ARTICULATION DU CRANE
d’un homme à un autre. Tantôt le trou occipital est plus antérieur, son plan plus horizontal, ses eondyles plus allongés, il ressort moins de l’enceinte osseuse au centre de laquelle il est creusé ; dans d’autres cas, il est porté plus en arrière , et en même temps plus distant de l’extrémité antérieure de la mâchoire supérieure, et sensiblement aussi de la partie la plus reculée de la voûte palatine ; alors, aussi , le plan du trou occipital est plus oblique, ses eondyles plus courts et plus larges, et enfin ce trou proémine davantage au centre de la surface osseuse qui l’entoure : il en résulte une plus grande obliquité, et une distance sensiblement plus grande entre le plan horizontal qui passe par les eondyles de ce trou et celui qui passe par l’épine externe de l’occipital.
On voit dans quelques crânes, à la partie antérieure du trou occipital , une facette articulaire correspondant à l’apophyse odontoïde de la vertèbre axis.
Lorsque le trou occipital est fort en avant et que son plan est à peu près horizontal , la partie postérieure de la zone médiane du crâne ne déborde pas ou déborde très-peu la protubérance externe, qui est le point le plus reculé et le plus haut de la grande surface osseuse, située en arrière de ce trou occipital; au contraire, dans la situation la plus reculée du trou occipital , et lorsque son plan est oblique en arrière , la région postérieure de la voûte du crâne déborde considérablement la même ligne courbe supérieure de l’occipital . Ces résultats sont analogues à ceux que fournit en avant l’examen du niveau plus ou moins reculé de l’articulation de la face avec la région correspondante de la base du crâne.
L’articulation de la face étant plus en arrière , la base du front déborde la face; celle-ci déborde, au contraire, le front quand elle s’articule plus en avant. Nous voyons donc ici des variations et des rapports concordants entre l’articulation de la face et celle de la colonne vertébrale avec la base du crâne.
Plus la face est articulée antérieurement, plus le rachis l’est en arrière, et en même temps, pour que l’équilibre de la tête ne souffre pas de cette variation dans l’articulation du crâne avec le