‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 193 sur 461 · TERMINAISONS · texte numérisé non relu

TERMINAISONS

Les aponévroses d'insertion font suite aux fibres musculaires, et par leur autre extrémité, s'implantent sur les os ou sur d'autres aponévroses : 1° Sur les os, soit directement, sans changerleur forme lamellaire, par des pinceaux radiés, unis entre eux, comme se fixent les aponévroses cervicales sur la base du crâne ou sur les clavicules, soit par des tendons propres, dont quelques-uns ont été surnommés piliers. 2° Sur d'autres aponévroses, ou par une fusion commune, comme est l'aponévrose des jumeaux sur celle du soléaire, ou, ce qui est le plus ordinaire pour les grandes surfaces, en formant avec leurs congénères, sur le plan moyen, des sutures ou raphés, qui lient les deux moitiés du squelette fibreux dans les points où une grande mobilité doit s'allier à la solidité : telles sont les lignes blanches cervicales, abdominale et périnéale.

Les aponévroses de contention des membres s’implantent de haut en bas au pourtour des articulations et sur les bords ou les épanouissemens des tendons. En travers, le mode d'insertion est plus varié : 1° Les grandes enveloppes cylindroïdes du bras et de la cuisse se font suite à elles-mêmes dans le pourtour de la circonférence du membre; celles de l'avant-bras et de la jambe, de la main et du pied , se fixent sur les os, dans leurs faces souscutanées. 2° Les grandes cloisons ou rayons aponévrotiques simplantent de la face interne de l'aponévrose d'enveloppe sur les os. 3° Les cloisons partielles ou les gaînes spéciales, suivant la profondeur à laquelle elles sont situées, se fixent sur les enveloppes et les cloisons communes, ou les unes sur les autres. 4° Les feuillets fibro-celluleux propres ou les gaînes spéciales des muscles naissent généralement de l'attache fibreuse quelconque de leur insertion fixe, et se continuent, par une dégradation d'épaisseur insensible, sur les tendons de l'insertion mobile pour former leur synoviale de glissement; en sorte que ces gaînes des muscles, qui déjà, par leur texture, s'éloignent des simples aponévroses de contention, sen écartent peut-être aussi par leurs usages, et sembleraient devoir être considérées elles-mêmes comme des synoviales moitié musculaires, moitié tendineuses : en effet, à notre sens au moins, rien ne répugne à admettre que les surfaces musculaires, mobiles ou susceptibles de frottemens et de légers déplacemens, comme, à un plus haut degré, les surfaces tendineuses ou articulaires, doivent leur être assimilées dans un besoin commun d'enveloppes de glissement.

Page 1