‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 48 sur 138 · D ENVELOPPE DU NOYAU CÉRÉBRAL · texte numérisé non relu

D ENVELOPPE DU NOYAU CÉRÉBRAL

au pédoncule qu’on ne peut l’être en cheminant du pédoncule à l’hémisphère, et les passages de substance des cotylédons extraventriculaires aux cotylédons ventriculaires, les fibres nombreuses qui viennent de chacun de ces cotylédons s’insérer sur les faisceaux fibreux des éventails , suffisent bien pour expliquer cette difficulté.

Il n’en est pas moins vrai que , de quelque manière qu'on procède dans la séparation des couches fibreuses de l’hémisphère d’avec celles du corps calleux qui plongent dans le segment de cône pédonculaire , on conduit toujours les premières dafis la région fasciculée ou dans le faisceau moyen du pédoïicule , et toujours les secondes aboutissent aux parties profondes du faisceau postérieur ou supérieur du tronçon pédonculaire.

On voit bien , quand on a fait cette préparation , soit en arrachant en sens inverse les deux éléments qu’on veut isoler , soit en poussant le bout de l’index du côté du pédondule , dans l’intervalle de la couche de l’hémisphère et de celle du corps calleux, qu’on a séparé de force des parties étroitement rattachées les unes aux autres ; mais , malgré la violence des moyens de séparation , on peut , lorsqu’elle est faite , suivre un à un chacun des faisceaux qu’on distingue dans le corps calleux jusqu’à la partie profonde du faisceau postérieur du tronçon pédonculaire , et l’on reconnaît tout aussi clairement la continuité des couches fibreuses de l’hémisphère avec la région fasciculée du pédoncule.

Si l’on ne veut pas se contenter d’une préparation aussi violente , on peut , après avoir fait préalablement la préparation figurée pl. 16, fig. 2 , arriver aux mêmes résultats par la séparation patiente , au moyen d’un stylet mousse , des éléments de la couche fibreuse contenue dans l’épaisseur des corps striés et des couches optiques. Par ce procédé de dissection plus délicat, on voit la couche fibreuse qui forme le tronc de l’arbre Uerveux de l’hémisphère se continuer dans la région fasciculée du pédoncule ; on voit des fibres du corps calleux dont les arêtes s’engrènent en quelque sorte avec les précédentes dans l’épaisseur des cotylédons de matière grise , aboutir au faisceau postérieur du

COUCHES FIBREUSES

tronçon pédonculaire ; et sur les fibres du corps calleux, comme sur celles de l’hémisphère , on observe l’insertion de productions grises et de fibrilles blanches , dépendantes elles-mêmes de la substance intrinsèque du corps strié et de la couche optique. Mais toutes ces complications , qui rendent la préparation plus difficile , n’empêchent pas de reconnaître que la destination principale des fibres de la couche de l’hémisphère , poursuivies de l’hémisphère au pédoncule, ne soit la région fasciculée de ce pédoncule 5 que la destination principale des fibres du corps calleux , poursuivies dans le même sens , ne soit le faisceau postérieur de ce même pédoncule.

De la dissection dont nous venons d’indiquer le mécanisme il résulte que , indépendamment des fibres fournies par la couche superficielle issue de la marge externe du quadrilatère perforé , le corps calleux reçoit , à travers les masses grises des couches optiques et des corps striés , des couches fibreuses qui procèdent du faisceau postérieur ou supérieur du tronçon pédonculaire.

C’est là un second lieu d’origine des couches rayonnantes du corps calleux.

Il existe encore d’autres sources d’où procèdent des fibres qui se rendent dans la grande voûte fibreuse du corps calleux. *

Lorsqu’on a soulevé la bandelette demi-circulaire , qui forme une sorte d’arête centripète au cotylédon ventriculaire du corps strié , on voit au-dessous de cette arête de beaux rayonnements fibreux (voy. pl. 20 , fig. 7 , R R) qui sortent du cotylédon ventriculaire de la couche optique et divergent en dehors de la limite excentrique de ce cotylédon. Ces productions fibreuses divergentes du cotylédon ventriculaire de la couche optique se portent au corps calleux en passant sous le cotylédon ventriculaire du corps strié. Par leur face extra-ventriculaire ces rayonnements fibreux de la couche optique s’appliquent à l’éventail fibreux du faisceau postérieur, s’ajoutent à cet éventail dans sa marche vers le corps calleux ; mais il n’en est pas moins réel qu’ils naissent dans la substance même du cotylédon ventriculaire de la couche optique. Sous les parties les plus amincies du cotylédon ventriculaire du

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