DU TEMPORAL
CROTAPHITE (de xgsrawcs , tempe, #ZNSL.); ARCADI- TEMPORO-MAXILLAIRE (DUM.); TEMPORO-MAXILLAIRE (CHAUSS.); M. TEMPORALIS (ALBIN.).
Siluation, configuration. Vaste muscle, rayonné en éventail, mi-partie fibreux et musculaire, très élégant de forme et de coloration , qui remplit la fosse temporale, où il est renfermé verticalement dans une gaîne ostéo-fibreuse, formée en dedans par la surface des os du crâne, et en dehors par une aponévrose.
L'aponévrose temporale superficielle, enveloppe fibreuse extérieure , limite, par ses attaches, la circonférence du muscle. De forme ovalaire transversalement , elle naît du bord supérieur de l'arcade zygomatique , et s'implante successivement sur le bord postérieur de l'os malaire, la crête externe du frontal, la ligne courbe du pariétal, et la racine postérieure de l'apophyse ZYgO- A EE ART ST ERREUR PR CUEUE
QG) Planches 94, 96.
matique, en inscrivant tout le contour de la fosse temporale. Mince et violacée à sa partie supérieure , cette aponévrose inférieurement est resplendissante, d'un blanc nacré, plus épaisse et partagée en deux feuillets, entre lesquels s'interpose un peu de graisse, et dont l'externe, d'une texture plus rare que l'interne, dégénère, sur l'arcade zygomatique, en un tissu cellulaire fibreux.
Insertions , fasciculation. Le muscle temporal naît: 1° de la face interne de l’aponévrose d’enveloppe; 2° de toute l'étendue de la fosse temporale; 3° de la crête qui sépare l’une de l'autre les deux fosses temporale et zygomatique. Les fibres, à partir de ces diverses origines, descendent toutes en convergeant vers une aponévrose centrale, leur sommet commun ;les antérieures sont obliques d'avant en arrière, les moyennes verticales , et les postérieures obliques d'arrière en avant, de sorte que le muscle, d'abord très mince dans son contour, à mesure que ses fibres se rejoignent, devient très épais inférieurement. L'aponévrose d'insertion, de forme radiée, procède des cloisons fibreuses qui séparent les faisceaux. Elle contourne en avant et en arrière les deux bords du muscle, devient plus épaisse inférieurement et se rétrécit en un tendon. A sa naissance, elle reçoit, par de longues dentelures, les fibres extérieures assez longues de l’aponévrose superficielle, puis successivement par sa face interne et sur le contour de la cavité qu’elle renferme, elle donne attache de haut en bas, jusqu'au voisinage du tendon , aux fibres nombreuses et de longueur inégale , qui procèdent de la vaste étendue de la surface osseuse et de la crête temporale. Le tendon très épais qui la continue descend verticalement dans l'étendue de quelques lignes derrière l'arcade zygomatique , et se fixe à l'apophyse coronoïde , dont il embrasse la face interne, le bord postérieur, le sommet, le bord antérieur, où il se prolonge sur la lèvre externe de la branche de la mâchoire et la partie supérieure de la face externe, au-dessus de l’attache de la languette interne du masseter. Parfois, de l'insertion à la crête temporale, provient un faisceau très fort, qui s'implante, par un tendon distinct, à la lèvre interne du bord antérieur de la branche maxillaire.
Connexions. Sa face externe est recouverte en bas par l’arcade zygomatique et le masseter; dans le reste de son étendue, par l'aponévrose épicrânienne et les muscles auriculaires antérieur et supérieur qui la séparent de la peau. Entre ces parties rampent les vaisseaux et les nerfs temporaux superficiels. Sa face interne tapisse la fosse temporale; inférieurement, elle est en rapport avec le ptérygoïdien externe, le bord postérieur du buccinateur, l'artère maxillaire interne et les vaisseaux temporaux profonds, dont l'isole une couche épaisse de tissu adipeux.
Action. Le muscle temporal concourt avec beaucoup de force à élever la mâchoire inférieure et à serrer les dents. Sa contraction, sous ce rapport , est synergique de celle du masseter; mais son insertion, trop rapprochée du point d'appui, est bien moins heureuse. Aussi la nature paraît-elle avoir contre-balancé cet inconvénient par une masse de fibres plus considérable , et qui augmente encore dans les animaux carnassiers. Quant au jeu spécial qu'exercent les fibres opposées, il est le résultat nécessaire de leur situation relative. Les antérieures élèvent la mâchoire en avant, les moyennes directement en haut, les postérieures en arrière. Ces dernières , quand l'os maxillaire est abaissé, utilisent, comme une poulie de renvoi , la gouttière zygomatique , autour de laquelle se réfléchit le tendon. Elles con-