TOME
extenseurs des trois derniers doigts. Sur la face dorsale du carpe, le tendon de l’extenseur propre, qui d’abord était placé au-devant de celui de l'extenseur commun, s'applique sur son côté interne, qu'il longe ensuite pour traverser obliquement en commun le métacarpe, séparé, comme nous l'avons dit , de ce dernier par une scissure longitudinale. Confondu sur la face dorsale de l'articulation métacarpo-phalangienne, leur trajet sur l'indicateur nous est déjà connu.
Anomalies. Elles sont très nombreuses et se rattachent aux variétés suivantes: 1° La division du mussle en un faisceau digastrique par un tendon mitoyen (Rosenmüller). 2° La bifurcation du tendon en deux languettes qui se rendent à l'index (Meckel). 3° La scission du faisceau charnu en deux ventres, qui se réunissent en un seul tendon (Albinus). Il existe, en outre, des muscles surnuméraires qui rapprochent plus ou moins l'organisation de l'homme de celle du singe. Les principaux sont: 4° Un deuxième tendon se rendant au médius (Gantzer). 5° Un muscle séparé , né du radius et du ligament radio-carpien postérieur, et qui s'attache à la première phalange de l'indicateur (Albinus, Peitsch). 6° Un extenseur propre du médius, provenant, soit du cubitus (Meckel), soit du ligament radio-carpien (Brugnone), soit du radius (Meckel). 7° Un extenseur accidentel à double tendon, qui s'implante sur les deuxième et troisième métacarpiens(Brugnone).
Action. Ce muscle communique à l'index la faculté de s'étendre isolément, disposition qui est facilitée par l'isolement du tendon provenant de l’extenseur commun, qui se sépare des autres auprès de la masse charnue: c’est à cette circonstance que l'indicateur doit l'indépendance de son mouvement d'extension, qui est supérieure à celle de tous les autres doigts, excepté le pouce.