‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 64 sur 138 · DE L'HEMISPHERE · texte numérisé non relu

DE L'HEMISPHERE

J’ajoute qu’il est facile de le comprendre. La couche corticale des circonvolutions forme la limite extérieure du cerveau; la grande couche rayonnante de l'hémisphère , sa limite intérieure. Des appendices fibreux de grandeur inégale allant de la couche fibreuse rayonnante à la couche corticale sont leurs moyens d’union.

Dans l’état naturel , la différence d’étendue entre la couche corticale extérieure et la couche fibreuse intérieure de l’hémisphère est très considérable. Mais, lorsque, par l’action lente , graduelle, d’un effort intérieur produit par l’accumulation du liquide de l’hydropisie ventriculaire, la capacité du ventricule est énormément accrue, les parois fibreuses de ce ventricule ont subi un agrandissement proportionnel. La grande couche rayonnante de l'hémisphère , qui double extérieurement ces parois blanches du ventricule, s’est agrandie dans la même proportion et il arrive alors que, dans une étendue plus ou moins grande de l’hémisphère, la couche fibreuse de sa face interne a pris un développement égal à celui de la couche corticale de sa face externe. Alors les circonvolutions sont déplissées ; et les appendices fibreux, qui de la couche fibreuse rayonnante se portent à la couche corticale, au lieu de ressortir perpendiculairement en dehors de la couche fibreuse se sont trouvés lentement ramenés à être couchés dans l’intervalle qui la sépare de la couche corticale, sans cesser pour cela de tenir à l’une et à l’autre.

Mais aux procédés seuls de la nature il appartient de produire de pareils changements sans désorganisation complète , l’art de l’anatomiste ne saurait l’imiter sans occasionner des déchirures que la mollesse et le défaut d’élasticité des couches fibreuses du cerveau rendent inévitables.

Je ne prétends pas, d’ailleurs, que le déplissement des circonvolutions, dans le cas d’hydropisie considérable des ventricules , soit toujours exempt d’altérations considérables dans la structure intrinsèque des parties, je possède aussi des exemples qui prouvent le contraire ; mais dans bien des cas il n’y a dans les parties qu’un changement dans les formes, dans les rap-

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ports : c’est tout ce qu’il s’agit de constater dans un travail anatomique relativement à la question du déplissement des circonvolutions cérébrales.

STRUCTURE DE LA COUCHE CORTICALE

La couche corticale de la surface du cerveau forme, avec celle du cervelet, une membrane sui generis qui n’a pas d’analogue dans le reste du système nerveux.

Tout concourt à démontrer son importance de premier ordre. Partout où l’on peut suivre cette membrane, on la voit accompagnée extérieurement de la membrane vasculaire la plus riche qu’on rencontre dans le corps humain, la pie-mère, qui ne se ressemble plus à elle-même aussitôt que quittant la couche corticale elle passe à la surface de quelque autre partie du système nerveux. Tous les épanouissements périphériques des faisceaux nerveux poursuivis de l’axe nerveux à l’intérieur des hémisphères cérébraux ou cérébelleux aboutissent à la couche corticale superficielle de ces organes.

C’est dans le cerveau et le cervelet de l’homme qu’on rencontre la couche corticale la plus parfaite, la plus fine de tissu, et, peut-être, aussi la plus étendue, absolument parlant. Cette couche se simplifie , devient de plus en plus grossière quand on descend de l’homme aux derniers mammifères; elle n’existe plus dans les hémisphères cérébraux des oiseaux, leur cervelet seul la possède et encore y est elle fort réduite. Au-dessous des oiseaux on ne trouve plus que des amas de substance grise, simples renflements ganglionaires plus ou moins analogues aux masses grises du noyau cérébral des animaux supérieurs ; mais une couche corticale véritable, on ne saurait la rencontrer.

La couche corticale du cervelet et du cerveau de l’homme est le dernier terme de perfection auquel puisse s’élever le système nerveux.

Jamais l’importance de la couche corticale n’a été mieux sen-

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tie que depuis les travaux de Gall et ceux plus récents des pathologistes qui ont démontré la fréquence extrême des maladies de cette membrane dans les cas de maladies de l’intelligence. Ces données diverses ont provoqué de nouvelles recherches sur la structure de cette membrane. Des observations d’une grande importance ont été faites sur son organisation. Nous profiterons surtout des travaux entrepris par M. le docteur Lelut à l’occasion de l’enveloppe corticale d’une circonvolution et du Traité exprofesso de M. le docteur Baillarger sur la structure de la couche corticale dans toute son étendue.

Quelques personnes confondent l’importance que Gall attribuait aux circonvolutions avec ce qui a été dit depuis Gall sur la couche corticale. Après Malpighi Vicq-d’Azyr et Reil, Gall a beaucoup insisté sur ce fait que partout la substance fibreuse naît delà substance grise ou gélatineuse qu’il nommait la matrice des nerfs.

Quiconque voudra lire avec attention les écrits de Gall comprendra que dans sa manière de voir la substance grise engendrait cette substance fibreuse en quelque sorte comme un bulbe de poil engendre le poil. Cette substance fibreuse était pour Gall la substance nerveuse par excellence. Elle ne pouvait s’accroître sans traverser des amas de matière grise ou gélatineuse; et, comme, dans leurs ramifications périphériques depuis les centres crânio spinaux jusqu’aux muscles et à la peau, les nerfs augmentent considérablement de volume sans qu’on voie sur leurs trajets des amas de substance grise proportionnés à leurs développements, Gall admettait l’existence d’une couche gélatineuse dans l’épaisseur du derme. Entre cette conception et celle qui présente partout la substance grise comme la partie active du système nerveux, et qui voit dans la couche corticale du cerveau la partie la plus noble de cette substance, l’instrument, l’organe matériel le plus immédiatement nécessaire aux opérations de l’esprit, il y a une différence très-réelle qu’il est juste de reconnaître.

Nous allons dire ce qu’on sait de la structure intrinsèque de la couche corticale.

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Nous chercherons s’il est possible de déterminer d’où procèdent les divers éléments qui la composent. Enfin nous indiquerons comment cette membrane est combinée avec les divers éléments fibreux que nous avons poursuivis jusqu’à sa face adhérente.

On est dans l’habitude de réserver le nom de couche corticale à cette partie superficielle de la substance du cerveau qui, dans une coupe faite à travers l’organe, se détache par sa couleur grise des parties blanches qu’elle termine.

C’est peut être trop restreindre ce qu’on doit entendre par la couche corticale.

Mieux que personne, M. le docteur Baillarger a mis hors de doute ce fait : que toute cette partie qui se détache par sa couleur grise du reste des circonvolutions n’est pas composée de matière grise exclusivement. Cette partie grise dans son ensemble , et contenant , à tout prendre , une plus forte proportion de parties grises que de parties blanches, est pourtant revêtue dans toute l’étendue de sa surface extérieure d’une couche blanche d’une ténuité extrême. Dans les cas où, par une sorte d’hypertrophie naturelle, locale ou générale, cette couche blanche extérieure de la membrane corticale du cerveau présente plus d’épaisseur qu’à l’ordinaire, on la distingue au premier coup d’œil à sa nuance argentée. Au contraire, dans les régions et chez les sujets où cette couche est très mince, elle laisse paraître par transparence la couche grise sous-jacente, adoucit seulement sa couleur , et alors on croit ne voir qu’une couche de matière grise. Mais l’étude des parties, par des procédés convenables, permet toujours de démontrer, à l’état normal, l’existence d’une membrane blanche à l’extérieur de la couche corticale du cerveau. Outre cette première couche extérieure de matière blanche, il en existe encore deux autres , de la même espèce , dans l’épaisseur de la couche corticale.

Ces trois couches blanches sont séparées les unes des autres par le même nombre de couches de matière grise, de sorte que la couche corticale résulte de la superposition par étages de ses

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couches alternativement grises et blanches en partant des parties adhérentes aux parties libres de la membrane corticale. D’après M. Bâillarger la couche la plus profonde serait grise.

Nous admettons toutes les observations de M. Baillarger, mais nous croyons en outre qu au-dessous de sa dernière couche grise une dernière couche de matière blanche appartient encore en propre à la couche corticale. Cette dernière couche suit en dedans tous les replis de cette couche comme la pie-mère les suit en dehors. La pie-mère produit de sa surface correspondant à la couche corticale d'innombrables petits vaisseaux qui y pénètrent perpendiculairement de dehors en dedans ; la couche profonde de matière fibreuse que nous proposons de regarder comme un des éléments essentiels de la couche corticale produit également de sa surface en regard des appendices vasculaires de la pie-mère des appendices nerveux d’une extrême ténuité qui pénètrent la couche corticale de sa face profonde à sa face libre en sens inverse des vaisseaux qui pénètrent de sa face libre à sa face profonde. Ainsi, dans notre manière de voir, quatre couches blanches et trois couches de matière grise composent, par leur assemblage. la membrane corticale des circonvolutions du cerveau et des lamelles du cervelet. Les deux couches extrêmes sont blanches, et dans leurs intervalles la disposition des deux substances est alternative.

Les couches blanches qui par leur superposition avec des couches grises constituent la membrane corticale ne sont pas les seuls éléments blancs et fibreux qui existent dans l’épaisseur de la membrane corticale. On voit, par ce qui précède, qu indépendamment des couches blanches, symétriquement superposées aux couches de matière grise, et qui, pliées parallèlement à ces couches dans toute l’étendue de la substance corticale, donnent à une coupe transversale de cette membrane l’aspect d’un ruban rayé, suivant Vicq-d’Azyr, il existe encore dans toute l’étendue de la couche corticale des fibres blanches qui naissent perpendiculairement de la face excentrique de la couche fibreuse la plus profonde ; hérissent cette couche fibreuse ,

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comme les poils extérieurs d une étoffe de velours hérissent sa trame, et traversent ainsi la couche corticale. Il semble même que bien souvent ces fibrilles hérissées de la couche blanche la plus profonde se subdivisent en allant de la limite centrale à la limite excentrique beaucoup plus étendue de la membrane corticale.

Lorsqu’on regarde par transparence et avec l’aide de vers grossissants une tranche mince de substance corticale, il semble qu’aux points d’intersection de ces fibrilles transversales avec les couches blanches parallèles à la longueur du ruban flexueux que représente une coupe de substance corticale , les fibrilles transversales subissent un épaississement, une sorte d’ampoule. M. le docteur Baillarger s’est demandé si les couches blanches intermédiaires ne résultaient pas de la juxtaposition de tous ces renflements des fibres perpendiculaires à l’épaisseur de la couche corticale.

On pourrait se demander également, si ces épaississements apparents, ces sortes de nœuds qu’on observe dans la longueur des fibrilles perpendiculaires, ne sont pas simplement le résultat de la rencontre des fibrilles blanches avec les couches fibreuses qu’elles traversent. Ces matières blanches de deux ordres au point de leur intersection doivent intercepter plus efficacement la lumière et peuvent ainsi produire l’aspect de renflements dans la longueur des fibres perpendiculaires.

Sans prétendre résoudre toutes ces difficultés , je regarde les couches blanches intermédiaires comme ayant une existence spéciale.

Quant aux deux couches blanches extrêmes, celles qui limitent l’une en dedans, l’autre en dehors la matière corticale, leur anatomie n’offre pas les mêmes difficultés.

Pour étudier la couche blanche extérieure il convient de l’examiner dans les régions où elle est le plus développée. C’est toujours sur le bord libre de la région temporale de la circonvolution de l’ourlet, sur la tubérosité temporale elle-même , sur la petite région de la circonvolution adhérente à la marge de l’es-

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pace perforé, et sur les sommets des circonvolutions de l’insula, issues de cette partie de la circonvolution de l’ourlet , qu’on trouve cette couche blanche extérieure avec sa plus grande épaisseur et par conséquent avec sa couleur blanche la plus franche. Dans toute l’étendue de la grande région de la circonvolution de l’ourlet cette couche blanche extérieure est aussi plus prononcée qu’elle ne l’est sur les branches circonvolutionnaires qui s’en détachent et à plus forte raison que sur les circonvolutions de la convexité du cerveau, où elle est le moins développée.

Lorsqu ’on examine cette couche blanche sur un cerveau bien frais soigneusement dépouillé de ses membranes, elle se présente dans les régions que nous venons d’indiquer avec l’aspect d’une fine aponévrose argentée qui des parties adhérentes de la circonvolution de l’ourlet se prolonge sur les autres circonvolutions en s’amincissant à mesure qu’elle s’éloigne de celle sur laquelle elle a pris naissance. M. le docteur Lelut a parfaitement décrit cette couche blanche et a signalé l’aspect éraillé qu’elle présente sur la tubérosité temporale de la circonvolution de l’ourlet , la ressemblance qu’elle offre quelquefois avec une dentelle.

La conséquence la plus importante qui, suivant moi, résulte des études de M. le docteur Lelut, c’est que cette membrane blanche superficielle de la circonvolution qui forme la limite du lobe temporale du côté du ventricule, procède de la membrane fibreuse pariétale du ventricule lui-même. J’adopte entièrement les conséquences auxquelles M. le docteurLelut est arrivé à cet égard ; je crois, en outre, que non-seulement cette membrane blanche superficielle de la couche corticale se continue avec la membrane pariétale du ventricule latéral, je trouve la même origine à la membrane blanche la plus profonde de la couche corticale, et je crois que les deux lames blanches intermédiaires ont les mêmes connexions.

Il faut, pour voir comment a lieu cette connexion de la couche blanche extérieure à la membrane corticale avec la membrane fibreuse qui tapisse le ventricule, revenir à l’examen de cette région compliquée dans laquelle nous avons vu l’orifice ventricu-

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laire limité le long de la fente de Bichat par une bordure composée de dehors en dedans successivement de la région tempo** raie de la circonvolution de l’ourlet, du corps godronné, de la corne d’Ammon, et enfin du corps frangé , bord libre du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire. Nous avons dit que toutes ces parties n’étaient autre chose , dans leur ensemble , que les derniers plissements d’une membrane fibreuse composée du ruban de l’ourlet et du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire, avec la membrane corticale qui d’extérieure qu’elle est dans la circonvolution de l’ourlet, devient intérieure en se prolongeant dans la corne d’Ammon.

Ce relief de la corne d’Ammon dans le ventricule nous a paru l’envers libre d’une circonvolution, et la couche corticale adossée à elle-même dans l’intérieur de la corne d’Ammon, et jusqu’au bord du corps godronné, nous a semblé le simple prolongement de la couche corticale de la circonvolution de l’ourlet devenu intérieure, par suite de l’adossement des bords du corps frangé avec ceux du corps godronné et de la circonvolution de l’ourlet ellemême.

Le corps frangé donne par sa coupe un triangle. Son bord libre est un des angles de ce triangle. Avec un autre angle se combine la membrane fibreuse ventriculaire de la corne d’Ammon; enfin de son troisième angle, qui regarde le corps godronné, part une petite couche blanche qui passe à la couche superficielle de la circonvolution de l’ourlet et clôt ainsi l’entrée de la doublure qu’éprouve la couche corticale dans le corps godronné et dans la corne d’Ammon. Quant à cette matière corticale, elle se termine sur le bord adhérent du corps frangé entre l’angle auquel arrive la membrane fibreuse de la corne d’Ammon et celui auquel correspond la petite membrane blanche qui se rend à la surface de la couche corticale de la circonvolution de l’ourlet.

Il y a donc déjà, par le moyen de la petite membrane qui du corps frangé se porte à la couche superficielle de la circonvolution de l’ourlet , connexion entre la membrane blanche superficielle de la circonvolution de l’ourlet et le corps frangé qui fait

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partie de la paroi ventriculaire. Mais c’est là le plus faible des moyens de connexion entre la membrane fibreuse du ventricub et la couche superficielle blanche des circonvolutions. Dans l’intérieur de la substance grise du corps godronné lui-même et de la corne d’Ammon on voit naître du bord adhérent du triangle que représente la coupe du corps frangé des lames fibreuses qui décrivent dans l’intérieur des doublures de la couche corticale adossée à elle-même dans le corps godronné , et la corne d’Ammon, des couches fibreuses, dont une ressort à la surface de la circonvolution de l’ourlet en dehors de la limite externe du corps godronné et se continue avec la couche argentée superficielle de

cette circonvolution. C’est au moment où cette couche blanche se

dégage sous le bord du corps godronné que la petite lamelle issue directement du corps frangé vient la joindre et clore en même temps l’intervalle des replis juxtaposés de la couche corticale dans le corps godronné. Quant à la membrane fibreuse extérieure de la corne d’Ammon, c’est elle qui, reployée en gouttière pour former la corne d’Ammon , se prolonge derrière la matière grise du corps godronné et fournit à la couche corticale de la circonvolution de l’ourlet sa membrane blanche la plus profonde. Dans l’intervalle de ces deux couches limitrophes, l’une de la surface superficielle, l’autre de la surface profonde de la couche corticale , se dégagent encore de la membrane fibreuse profonde les deux couches intermédiaires, rattachées comme les deux extrêmes , à la membrane fibreuse du cercle de l’orifice ventriculaire.

Ainsi la couche blanche superficielle de la circonvolution de l’ourlet, et avec elle toutes les autres couches blanches contenues dans la membrane corticale du cerveau semblent résulter d’une sorte d’effeuillement du cercle fibreux de l’orifice ventriculaire.

La couche blanche superficielle de la membrane corticale est fibreuse comme le ruban de l’orifice ventriculaire auquel elle se rattache. On peut reconnaître cette structure fibreuse et même la direction des fibres sur des cerveaux endurcis dans l’alcool. En soulevant avec la pointe émoussée d’une grosse aiguille un petit

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fragment de cette couche, et le déchirant ensuite , on voit dans toute la longueur de la région temporale de la circonvolution de l’ourlet, les fibres de sa couche superficielle naître du bord ventriculaire de cette circonvolution et diverger dans le même sens que les branches circonvolutionnaires qui naissent de cette circonvolution de premier ordre. De quelque manière qu’on s’y prenne pour séparer le premier lambeau de cette couche fibreuse superficielle, la déchirure ultérieure de ses fibres a toujours lieu dans le même sens.

On peut faire la même observation sur la petite région de la circonvolution de l’ourlet adhérente au quadrilatère perforé; la couche blanche qui la revêt se prolonge sur les sommets des circonvolutions de l’insula , et les fibres de cette couche blanche superficielle divergent dans la même direction que les circonvolutions de l’insula elles-mêmes.

Dans la tubérosité temporale de la circonvolution de l’ourlet , on ne saurait trouver aux fibres de cette couche superficielle, d’autre direction que celle que révèle l’examen de sa surface. Les fibres sont entrelacées les unes aux autres en réseau. Dans toute l’étendue de la grande région de l’ourlet, les fibres de cette couche superficielle ont la même direction que la circonvolution elle-même. Cintrées comme cette circonvolution du côté du bord adhérent , elles deviennent divergentes vers sa circonférence excentrique. Ce n’est que sur les différentes régions de la circonvolution de l’ourlet que nous venons d’indiquer, qu’on peut, avec quelque certitude , reconnaître la direction des fibres de la couche blanche superficielle de la membrane corticale ; dans tout le reste de son étendue, cette couche superficielle, devenue trèsfine, me paraît avoir une structure réticulée.

M. le docteur Baillarger a fait connaître comment on peut, sur un cerveau frais , séparer cette membrane superficielle. Il suffit, après avoir enlevé les membranes extérieures, de faire reposer le cerveau sur un linge sec. Le seul poids de la masse cérébrale colle au linge la couche blanche superficielle des circonvolutions ; en retirant le cerveau, on voit des lambeaux

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