie que l’on veut enlever : les tendons extenseurs, mis à découvert, sont rejetés de côté. Dans un second temps, diviser latéralement les muscles inter-osseux et ouvrir l'articulation carpométacarpienne, ou métacarpo-phalangienne, suivant que l’on a pour but d’enlever la moitié supérieure ou la moitié infé— rieure de l’os. Après avoir convenablement protégé les parties molles au moyen d’une petite compresse longue passée audessous du métacarpien, on fait la résection de la partie ma— lade avec la pince de M. Liston ou avec la scie à chaîne. La section opérée, on renverse le fragment de l'os réséqué d'avant en arrière en achevant de le séparer des parties molles.

Lorsque l’ablation porte sur le premier ou le cinquième os du métacarpe, il est indiqué de pratiquer la section obliquement : afin d'éviter la saillie anguleuse qui résulterait inévitablement d’une section perpendiculaire.

Pansement. La plaie convenablement nettoyée, on en réunit les lèvres au moyen de bandelettes agglutinatives. Ce n’est qu'un certain temps après la cicatrisation qu’il se produit un tissu dense ostéiforme capable de maintenir le doigt et de le rendre susceptible de recouvrer une partie de ses mouvements.

Page 1