‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 25 sur 461 · DU PYRAMIDAL · texte numérisé non relu

DU PYRAMIDAL

PUBIO-SOUS-OMBILICAL (CHAUSS.); M. PYRAMIDALIS (SOEMM.).

Situation , insertions. Ce petit muscle alongé, aplati, en forme de triangle, est situé verticalement, de chaque côté du plan moyen, à la partie inférieure de l'abdomen. Né par de courtes fibres aponévrotiques , en avant du bord supérieur du pubis et de son ligament supérieur, dans l'étendue d’un pouce derriere le pilier interne de l'anneau inguinal, ses fibres parallèles montent obliquement de dehors en dedans; les internes, très courtes, les autres, d'autant plus longues qu’elles sont plus externes ; toutes viennent s'implanter sur le cordon ligamenteux qui termine inférieurement la ligne blanche, de manière à former supérieurement un sommet très aigu.

Connexions. La face antérieure est recouverte par les aponévroses des deux obliques. La face postérieure recouvre l'extrémité inférieure du grand droit. La base au pubis est encastrée dans une sorte de loge aponévrotique entre deux épanouissemens triangulaires, en arrièrele ligament de la ligne blanche, et en avant le ligament inguinal interne (PL. 71, 72).

Les anomalies de ce muscle sont très nombreuses. Sa hauteur la plus ordinaire est au tiers inférieur de l’espace qui sépare le pubis de l'ombilic, mais cette proportion est très variable, et dans des cas rares on l’a vu également remonter jusqu'au voisinage de l'ombilic, ou s'élever à peine au-dessus du pubis. Quant au nombre, on l’a trouvé double d’un seul côté, ou des deux à-la-fois (Winslow, Sabatier). Enfin il manque assez fréquemment en totalité d’un seul ou des deux côtés : dans ce cas on remarque une épaisseur plus considérable du grand droit, d'après Santorini, et du petit oblique suivant Glisson et Sabatier. Il est assez présumable que l’une et l'autre observations sont également vraies, et que l'augmentation d'épaisseur doit porter sur les deux muscles à-la-fois ; cependant ces différences ne nous ont jamais parues bien sensibles.

Action. Son usage, comme Fallope l'avait anciennement reconnu, est de tendre la ligne blanche, qui devient ainsi une sorte de point fixe pour la contraction des grands muscles abdominaux , condition que l'on conçoit devoir être surtout favorable quand le tronc se meut d’un seul côté.

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