LONG DORSAL
LOMBO-DORSO-TRACHÉLIEN (DUMAS); SEMI-SPINATUS (RIOL.); LONGISSIMUS DORSI.
À partir de la bifurcation de la masse commune au-dessous de la douzième côte , l'aponévrose postérieure continue de monter en se rétrécissant jusqu’à la hauteur de la neuvième côte, Sa moitié externe, lisse, se compose de fibres verticales, d’où naissent successivement les fibres internes du sacro-lombaire et externe du long dorsal. Sa moitié interne est formée, comme nous l'avons dit, de bandelettes verticales, parallèles, nées des apophyses épineuses lombaires , de sorte qu’elles forment des courbes elliptiques qui s’enveloppent les unes les autres, d'autant plus externes et plus longues qu'elles procèdent d'une vertèbre plus inférieure. Ces bandelettes, très minces, sont unies latéralement , suivant leur longueur, dans le petit intervalle qui les sépare, par une mince aponévrose à fibres transversales. Depuis la deuxième apophyse épineuse lombaire, aux bandelettes succèdent des faisceaux charnus qui s’interposent entre la crête épinière dorsale et la grande aponévrose , en sorte que, dès son origine, le long dorsal se trouve partagé en deux colonnes ascendantes , l’une interne , spinale , et l'autre médiane , ou costo-transversaire , interposée entre la colonne spinale et celle que forme le sacro-lombaire , d’où la dénomination d'épineux transversaire, donnée au long dorsal par M. Cruveilhier.
La colonne médiane, où le LONG DORSAL proprement dit, fait suite à l'aponévrose dont elle naît suivant une ligne courbe ascendante de dehors en dedans ; elle forme un ventre charnu qui remonte en s'amincissant jusqu'à la première côte, limité par deux sillons cellulaires verticaux qui le séparent des faisceaux épineux et du sacro-lombaire. Ce ventre charnu , à sa partie supérieure, reçoit ordinairement une languette musculaire du transversaire du cou et de la portion digastrique du grand complexus. Il se compose lui-même de faisceaux ascendans peu distincts , obliques de dedans en dehors et de bas en haut, et qui semblent se perdre dans le sillon de séparation du long dorsal et du sacro-lombaire ; mais si on renverse ce muscle de dehors en dedans , on s'aperçoit que les faisceaux ne font que se contourner en pas de vis sur son bord externe,et qu'ils s’'isolent et se dirigent en dedans, sur la face costale du muscle , en formant deux séries de tendons ascendans. La série externe ou costale se compose de sept ou huit faisceaux, dont les tendons, épais et courts, se fixent au bord inférieur du col des côtes de la douzième à la sixième ou cinquième. La série interne ou transversaire (grand transversaire du dos, Winsl. ; épineux transversaire Cruv. ) comprend douze faisceaux , dont les tendons très grèles , d'un pouce et demi à deux pouces de longueur, s'insèrent au sommet des apophyses transverses de toutes les vertèbres dorsales.
La colonne interne (grand épineux du dos, Winsl. se divise en deux parties qui se conduisent différemment. La portion inférieure (inter-épineux dorso-lombaire , H. Cloq.) se compose de faisceaux demi-elliptiques, grèles et longs, qui se renferment les uns les autres comme les bandelettes lombaires, et font suite à ces dernières par la bandelette de la première ou seconde vertèbre, qui, au lieu de rejoindre l'aponévrose, donne naissance à un premier trousseau musculaire, La disposition de ces petits