FIGURE. 1 RÉSECTION DES CÔTES
L'opération est supposée pratiquée sur une femme, après l’ablation d’un sein cancéreux, dans le cas ordinaire où, la glande mammaire étant enlevée, à l’examen de la plaie, les muscles pectoraux et, plus profondément, les côtes, sont trouvés affectés par la maladie, dans une portion de leur étendue.
Dans la seconde opération, en quelque sorte entée sur la première, on suppose que l'extrémité antérieure des arcs osseux des troisième et quatrième côtes est seule affectée. Rien ne serait plus facile, sans augmenter l’incision des chairs, que d’enlever également, et même dans une plus grande étendue, les fragments d’une côte au-dessous et d’une audessus. La malade étant couchée sur le dos, le côté droit, sur lequel on opère, incliné vers l’opérateur, dans le moment de l’opération représenté sur la figure, la section des deux côtes étant déjà opérée en dehors, le chirurgien soulève de la main gauche A le fragment isolé des deux côtes, tandis que la scie en crête de coq B, tenue de sa main droite, opère isolément la section des côtes en dedans, près de leurs cartilages, les muscles intercostaux ayant été préalablement divisés. Pour préserver la plèvre de l’action de la scie et même de tout ébranlement, une bande de linge C, doublée et enduite de cérat, est glissée en arrière sous les côtes, et maintenue par les doigts d’un aide de face D.
DÉTAILS DE LA PLAIE (vus entre deux incisions elliptiques).
1, 1. Section de la peau.
2, 3. Section eu travers du grand et du petit pectoral, dont une portion malade a été enlevée en regard des côtes.
4. Section perpendiculaire des fibres du grand pectoral, dont il ne reste plus que la portion formant le bord axillaire. Dans la plupart des cas, mème, cette portion devrait être enlevée, et l’incision continuée vers l’aisselle sur le trajet des ganglions lymphatiques, qu'il est le plus habituellement nécessaire d’enlever.