COMPRESSION DE L’ARTÈRE HUMÉRALE, FIGURES 1, 2 ET
FiGure I. Compression de l'artère humérale, à sa partie moyenne par le tourniquet ow compresseur de J.-L. Petit, modifié par M. Charrière (voyez fig. 5). La pelote d'opposition, dite pelote mobile, s'appuie en arrière sur le musele triceps brachial; la pelote de pression, gouvernée par la vis de rappel, est appliquée sur l'artère. (Voyez, pour les détails de l'instrument, la description commune, fig. 4.)
FIGURE 2. Compression de l'artère humérale, à sa partie moyenne, par le garrot. Cet instrument est représenté ici dans sa plus grande simplicité, et tel que, dans un cas urgent et en l’absence des autres compresseurs, on peut le composer partout avec les premiers moyens dont on peut disposer.
(a) est une petite bande de linge roulée très-serrée, appliquée longitudinalement sur l'artère qu’elle comprime contre l’humérus.
(b) est une autre bande transversale à un ou deux tours, ou mieux un lacs simple, destiné à maintenir la bande roulée en position. D'abord, très-läche sur la face postérieure du bras, elle a été tordue en spirale à un ou deux tours, par un bâtonnet (c), maintenu fixement par un'cordon (d); une plaque (e) ordinairement en écaille ou en
corne , mais qui peut être en bois ou en carton, préserve la peau de
la striction du lacs; si on le juge nécessaire, la peau peut encore être mieux préservée par une compresse en double interposée entre
elle et la plaque.
FIGURE 3. (A) Compression de la partie inférieure de l'artère humérale, par
un petit compresseur modifié par M. Charrière. Cet instrument agit en sens inverse de celui de J.-L. Petit, c’est-à-dire qu’il se compose d’une seule pelote (a), appliquée sur l'artère, la vis de pression (b), qui commande la plaque d'opposition (ce), agissant sur le diamètre opposé du membre. Une compresse en double {d) préserve la peau de toute atteinte; le lacs est maintenu par une boucle (e). Cet instrument, dont nous donnons ici la meilleure application quant au lien, est fondé sur un principe erroné, dont l'exemple a été donné par l'éditeur de J.-L. Petit; c’est de faire comprimer le vaisseau par la pelote d'opposition , qui n’étant point contenue par la vis de rappel, tend à glisser sur le lacs d'autant plus facilement que cette pelote, présentant son plus grand diamètre en travers, exige, pour s’insinuer entre les muscles, un déplacement trop considérable contre lequel ils réagissent en la faisant glisser, effet que produirait ici le biceps si le compresseur était appliqué à la partie moyenne du bras. Cette même erreur de principe est celle qui a présidé à la construction de plusieurs compresseurs, entre autres le tourniquet anglais et celui de Percy, les plus défectueux de tous en ce que, le lien s’enroulant sur un treuil horizontal, la constriction est maintenue par un ressort engrené dans une roue dentée, qu’il est toujours très-difficile et souvent impossible de faire revenir en
arrière.