TOME II
de l'os ilium, et dont le sommet est formé par l'attache fémorale. 1° Dans sa portion lombaire, le grand psoas est en rapport, en avant, avec l’aponévrose lombo-iliaque, fascia-pelviensis et fascia-iliaca, le petit psoas, le diaphragme, le rein, le péritoine ; à droite, le colon ascendant, et à gauche, le colon descendant. En arrière, il recouvre les faces latérales des corps vertébraux, les apophyses transverses, le muscle carré des lombes et les artères lombaires. Dans son épaisseur, il est traversé par le plexus lombaire, disposition qui explique les douleurs fréquentes dont il est le siége. 2° La portion pelvienne du psoas iliaque est recouverte par l'aponévrose lombo -iliaque et le péritoine; elle forme les plans latéraux déclives de la partie inférieure de la cavité abdominale. Elle est en rapport, à droite, avec le cœcum et l'extrémité inférieure de l'intestin grêle; à gauche, avec l'S iliaque du colon; le bord interne du psoas, en contact avec les artères et veines iliaques primitives, iliaques internes et externes, et les nerfs cruraux, fait saillie vers la marge du bassin, dont il rétrécit le diamètre de trois lignes de chaque côté; son bord externe, par le relief qu'il forme au-devant du carré des lombes et de la portion iliaque, inscrit dans toute sa hauteur une gouttière triangulaire, le long de laquelle fusent les divers liquides dans les épanchemens, et en particulier le pus des abcès par congestion provenant de caries de la colonne vertébrale. 3° Sur l'arcade fémorale, le psoas iliaque remplit la gouttière située entre l'épine inférieure et l'éminence ilio-pectinée; il esten rapport avec les vaisseaux fémoraux et le ligament de Poupart. 4° A la partie supérieure de la cuisse, le faisceau commun se contourne profondément autour du tendon du muscle droit antérieur, recouvert en avant par une aponévrose et par les vaisseaux fémoraux situés dans un espace triangulaire qui le sépare du pectiné; en arrière, il revêt la capsule coxo-fémorale, sur laquelle il glisse par l'intermédiaire d’une vaste synoviale ellipsoïde de haut en bas, à parois épaisses, simple ou biloculaire (PL. 159), et qui, parfois, communique avec celle de l'articulation.
Anomalies. 1 n’est pas rare de rencontrer un psoas surnuméraire, situé entre le muscle normal et l'iliaque. Il naît de deux ou trois apophyses transverses des vertèbres supérieures, et simplante, soit au tendon commun, soit isolément au petit tro-
chanter (Meckel).
Action. Le psoas iliaque est fléchisseur de la cuisse sur le bassin, et légèrement rotateur du fémur d'avant en arrière et de dedans en dehors. L'inconvénient qui résulte de son insertion à l'extrémité supérieure du long levier, représenté par le membre abdominal, est contre-balancé par l'avantage de sa direction : d'une part, pour la flexion de la cuisse, son inflexion à angle droit sur l’arcade crurale; et, d'autre part, pour la rotation du fémur, sa torsion autour du tendon du droit antérieur de la cuisse. Quand les fémurs sont fixés dans la station, le psoas iliaque devient fléchisseur du tronc sur la cuisse, ou dans les mouvemens latéraux contribue plus ou moins à l'incliner de son côté:
PETIT PSOAS (1).
PRÉLOMBO-PUBIEN ( CHAUSS.); M. PSOAS MINOR.
Situation, insertions. Petit muscle funiculaire , mi-partie charnu et tendineux, situé au-devant du grand psoas, dont il
croise très obliquement la direction. Il naît, par un sommet effilé, de la dernière vertèbre dorsale, de la première lombaire, parfois même de la seconde, et des disques qui les unissent. Ses fibres, parallèles, descendent verticalement pour se réunir en regard de la quatrième vertèbre lombaire sur un tendon rubané, resplendissant, qui traverse de haut en bas, en diagonale, la face antérieure du grand psoas, de son bord externe vers l'interne, et vient simplanter sur l’éminence ilio-pectinée. Ce tendon, par ses bords, donne attache au fascia-pelviensis et au fascia-iliaca, en sorte qu'il peut être considéré comme une bandelette de renforcement de ces deux aponévroses, dont sa portion charnue est le muscle tenseur.
Action. Le petit psoas est accessoire du muscle précédent comme fléchisseur de la cuisse sur le bassin, ou du bassin sur la cuisse; mais son usage le plus réel paraît être de tendre les aponévroses, et, sous ce rapport, de brider et contenir le psoas iliaque dans sa contraction. Le petit psoas manque fréquemment; parfois, au contraire, il est double et composé de deux petits faisceaux parallèles.