‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 3 sur 461 · EE LS · texte numérisé non relu

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tielles, pensant que nous continuerions par la suite à nous servir de la même échelle. Nous avions prévu cet inconvénient, qui ne pouvait en être un que pour les parties molles, par la nécessité de reproduire avec netteté une foule de détails intéressans déjà très petits dans la nature ; mais comme nos planches très garnies nous fournissent de l’espace, nous avions déjà, sans augmenter leur nombre, arrêté les modifications convenables.

Tels os, en effet, secs ou couverts de leurs ligamens, comme ceux du bassin, peuvent être représentés avec des détails suffisamment visibles sur des figures de demi-proportion, qu'il n’en serait pas de même des petits muscles et des vaisseaux avec lesquels ils sont en rapport, outre que, pour le chirurgien, les idées de relation tirées de la grandeur réelle sont d’une telle importance, qu’on ne saurait trop habituer les yeux à en bien juger. Et procédant d’après cet esprit, on conçoit qu'il est une foule de planches qui, sans cesser d’appartenir à l'anatomie graphique, en raison des nombreux détails d'application qui s'y trouveront contenus, formeront autant de figures d'anatomie chirurgicale toutes faites à l'avance, ce qui, dans la deuxième partie de notre ouvrage, nous évitera des répétitions inutiles, et augmentera d’autant l’espace dont nous pourrons disposer pour les opérations.

Ainsi, pour la myologie, nous représenterons de grandeur naturelle l'appareil hyoïdien, l’aine, l’aisselle, le bassin, le diaphragme, et en général toutes les particularités des muscles qui ont un grand intérêt anatomique ou chirurgical; nous en ferons de même pour la névrologie et l'angiologie.

La représentation des muscles nous avait paru dès le commencement d’une grande importance, puisque ce sont eux qui donnent le volume, et que c'est dans leurs intervalles ou sur leurs plans que s'inscrivent les vaisseaux ; mais il nous semblait assez difficile de bien montrer à-lafois leurs rapports et leurs attaches. Albinus et Giuseppe del Medico, en offrant isolément les muscles sur les os, donnent bien les attaches, mais en sacrifiant les rapports ; Duverney, Mascagni, et d’autres auteurs, en offrant plus généralement les muscles assemblés, font mieux juger de leurs rapports entre eux, mais le squelette se trouvant masqué, les attaches manquent de netteté. M. J. Cloquet nous

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