‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 187 sur 461 · CONFIGURATION, DIVISIONS · texte numérisé non relu

CONFIGURATION, DIVISIONS

Dans leur intention la plus générale, nous venons de présenter les aponévroses comme n'étant qu’une extension du sque-

La connaissance des aponévroses est d’une grande importance sous le point de vue pathologique, à cause des étranglemens qu’elles peuvent déterminer; elle ne l’est pas moins dans la chirurgie (opératoire), à cause de leurs rapports avec les muscles et les vaisseaux.

BécrarD , Élémens d' Anatomie générale.

lette, devenu flexible et mince, pour se mêler aux parties molles en se prêtant à leurs mouvemens. Ces membranes se divisent en cinq ordres, dont les quatre premiers sont établis d'après leurs rapports avec les muscles : 1° celles qui servent d'attache à ces organes, où aponévroses d'insertion; 2° celles qui les renferment et les contiennent, ou aponévroses de contention; 3° celles qui, affectant à-la-fois les deux usages, sont en même temps aponévroses d'insertion et de contention ; 4° les feuillets fibro- celluleux plus minces, ou les gaînes spéciales des muscles, moyens de contention, et, selon nous, de glissement; 5° le dernier est formé par les aponévroses sous-cutanées, ou le fascia superficialis général, organe de liaison de la peau avec les tissus sous-jacens.

Aponévroses d'insertion. Destinées à enceindre les parois des cavités, elles ne sont que les tendons membraneux des muscles de même forme (Ex. aponévroses abdominale antérieure, occipito-frontale). Toutefois cette première distinction n'est pas rigoureuse, l'aponévrose abdominale étant toujours organe de contention par rapport au muscle grand droit et aux viscères, et celle de l'occipito-frontal n'étant exempte de cette nécessité que par la disposition des os qu’elle recouvre.

Aponévroses d'insertion et de contention. Elles présentent aussi plusieurs variétés :(a) Tes unes naissent des attaches osseuses, et se répandent sur la surface des muscles qui s'y insèrent et qu'elles isolent de l'enveloppe commune (Ex. aponévrose supérieure du jambier antérieur et du long péronier). (b) Les autres ne sont que des tendons modifiés ou élargis pour donner inser-

tion à un plus grand nombre de fibres charnues; soit que, nées des muscles, elles convergent vers le tendon (Ex. jumeaux et soléaire) ; ou que, procédant du tendon, elles s'épanouissent vers le muscle (Ex. petit pectoral, longue portion du biceps). Souvent l’aponévrose élargie et disposée en cône reçoit les fibres dans sa cavité (Ex. attache des pronateurs et des fléchisseurs à l'épitrochlée ).

Aponévroses de contention. Elles diffèrent dans le tronc et dans les membres : 1° Pour le tronc, elles s'étendent (a) entre des muscles (Ex. aponévrose des petits dentelés);(b) entre des bandelettes fibreuses (Ex. aponévrose du releveur de l'anus); (c) entre des os et un raphé fibreux médian (Ex. aponévroses inférieure du périnée et pré-vertébrale). Ces deux dernières forment des espèces de diaphragmes qui séparent entre eux des groupes de parties, et dans leurs fonctions et dans leurs maladies; (d) entre des os et des bandelettes fibreuses où elles maintiennent des muscles et ferment des ouvertures (Ex. aponévroses du pyramidal et de l'obturateur interne); (e) entre des bords osseux, où elles ferment la communication entre la cavité de la poitrine et ses parois (Ex. aponévroses intercostale interne et cervico-thoracique). 2° Pour les membres. Les aponévroses de contention forment ici un système de loges emboîtées les unes dans les autres et en rapport avec les mouvemens. On y distingue : (a) correspondant aux mouvemens du membre dans son entier, l'enveloppe commune sous-jacente au fascia superficialis, et qui renferme tous les muscles ; (b)en rapport avec les mouvemens synergiques, la gaine commune aux divers groupes de muscles qui ont des fonctions analogues (Ex. gaînes communes des extenseurs, fléchisseurs, etc.); (c) pour le mouvement partiel d’un muscle isolé la gaine spéciale de chacun d'eux; (d) enfin, à partir de la face interne de l'aponévrose d'enveloppe, et se rendant sur les os, des cloisons qui séparent les uns des autres les groupes ou les muscles partiels, et leur servent en même temps d'insertion.

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