COUCHES FIBREUSES RAYONNANTES DE L’INSULA
breuse blanche émanée du cintre fibreux de l’ourlet fixé à la marge de l'espace perforé.
Immédiatement accolée à la membrane corticale, la couche fibreuse qui la double imite tous ses replis ; de là cette facilité .que nous avons signalée, de déplisser les petites circonvolutions de l’insula, et, à leur suite, les replis de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius.
Cette couche fibreuse est composée de plusieurs lames superposées. Les fibres très-fines qui les constituent rayonnent du cintre fibreux de l’ourlet vers le bord libre de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius.
Nous n’examinerons pas ici comment la couche corticale et sa doublure fibreuse se combinent l’une avec l’autre; nous ferons rentrer cet examen dans l’étude de la couche corticale elle-même, mais nous devons parler des moyens d’union de la membrane fibreuse sous-jacente à l’insula avec la saillie centrale des faces latérales du noyau.
La membrane composée, corticale à l’extérieur, fibreuse en dedans, qui constitue les circonvolutions de l’insula offre à peine l’épaisseur du bout de l’index. D’une flexibilité remarquable, cette double membrane doit la convexité générale qu’elle présente, à la saillie de la base du segment de cône qu’elle revêt, et à laquelle elle est accolée par l’intermédiaire d’un stratum de matière grise. Le dépôt le plus abondant de cette matière grise se trouve dans l’intervalle de la saillie centrale et du gros faisceau qui, des parties antérieures externes de cette saillie (voy. pl. 16, fig. 2 R), se porte à la région externe de la tubérosité temporale. Sous le faisceau dont nous parlons, le dépôt de matière grise se prolonge jusqu’au contact du quadrilatère et en dehors de ce faisceau sous toute l’étendue de la doublure fibreuse de l’insula , quelquefois même il pénètre dans la tige de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius et indique dans cette circonvolution la séparation des éléments fibreux qui lui sont fournis par la doublure blanche de l’insula d’avec ceux qui procèdent d’une autre origine. Rattaché au quadrilatère perforé, combiné avec l’ombilic du co-
Grandes couches rayonnantes De l hémisphère. 463
tylédon extraventriculaire du corps strié, ce stratum de matière grise donne naissance à beaucoup de fibres blanches. Beaucoup de celles qui couvrent ce stratum gris sur la marge du quadrilatère plongent dans ce stratum par de nombreuses radicules, et le point où ce dépôt se montre à découvert en dehors du gros faisceau fibreux allant à la tubérosité temporale , est un centre d’où l’on voit rayonner des fibrilles blanches et grises dans toute la circonférence de la base du segment de cône pédonculaire.
La doublure fibreuse de l’insula reçoit de nombreuses fibrilles de ce stratum de matière grise. Par ses connexions avec le stratum de matière grise , et plus directement encore par l’intermédiaire du cintre fibreux de l’ourlet, la couche fibreuse rayonnante de la région de l’hémisphère inscrite dans les limites de la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius, se rattache au quadrilatère perforé, aux nerfs qui se combinent avec le cintre fibreux de ce quadrilatère, et, enfin, à la branche correspondante du faisceau postérieur de la moelle.
GRANDES COUCHES RAYONNANTES DE l’hEMISPHERE.
Nous ne trouverons pas la même origine aux couches fibreuses rayonnantes extérieures, aux limites de l’insu la et sur lesquelles sont appliquées les circonvolutions de la convexité de l’hémisphère. Ces grandes couches rayonnantes se détachent du noyau cérébral sur la circonférence de la base du segment de cône pédonculaire [voy. pl. 16, fig. 1, K K K , la surface de ces couches fibreuses à l’intérieur de l’hémisphère; même planche , fig. 2, A A A, le moignon de ces couches coupées à leur sortie du noyau cérébral; pl. 13, fig. 1, G G , la coupe transversale des mêmes couches; et, enfin, pl. 19, fig. 1 et 2, la dissection de ces mêmes couches rayonnantes dans une coupe transversale de l’hémisphère).
A peine dégagées du contour de la base du segment de cône