GRANDES COUCHES RAYONNANTES
pédonculaire, les grandes couches fibreuses rayonnantes de l’hémisphère divergent et s’épanouissent à la face interne de l’hémisphère jusqu’au voisinage de la bordure circulaire que lui forme la grande région du ruban fibreux de l’ourlet. La surface de ces couches fibreuses qu’on voit à l’intérieur de la face interne de l’hémisphère présente une concavité en harmonie avec la convexité des parties du noyau cérébral qu’elle recouvre (voy. dans les deux fig. de la pl. 19 la courbe décrite par la face iuterne de ces couches fibreuses). L’étendue transversale de cette grande couche fibreuse varie comme celle des régions de l’hémisphère dont elle forme la doublure profonde. Fort étroite dans le sommet du triangle orbitaire , elle s’élargit de ce sommet à sa base , s’élargit plus encore après s’être recourbée dans le bas de la région frontale, ne cesse de s’élargir déplus en plus depuis le bas de la région frontale jusqu’à la pointe postérieure de l’hémisphère. Dans toute cette étendue qui correspond a,ux parties supérieures de la convexité de l’hémisphère , la différence qui existe entre la longueur de la ligne d’origine et la longueur de la ligne de terminaison delà grande couche rayonnante que nous étudions, produit la belle surface représentée dans plusieurs de nos figures (voy. pl. 15, K K K, et pl. 16 , fig. 1 , K K K). Enfin , dans la partie du lobe temporal qui appartient à la convexité de l’hémisphère , cette couche rayonnante présente encore une assez grande étendue d’avant en arrière dans les fibres qui , de l’angle postérieur de la scissure de Sylvius , se portent à la pointe postérieure du cerveau. Sa largeur diminue de plus en plus ensuite jusqu’au sommet du lobe temporal. Ce sont , en un mot , dans les fibres rayonnantes qui composent cette couche, des variations de grandeur analogues à celles des parties latérales du corps calleux qu’elles recouvrent , pl. 16, 6g. 2, o PR. L’épaisseur des couches fibreuses qui décrivent cette courbe à la face interne de l’hémisphère est la même à peu près que celle des parties médianes du corps calleux , et c’est de la convexité de ces couches rayonnantes, toujours dirigée du côté des circonvolutions,, que partent plus ou moins perpendiculairement les appendices destinés à for-
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mer la tige fibreuse qu’enveloppent les duplicatures de la couche corticale.
Ces appendices extérieurs, flexueux comme les circonvolutions qu’ils pénètrent, constituent parleur ensemble des saillies festonnées onduleuses que Malpighi comparait au bord du mésentère séparé des intestins , et que Gall , dans son langage plus poétique, assimilait à des flammes.
Pour étudier avec fruit les parties fibreuses dont nous venons de donner une idée générale, il faut diviser en travers, et autant que possible dans le sens des faisceaux fibreux profonds, un cerveau dans lequel on a préalablement séparé les couches internes de l’hémisphère de celles du corps calleux et qu’on a laissé séjourner ensuite dans l’alcool. Il faut encore , lorsque cette coupe est faite à travers l’hémisphère, prolonger la division jusque dans la région fasciculée du pédoncule. C’est une coupe de ce genre ultérieurement disséquée , que représente la fig. 2 de la pl. 19.
Ces préliminaires terminés, il faut disséquer avec le plus grand soin les divers éléments fibreux qui se succèdent depuis le pédoncule jusqu’aux circonvolutions.
En soulevant l’un après l’autre , à l’aide d’un stylet délicat, les faisceaux fibreux de l’éventail pédoneulaire , on les suit avec facilité dans les couches profondes de l’hémisphère où ils décrivent une courbe parallèle et contiguë à celle des prolongements latéraux du corps calleux.
La continuité de ces couches jusqu’au voisinage du ruban fibreux de l’ourlet (voy. pl. 19, fig. 2, N) est très-facile à démontrer. A ce lieu de contact des parties les plus excentriques des rayonnements fibreux de l’hémisphère avec la membrane fibreuse issue de la grande région de l’ourlet, l’union des parties est très-faible; et l’on voit le prolongement principal des couches rayonnantes de l’hémisphère remonter jusqu’au sommet de la grande circonvolution qui se trouve sur la limite de la face convexe et de la face interne de l’hémisphère (voy. pl. 19, fig. 2, de Il en H ” , ce prolongement ascendant des grandes couches fibreuses rayonnantes de l’hémisphère).
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C’est là, sur la limite interne de la convexité de l’hémisphère, le dernier terme auquel parviennent les prolongements des rayons fibreux de sa face interne.
Sur la limite externe de la convexité de l’hémisphère, on voit également parvenir jusqu’au sommet de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius le premier appendice issu de la convexité des couches rayonnantes après leur séparation du noyau cérébral. Dans l’intervalle de ces deux productions extrêmes, il s’en détache continuellement d’autres, plus ou moins flexueuses, qui forment une suite non interrompue depuis la limite externe jusqu’à la limite interne de la convexité de l’hémisphère et qui se portent à l’intérieur des circonvolutions de la convexité du cerveau (voy. pl. 19, fig. 1 et 2).
On peut se faire une idée de la disposition des couches fibreuses qui, de la région fasciculée du pédoncule , se portent à Fintérieur de l’hémisphère dont elles forment la face interne par leur concavité , tandis que leur convexité produit les appendices fibreux qu’enveloppe la couche corticale, en les comparant à la tige d’une plume divisée suivant sa longueur, puis courbée de manière que ses barbes divergent de la convexité de cette courbure. Mais cette comparaison est bonne tout au plus pour figurer l’aspect d’un arceau fibreux de la face interne de l’hémisphère et des appendices qui , de la convexité de cet arceau , rayonnent dans les circonvolutions.
Il ne faut pas se contenter de cette image , pas plus qu’il ne faut se borner à poursuivre un des faisceaux du pédoncule à l’intérieur de l’hémisphère. Il est nécessaire de suivre un à un, jusqu’aux parties les plus élevées de l’hémisphère, le plus grand nombre possible de faisceaux de l’éventail pédonculaire, pour connaître les circonstances principales que présente la structure de ces parties. En exécutant avec soin cette préparation, on remarquera d’abord que, sur les limites de la base du segment de cône pédonculaire, les fibres qui composent la couche rayonnante centrale des faces latérales du noyau se portent au corps calleux à travers les rayons de l’éventail pédonculaire lors de leur passage