SYSTÈME MUSCULAIRE
Les argumens qu'il fournit en faveur de la station verticale sont très nombreux.
Sujet complet.
1° Son développement en hauteur. 2° La largeur des épaules comparativement à l’étroitesse du bassin. 3° La forme de prisme rectangulaire du tronc et l'excès du diamètre transversal sur le diamètre antéro-postérieur. 4° Le parallélisme des muscles de la station aux leviers qu'ils font mouvoir, plus évident que chez les quadrupèdes.
Tronc.
1° Le développement considérable de la masse du sacro-spinai, destinée à produire l'extension. 2° La force proportionnelle des muscles de la nuque, moindre que dans les quadrupèdes relativement au poids de la tête, mieux supportée par le rachis. 3° Le peu d’inclinaison du diaphragme et la faiblesse de son foliole médian et de ses attaches chondro-xiphoïdiennes, qui n'ont point à supporter le poids des viscères abdominaux.
Téte.
L'aplatissement des lèvres de l’homme, qui ne permettent l'alimentation qu'à l'aide du membre thoracique, organe intermédiaire de préhension.
Membres abdominaux.
1° L'existence et le grand nombre de muscles plantaires destinés à saisir le sol. 2° Le volume et la force considérables des muscles extenseurs: (a) le mollet,extenseur du pied; (b) le groupe antérieur de la cuisse, extenseur de la jambe; (c) les fessiers, extenseurs de la cuisse. 3° La faiblesse proportionnelle des muscles fléchisseurs.
Il est presque inutile de reproduire les différences que présentent les muscles des membres thoraciques, où la prédominance en nombre, en force et en volume, qui appartient aux fléchisseurs , fait partie de leurs caractères comme organes de préhension.