‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 41 sur 138 · SEPAREE DU NOYAU CEREBRAL · texte numérisé non relu

SEPAREE DU NOYAU CEREBRAL

antérieure en cul-de-sac, une terminaison postérieure en fond de cône et une autre terminaison en cul-de-sac correspondante à l’intérieur du sommet du lobe temporal. Mais, tandis que toute l’étendue des parois blanches des ventricules latéraux, combinées avec le corps calleux , la cloison transparente et la voûte, forme une grande cavité fermée par le rapprochement des deux lèvres de l’orifice ventriculaire et la lame correspondante de la cloison, la cavité des masses latérales de l’hémisphère séparées du noyau central offre en dedans une vaste ouverture proportionnée aux dimensions des parties médianes du noyau cérébral.

Il existe encore cette différence entre les parties correspondantes de la face interne de l’hémisphère et des parois blanches des ventricules latéraux , que l’excavation concave des régions antérieure et supérieure est plus prononcée à la face interne de l’hémisphère que dans le ventricule. D’ailleurs l’excavation antérieure de la région de la face interne de l’hémisphère , que nous examinons, coiffe la tubérosité antérieure du noyau cérébral ; sa cavité de cône postérieure coiffe également le prolongement conoïde qu’offre en arrière le noyau cérébral , et toute l’excavation supérieure embrasse et recouvre l’arête longitudinale qu’on voit à la réunion des limites externes de la face supérieure avec les limites excentriques de la face externe du noyau latéral.

PARTIE DE LA FACE INTERNE DE L'HEMISPHERE COMPRISE DANS LES LIMITES DE LA SCISSURE DE SYLVIUS.

Cette partie de la face externe de l’hémisphère est d’une médiocre étendue. Sa circonscription est tout à fait la même que celle del’insula , dont elle n’est que la doublure. Elle se distingue delà précédente par sa mollesse , qui tient à son peu d’épaisseur. 11 n’v a en effet de la surface extérieure de l’insula à la surface

correspondante de la face interne de l’hémisphère qu’une trèsfaible distance, tandis que toute l’étendue de la face interne de l’hémisphère qui se trouve développée en dehors des limites de la scissure de Sylvius , présente une consistance assez considé-

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rable , qu’elle doit au volume et à la hauteur des masses circonvolutionnaires auxquelles elle correspond.

L’aspect de la face interne de l’hémisphère n’est pas le même dans la grande région développée en dehors des limites de l’insula et dans la petite région inscrite dans ces mêmes limites. La première est d’un blanc parfait , d’une apparence fibreuse manifeste. Ses fibres rayonnent du contour externe de la ligne correspondante aux limites de l’insu] a au contour excentrique de la circonvolution de l’ourlet; les antérieures et les inférieures sont les plus courtes , les postérieures sont les plus longues.

Lorsque toutes ces fibres arrivent au contact de la doublure fibreuse de la circonvolution de l’ourlet, elles s’unissent au bord externe de cette doublure , dont la direction leur est tout à fait opposée. En effet , la doublure fibreuse de la circonvolution de l’ourlet est formée par un ruban fibreux dont la direction est la même que celle de cette circonvolution elle-même. On voit parfaitement cette direction lorsqu’on a séparé la masse latérale de l’hémisphère du noyau cérébral. Il suffirait d’ailleurs de soulever et de tirer un faisceau de ces fibres pour les voir se détacher en suivant le contour de la circonvolution qui l’enveloppe. Toute cette grande région de la face interne des masses latérales de l’hémisphère recouvre les prolongements latéraux antérieurs et postérieurs du corps calleux, en un mot, toutes les parties du noyau cérébral développées en dehors des limites de l’insula.

La région comprise dans les limites de l’insula diffère des régions extérieures à cette même enceinte par sa couleur et par l’aspect de la couche fibreuse qui la forme. Le fond de la couleur de cette partie est blanc , mais on remarque à sa surface quelques débris d’une couche grisâtre qui séparait la doublure fibreuse des circonvolutions de l’insula de la couche fibreuse qui revêt la partie correspondante du noyau cérébral.

L’aspect fibreux de cette partie n’est pas aussi fortement prononcé que celui des surfaces développées en dehors de l’ellipse correspondante aux limites de l’insula. C’est toujours, à n’en pas douter , une couche fibreuse , mais d’un tissu plus fin que l’autre.

La direction des fibrilles de cette région est digne d’attention. Vers sa partie antérieure inférieure, tout près de la marge du quadrilatère, à laquelle aboutissent les sommets des circonvolutions de rinsula , on remarque un faisceau légèrement saillant , obliquement dirigé d’avant en arrière et un peu en bas, et des extrémités antérieure et postérieure , duquel , ainsi que de son bord supérieur , divergent des fibrilles qui vont se rendre à l’enceinte elliptique de cette région.

Ce petit faisceau inférieur faisant partie de l’ourlet, les fibres de cette surface sous-jacente à l’insula ont donc, comme celles de la surface extérieure aux limites de l’insula , cette particularité remarquable qu’elles s’étendent entre une partie de l’ourlet et la ligne elliptique correspondante de rinsula. Il y a cette différence que dans un cas les fibres rayonnent en divergeant de la petite région de l’ourlet , très-courte , vers la circonférence , plus étendue , qui limite la [saillie en coquille ; et que dans l’autre elles rayonnent du contour de cette même circonférence vers une circonférence beaucoup plus étendue formée par la grande région de l’ourlet.

Cet examen de la surface interne des masses latérales de l’hémisphère nous montre deux directions principales dans les fibres qui la composent. Les unes sont rassemblées en ellipses situées dans le plan médian antéro-postérieur ; les autres rayonnent en sens inverse de ces ellipses , qu’elles finissent par atteindre. Nous avons trop souvent observé cette double direction pour devoir insister beaucoup sur ce nouvel exemple; nous nous bornons à le constater une fois de plus en passant.

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