A6 MUSCLES DE LA MACHOIRE INFÉRIEURE
feuillets superposés, d’où se dégagent, par sa face interne , des lamelles de renfoncement ; les fibres assez épaisses, qui en naissent en grand nombre, vont se fixer sur la moitié inférieure de la face externe de la branche de l'os maxillaire, au-dessus de l'insertion précédente, qui leur fait suite. 2° Le muscle profond se compose de deux faisceaux. Le postérieur, épais, conoïde, décroissant de haut en bas, naît profondément de la racine antérieure de l'apophyse zygomatique et de la face interne de l’arcade du même nom. Il descend verticalement en arrière de l'aponévrose, où il est d'abord apparent , puis s'enfonce sous sa face interne. Les fibres convergentes se réunissent sur un fort tendon plat, qui s'implante sur la partie moyenne de la branche de la mâchoire, au-dessus des attaches du muscle superficiel, aux fibres duquel il fournit quelques insertions. Le faisceau antérieur procède également de la face interne de l'arcade zygoma tique, en partie confondu avec le précédent. Plus faible que ce dernier, d'abord recouvert par lui, il se dirige d’arrière en avant, et vient simplanter le long du tendon du temporal et sur la face externe de l'apophyse coronoïde.
Connexions. Ya face externe du masseter est recouverte en arrière par la glande parotide, qui embrasse son bord postérieur ; en bas, par le peaucier; en haut et en avant, dansune faible étendue, par le grand zygomatique; au milieu, par le risorius de Santorini , le canal de Sténon , le nerf facial et l'artère transverse de la face, qui croisent perpendiculairement sa direction. Sa face interne recouvre la branche de la mâchoire, l’attache du temporal et une partie du buccinateur, dont l’isole une masse de flocons graisseux. Son bord antérieur, saillant sous la peau , limite la jouc en arrière.
Action. Ce muscle élève la mâchoire inférieure, qui a été abaissée, et fait frapper avec beaucoup de force son bord alvéolaire contre celui de la mâchoire supérieure. Vu lobliquité de ses fibres, de haut en bas et d'avant en arrière, en même temps qu'il soulève la mâchoire, il lui imprime une légère projection d'arrière en avant. En outre, quand son mouvement semblerait achevé, lors même que les bords alvéolaires sont au contact, dans l’action de serrer les dents, il les applique encore avec une nouvelle force l'un contre l'autre. Cette puissante contraction du masseter, résultat combiné de sa texture, de son mode d'implantation et de sa direction avantageuse, par rapport au levier qu'il fait mouvoir, en fait l'agent le plus énergique de la mastication.