I. GUÉRIN, ÉDITEUR DÉPOT ET VENTE A LA
1866-1867 erve de tous droits
Nous voici arrivés au tome deuxième de notre ouvrage. On a pu voir, dans le volume précédent, le soin que nous avons pris d'inscrire autant qu'il nous a été possible le plus de détails dans le moins d'espace, en disposant chaque planche de manière à ce qu’elle offrit un sujet complet; ce qui nous a mis pour quelques-unes dans la nécessité de les couvrir d'un trop grand nombre de dessins. Ainsi quatre cent soixante-douze figures de toutes grandeurs, qui représentent tous les détails de l’ostéologie et de la syndesmologie, sont contenues seulement dans cinquanteneuf planches, outre le frontispice. Nous continuerons dans la suite de combiner l'économie de l’espace avec la variété des détails en évitant les répétitions inutiles; mais sans nous refuser à reproduire certains objets déjà connus par une de leurs faces, quand il rous paraîtra utile de les faire voir sous des aspects et des rapports nouveaux, et avec lesquels on n’est pas ordinairement familier.
Quoique nous ayons mis dans le style une extrême concision , la description des os nous a contraints cependant à faire un texte fort étendu, trop peut-être pour des étudians; mais il nous a été impossible d'éviter cet inconvénient, qui tient à la nature du sujet. Les os servant d'attache ou de point d'appui à toutes les parties, il est indispensable de les nommer toutes à propos de leur‘étude, outre qu'étant les mieux connus dans leur organisation, leur description est nécessairement surchargée de détails de structure, de développement, de mécanisme, d’anomalies et de rapprochemens avec l'anatomie comparée.
Peut-être, dans un ouvrage d'anatomie, devrait-on composer deux ostéologies, l’une précédant toutes choses et où l'os serait seulement décrit dans sa forme, comme on le fait pour un corps brut; et l’autre placée à la fin, et qui serait la récapitulation de tous les rapports des parties, alors connues, avec le squelette. N'ayant pu procéder de cette manière, nous engageons les personnes qui commencent l'étude de l'anatomie à ne pas s’'appesantir d'abord sur des détails qui surchargeraient inutilement leur mémoire, ou plutôt de n'étudier définitivement les os que concurremment avec les muscles qui s'y attachent, à mesure que les planches qui représentent ceux-ci auront paru.
Quelques personnes nous avaient reproché, dans l’ostéologie, d'avoir représenté en demi-nature des parties essen-