FIGURES 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17. DIVERSES SCIES
Ces instruments, plus généralement employés dans lesamputations, servent néanmoins, suivant les cas, dans les opérations variées qui se pratiquent sur les os.
Fiqure 8. Grande scie à amputation de nouveau modèle. La lame, dont le tranchant denticulé est à double voie, tourne sur un pivot, de manière à s'offrir, suivant le besoin, parallèle ou perpendiculaire au dos de l'instrument. Cette modification assez simple permet au chirurgien de diriger à volonté l’action de la scie devant soi ou de l’un et de l’autre côté.
Fieure 9. Petite scie de méme modèle que la précédente, généralement destinée aux amputations de l’avant-bras.
Fiqures 10 et 11. Petites scies droites en couteau. Fieures 12 et 13. Scies en crête de coq.
Ces quatre derniers instruments sont d’un emploi commode dans une foule de cas où il convient de scier au travers d’un espace étroit des portions d’os de peu d’étendue.
Fiçure 14. Scie à chaîne de M. Jeffrey. Très ingénieux et non moins commode, en raison du petit espace dans lequel il agit, cet instrument se compose d’une succession de chaînons denticulés, terminée à chaque extrémité par un manche transversal ou une poignée. Cette scie articulée, très-utile dans les résections, est destinée à agir de dedans en dehors ou contre soi, les deux mains se cédant alternativement la longueur de la chaine par un mouvement de va-et-vient. Pour l’introduire, on remplace d’abord une des poignées par une aiguille courbe qui contourne l'os et ramène la chaine de l’autre côté, où l’on raccroche ensuite la poignée pour faire agir l'instrument.
Fieure 15. Ostéotome ou Scie à résection de M. Heine. Cet instrument, qui d’ailleurs fonctionne très-bien, est si compliqué dans sa construction, qu'il est presque impossible d’en donner une idée par la description. Toutefois la seule chose essentielle, c’est qu’il est facile d’en comprendre le mécanisme. En sommaire, il se compose d’une scie à chaîne (a, a, a), tournant par une manivelle (b) sur deux roues dentées (e) portées à chaque bout d’une lame métallique (d), de manière à représenter dans son mouvement la chaîne sans fin de Vaucanson.
Entre les détails essentiels de l'instrument figurent : (c) un levier qui repousse les chairs de l’autre côté de l’os, pour les préserver de l’action de la scie; (f) un levier mobile situé sur l’autre face de l’instrument, et dont l'extrémité de rechange, qui se termine à volonté par une pyramide, un tire-fond ou un croissant, sert à fixer l'instrument sur l'os où il agit.
Fiçures 16 et 17. Scie à molette et à trépan de MM. Charrière et Thomson. Cet instrument fort ingénieux, et qui fonctionne très-bien, se compose en fait de deux instruments d'usage différent, adaptés pour un mécanisme commun. La figure 16 est spécialement une scie à molette ; elle se compose d’une lame métallique double (a, a), renfermant quatre roues engrenées (b, b, b, b), dont la plus grande, mue par une manivelle (ce), transmet par les autres roues le mouvement à une molette terminale (d), dont la circonférence forme une scie à double voie. Sur la même tige s'adaptent, au besoin, des molettes de rechange de différents diamètres. Cet instrument, comme celui de M. Heine, agit de la surface vers la profondeur, ou au-devant de l’opérateur. La figure 17, qui forme un trépan, constitue en fait un antre instrument qui s’adapte perpendiculairement en croix sur l’autre face de la tige de la scie à molette, de manière à être mû horizontalement par la même manivelle. (e) est une plaque centrale appliquée sur la lame (a) de la figure 16 et maintenu par deux vis latérales; (e, figure 16), est la manivelle commune ; (f) une roue à engrenage conique, qui donne à angle droit le mouvement à une autre roue semblable placée sur l’autre face de la figure 16, qui commande l’arbre du trépan (g); (h) est le manche du trépan, dont (i) montre la couronne avec ses accessoires. Ce trépan, vu son mécanisme, constitue par lui-même un instrument d'un usage très-commode, indépendamment de la scie à molette, sur laquelle il est adapté. Il offre l’avantage d’un mouvement à la fois puissant et très doux, en même temps que l’œil de l'opérateur peut suivre à découvert le trajet de la couronne, et la main qui tient le manche en varier à volonté la direction dans toutes les inclinaisons. Sous ce double rapport, il nous paraît supérieur à la fois au trépan français et à la tréphine anglaise.
L'espace ne nous a pas permis dans cette planche de dessiner la scie de M. Martin, qui répond à des usages semblables. -
Fiçures 18 et 18 bis. Perforateur de Dupuytren. 11 se compose, comme la plupart des instruments de lithotritie, d’une fraise (a\, renfermée dans une canule intérieure (b), et mise en rotation à l’autre extrémité, au moyen d’un archet dont la corde embrasse un tourillon (ec). A l'extrémité agissante, la canule (b) se termine par deux mors qui fixent l’os sur lequel agit la fraise; le tout est maintenu par une canule extérieure d’enveloppe (d), dont la pression rapproche les mors de la canule intérieure.
FiGure 19. Scie à résection de M. Stromeyer. L’os étant fixé par une pince (a), un levier articulé (b) met en mouvement la lame denticulée (c), rentrante dans le manche (d), interrompu sur la figure par manque d'espace.
FiGure 20. Cisailles de M. Lyston, destinées à pratiquer d’un seul coup la résection d’une petite portion d’os, ou celle d’une phalange ou d’un métacarpien.
FiGures 21 et 22. Tenailles incisives.
FIGURE 23. Maillet de plomb pour frapper sur le ciseau dans les sections d'os partielles.
FIGURES 24 et 25. Ciseaux ou gouges, plat et concave.
FiGures 26 et 27. Ciseaux ou gouges coudés, plat et concave.
ère
Instrnmens de la fabrique de M? Charri