‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 47 sur 138 · COUCHES FIBREUSES D’ENVELOPPE DU NOYAU CEREBRAL · texte numérisé non relu

COUCHES FIBREUSES D’ENVELOPPE DU NOYAU CEREBRAL

Dans toute la masse du noyau cérébral il n’y a qu’une région , bien infime par son étendue, qui ne soit pas revêtue par la grande couche d’enveloppe que nous allons décrire.

Cette petite région est la surface de l’espace perforé , et c’est sur sa limite externe que doit être prise l’origine de la grande couche fibreuse qui couvre tout le reste du noyau cérébral.

On voit, dans la figure 1 de la pl. 20 en C, un cintre fibreux auquel Rolando a donné le nom d’arc olfactif (1), et qui constitue ce que nous appelons la petite région, région adhérente, région horizontale du ruban fibreux de l’ourlet. Rolando avait vu des racines de l’olfactif se porter dans cet arc fibreux. C’est pour cette raison qu’il l’a nommé l’arc olfactif (voy. pl. 20, fig. 1, r, r, quelques-unes de ces racines , dont les unes se portent dans le cintre fibreux , tandis que d’autres rayonnent directement à la surface de la couche fibreuse d’enveloppe du cotylédon extraventriculaire du corps strié).

Nous n’avons pas à nous appesantir ici sur les contributions que ce cintre fibreux reçoit des racines de l’olfactif, ni sur les raisons qui nous ont déterminé à lui donner le nom de ruban

(1) \ oir nos Recherches historiques, j>ag c 57.

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fibreux de l’ourlet; nous devons seulement faire remarquer qu audessous de la racine externe blanche de l’olfactif, et sous la substance grise de la partie adhérente de la circonvolution de l’ourlet à la surface de laquelle se dessine cette racine blanche , on découvre un arc fibreux qui , d’une part , se porte à la partie externe de la tubérosité temporale de la circonvolution de l’ourlet (voy. pl. 20 , fig. 1, B) , gagne par son autre extrémité l’origine de la région verticale ou grande région du ruban fibreux de l’ourlet (voy. pl. 20, fig. 1, ./)', tandis que dans l’intervalle de ces deux limites extrêmes en dedans et en arrière, rayonnent en haut et en dehors (voy. pl. 20, fig. 1, sous les lettres r, r , C) des fibres qui divergent à la surface de la saillie centrale des faces latérales du noyau.

C’est quelque chose de voir des radicules de l’olfactif s’unir à ce cintre fibreux , nous ne devons pas oublier une circonstance de cette nature , mais ce n est pas l’objet actuel de notre étude.

On peut enlever avec assez de facilité , et pour ainsi dire une à une, les lames fibreuses juxta-posées qui constituent ce cintre fibreux ; et si l’on procède avec les ménagements convenables à cette préparation, on voit que chacune de ces lames se rattache, par des appendices centripètes qui semblent être ses racines, à la marge externe du quadrilatère.

Si l’on enlève la couche la plus superficielle de ce quadrilatère, on trouve au-dessous d’elle (voy. pl. 20, fig. 2, P’) la branche qui lui est envoyée par l’arête centripète du faisceau postérieur, et sur la limite antérieure de cette bande fibreuse, on voit se détacher des fibres divergentes qui se portent dans la couche fibreuse rayonnante qui occupe le centre de la face latérale du noyau , et forme l’enveloppe du cotylédon extra-ventriculaire du corps strié (voy. pl. 20, fig. 2, P\ bande fibreuse du quadrilatère perforé issue du prolongement en P, du faisceau postérieur de la moelle , et en H — h , des fibres émanées de cette branche du faisceau postérieur qui se portent dans la couche fibreuse de la saillie centrale des faces latérales du noyau). Ainsi le cintre fibreux, que nous appelons partie adhérente du ruban fibreux de l’ourlet ,

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est attaché sur la marge antérieure externe de l’espace perforé, à la branche du faisceau postérieur recourbée dans cet espace. Ceci bien considéré, si l’on poursuit plus profondément la dissection des parties, on voit qu’en arrière le cintre fibreux de la petite région de l’ourlet se confond avec les rayonnements excentriques de la commissure antérieure (voy. pl. 20 , fig. 1, A, commissure antérieure, A’, rajmnnements postérieurs de cette commissure confondus aveo la partie postérieure du cintre fibreux de l’ourlet recourbée dans la tubérosité temporale). Enfin , si l’on fait de la commissure antérieure une préparation conforme à celle qui a servi de modèle à la figure 5 de la pl. 20, on voit que les rayonnements de cette commissure se greffent sur la face profonde de la partie adhérente du ruban de l’ourlet, la doublent exactement, de telle sorte que le lieu de combinaison de ces deux parties est en dedans le centre des rayonnements de la commissure antérieure , et en dehors le centre des rayonnements de la couche d’enveloppe de la saillie centrale des faces latérales du noyau (voy pl. 20, fig. 1 et fig. 5).

Tel est en somme le lieu d’origine de la couche fibreuse rayonnante de la saillie centrale des faces latérales du noyau. Elle rayonne en dehors du cintre fibreux que décrit la partie adhérente de l’ourlet, et cette région de l’ourlet, pénétrée de radicules de l’olfactif, est combinée sur la marge externe de l’espace perforé , avec la branche du faisceau postérieur détournée dans cet espace. La commissure antérieure vient se greffer à la partie profonde adhérente de ce cintre fibreux. Les rayonnements de cette commissure composent la surface interne de la couche fibreuse centrale des faces latérales du noyau , comme les rayonnements du cintre fibreux externe forment la surface externe de la couche fibreuse centrale des faces latérales du noyau.

La détermination de ce lieu d’origine de la couche fibreuse superficielle de la saillie centrale des faces latérales du noyau , la considération des connexions nombreuses et si remarquables du cintre fibreux qui forme ce lieu d’origine sont bien propres à grandir dans notre esprit l’importance de la région de l’espace

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perforé , dans laquelle nous avons déjà vu concourir ou prendre origine tant d’éléments divers.

C’est au même lieu , seulement dans une situation plus superficielle de la marge du quadrilatère , que nous avons vu naître les circonvolutions de l’insula, principe de toutes les lignes circonvolutionnaires rayonnantes du cerveau. C’est au même lieu que nous avons vu aboutir toutes les anses circonvolutionnaires disposées en ellipses antéro-postérieures. C’èst encore au même lieu , seulement dans une situation plus profonde, que nous avons vu l’ombilic du cotylédon extra-ventriculaire du corps strié , rattaché à la marge du quadrilatère.

C’est au même lieu que nous trouvons le centre des rayonnements de la commissure antérieure. En faut-il davantage pour démontrer que ce lieu est le centre commun du plus grand nombre des parties qui composent la masse cérébrale.

De ce centre d’origine les fibres qui constituent la membrane superficielle de la saillie centrale des faces latérales du noyau rayonnent dans toutes les directions extérieures au quadrilatère. Les plus internes , continuant en avant la courbe qu’elles ont offerte sur la marge externe du quadrilatère , aboutissent bientôt dans les parties antérieures inférieures du corps calleux les plus rapprochées du chias ma (voy . pl. 17, fig. 2, -j- voy. également pl. 19 , fig. 1 — , — , et même pl. ,, fig. 2 , le même signe — ). Par derrière, des dépendances de ce même cintre fibreux se prolongent dans cette portion de la couche fibreuse du corps calleux qui forme la paroi inférieure de la région temporale du ventricule (voy. pl. 16, fig. 2 , R R R) voy. également, pl. 20, fig. 1, RR, le principe de ces fibres rétrogrades de la région temporale du corps calleux soigneusement étudiées , à différentes profondeurs à droite et à gauche , dans leurs connexions avec le cintre d’origine , limitrophe de la marge externe de l’espace perforé).

Entre ces deux termes extrêmes des fibres issues du cintre fibreux de la région adhérente de l’ourlet , rayonnent assez régulièrement du point central , visible en C , pl. 20 , fig. 1 , vers

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tous les points de la circonférence de la saillie centrale des faces latérales du noyau , toutes les fibres qui forment la surface de cette saillie.

Dans la seule figure où nous avons fait représenter cette face latérale , les fibres divergentes de la saillie centrale sont interrompues par le moignon de la couche fibreuse qui du noyau cérébral se porte à l’hémisphère (voy. pl. 16, fig. 2). Cette couche fibreuse de l’hémisphère est rattachée aux extrémités divergentes des rayons de l’éventail fibreux de la région fasciculée. Nous avons décrit , dans la partie excentrique de cet éventail , des écartements très -sensibles. C’est à l’extrémité divergente de ces intervalles que les fibres de la couche superficielle de la saillie centrale passent pour s’unir à la couche du corps calleux contiguë à la couche fibreuse de la face interne de l’hémisphère.

Lorsqu’on exécute la préparation qui a pour but de séparer la face interne de l’hémisphère des prolongements latéraux du corps calleux (voy. pl. 15) , on observe , au point où cette séparation ne peut plus être prolongée sans rupture , et où l’on commence à apercevoir des fragments de la substance grise du corps strié dans les intervalles des fibres du corps calleux , une sorte d’entre-croisement de ces fibres avec celles de la couche de l’hémisphère. L’aspect de ces entre- croisements est parfaitement rendu pl. 13 , fig. 1 — . Cet aspect résulte précisément du passage d’une partie des fibres du corps calleux dans la couche superficielle de la saillie centrale à travers les faisceaux fibreux qui se portent à l’hémisphère.

Il est facile , sur un noyau cérébral bien préparé , de démontrer cette continuation en détruisant entièrement le moignon de la couche de l’hémisphère.

Nous n’avons pas de figure qui reproduise cette préparation.

Dans la fig. 2 de la pl. 19 nous avons représenté quelquesunes de ces fibres qui se rendent de la couche fibreuse centrale des faces latérales du noyau aux parties supérieures du corps calleux en traversant la couche fibreuse de l’hémisphère (voy., pl. 19, fig. 2, les signes XX). On a donc plusieurs moyens d’acqué-

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rir la certitude que les fibres qui composent la membrane blanche superficielle de la saillie centrale des faces latérales du noyau communiquent avec la partie du corps calleux retournée dans les régions excentriques des faces latérales du noyau. Nous sommes donc fondés à rattacher le corps calleux à la marge du quadrilatère perforé par l’intermédiaire du cintre fibreux , partie adhérente du ruban de l’ourlet , duquel émanent en rayonnant toutes les fibres superficielles de la saillie centrale.

Nous devons en conséquence regarder la couche fibreuse de cette saillie centrale des faces latérales du noyau comme une partie élémentaire des couches fibreuses du corps calleux. Par cette origine le corps calleux se rattache à la marge antérieure externe de l’espace perforé , combinée avec des racines de l’olfactif, une branche du faisceau postérieur et la commissure antérieure.

Mais le corps calleux reçoit des fibres qui procèdent d’autres sources , et dont nous allons maintenant nous occuper.

Lorsqu’on a fait la préparation figurée dans la planche 15 , ou mieux encore , lorsqu’on a dégagé les parties latérales du noyau cérébral de l’hémisphère correspondant [voy. pl. 7, fig. 2, voy. aussi la fig. 2 de la pl. 16), si l’on prolonge , par un effort de traction ou bien en pressant avec un corps mousse , l’écartement des couches de l’hémisphère , dont les fibres s’entrecroisent avec des fibres du corps calleux , comme on le voit pl. 13 , en — , on rompt bientôt cette partie des fibres du corps calleux qui gagnaient , à travers les couches fibreuSes de l’hémisphère , l’enveloppe de la saillie centrale des faces latérales pour aboutir enfin sur la marge de l’espace perforé. Au delà de ces fibres rompues on découvre des fibres plus profondes du corps calleux , qui se prolongent dans l’éventail fibreux composé , que les cotylédons ventriculaires et extra- ventriculaires du corps strié contiennent dans leurs intervalles.

Nous avons dit , en décrivant cette partie des éventails fibreux du cône pédonculaire , qu’on ne pouvait séparer nettement les unes des autres les diverses couches fibreuses rayonnantes qui les composent. On n’est pas plus heureux en procédant de l’hémisphère

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