‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 74 sur 138 · FAISCEAU ANTÉRIEUR · texte numérisé non relu

FAISCEAU ANTÉRIEUR

Ces nerfs sont divisés comme ceux de la première classe en nerfs communs et en nerfs spéciaux. Les nerfs communs sont ceux qui , nés de la moelle épinière , vont s’unir avec ceux du faisceau postérieur au delà du ganglion dans lequel ces derniers ont concouru : dans les classifications reçues , ils constituent trente et une demi-paires; réunis à ceux du faisceau postérieur, ils font les trente et une paires entières. Si l’on veut voir un nerf dans chacun des filets étendus de la moelle épinière au trou de conjugaison , ils sont, comme ceux du faisceau postérieur, au nombre de plus de cent.

Nous ne reviendrons pas sur la part qu’ils prennent à la formation de la queue de cheval , ni sur la manière dont ils convergent au-dessus du renflement lombaire vers les trous de conjugaison. Tout ce qui a été dit des nerfs communs du faisceau

Il est, par conséquent, probable, sinon démontré, que les sensations auditives existent dans le liquide du ventricule.

§ 17, p. 21. « Tous les anatomistes reconnaissent que les nerfs optiques naissent des couches optiques; ces couches sont baignées par la sérosité : par conséquent, les nerfs optiques sont en contact, à leur origine, par les couches optiques, avec le liquide ventriculaire. »

Il est probable, par conséquent , que les impressions visuelles les plus délicates siègent dans le liquide des ventricu’es.

§ 1 8, p. 23. « Chez la plupart des mammifères le nerf olfactif présente une cavité en rapport en arrière avec les ventricules.

Quoique cette disposition soit difficile à démontrer chez l’homme adulte ; Vicqd’Azyr a fait voir que le nerf olfactif s’approchait extrêmement de la paroi du ventricule, et, par conséquent, de la sérosité ventriculaire.

Dans les embryons de trois, quatre et cinq mois, le nerf olfactif présente une cavité en communication évidente avec les ventricules latéraux.

§ 21, p. 2(i. « Les racines de la cinquième paire sont si rapprochées des parois du quatrième ventricule, qu’il est vraisemblable qu’elles sont en rapport réciproque avec le liquide ventriculaire.

§ 28, p. 31. « Si l’on admet qu’il existe un centre commun de sensations, un sensorium commune, il est probable qu’il a son siège dans le liquide ventriculaire, ou que cette sérosité en est l’organe. »

ORIGINES DES NERFS

postérieur à cet égard est également applicable aux nerfs communs du faisceau postérieur.

Il n'en est pas de même des degrés d’écartement que leurs origines offrent de la ligne médiane.

Nous avons vu que les postérieurs vers la partie postérieure du renflement lombaire étaient beaucoup plus écartés de la ligne médiane qu’ils ne le sont dans la région dorsale de la moelle. Les lignes d’origine des nerfs communs du faisceau postérieur, quand on les suit de la région dorsale de la moelle au renflement lombaire, se rapprochent d’autant plus de la ligne médiane qu’on descend davantage , au point qu’au niveau du renflement lombaire les nerfs de droite et les nerfs de gauche du faisceau antérieur naissent presqu’au contact du sillon médian antérieur.

Nous avons dit , en traitant de la structure de la moelle , les vues que pouvait appuyer cette disposition; nous n’y reviendrons pas.

Les racines de ces nerfs plongées dans la moelle se combinent comme celles des nerfs communs du faisceau postérieur, partie avec la substance fibreuse , partie avec la substance grise ; seulement le faux sillon sur lequel naissent les nerfs du faisceau postérieur est plus prononcé que celui sur lequel naissent les nerfs du faisceau antérieur.

Les nerfs spéciaux du faisceau antérieur existent les uns au niveau du bulbe , les autres dans les régions pédonculaires du cerveau. Chacun d’eux a son nom propre. C’est le grand hypoglosse , le facial ou portion dure de la septième paire et le moteur oculaire externe au niveau du bulbe; le moteur oculaire commun sur le tronçon pédonculaire du cerveau.

Les nerfs dont la réunion constitue le grand hypoglosse se détachent de la face antérieure du bulbe rachidien dans l’intervalle de la pyramide antérieure et de l’éminence olivaire. Au nombre de dix ou douze, ces petits nerfs alignés au-dessus les uns des autres dans le prolongement de la ligne d’origine des nerfs communs du faisceau antérieur de la moelle se réunissent

ORIGINES DES NERFS

ordinairement en deux cordons qui , dirigés obliquement en avant et en dehors , traversent isolément la dure-mère et sortent du crâne par le trou condylien antérieur.

Le facial ou portion dure de la septième paire (voy. pl. 5, fig. 1 , F) naît chez l’homme des prolongements du faisceau antérieur déjà cachés sous le bord postérieur de la protubérance, il contourne en dehors le prolongement ascendant de la pyramide compris entre ce prolongement et les arcs voisins de la protubérance , puis il s’accole au côté externe du prolongement ascendant du faisceau moyen, et enfin devient libre presqu’au contact du nerf auditif.

Chez beaucoup de mammifères, la protubérance ne s’étendant pas aussi loin en arrière que chez l’homme, on voit à découvert le nerf facial depuis le lieu où il devient libre jusqu’à celui où il Commence , sur le bord interne de la pyramide ou sur son bord externe suivant les animaux qu’on examine.

Ce nerf, Irès-volumineux chez beaucoup d’animaux , figure , surtout quand il s’étend jusqu’au bord interne de la pyramide, un étage inférieur de la protubérance plus étroit et moins saillant que la protubérance proprement dite (1).

M. le docteur Longet, Anatomie du système nerveux , t. it, p. 409, décrit sous le nom de nerf intermédiaire au facial et à l’acoustique un “ petit tronc nerveux intermédiaire à ces deux » nerfs et découvert par Wrisberg, qui l’a nommé portio duree » inter communicantem faciei (facial) et auditivum nervum ; dé- » crit et figuré, depuis cet auteur, par Vicq-d’Azyr, Scarpa, » Sœmmerring, etc. On ne le trouve plus mentionné dans la plu- » part des traités modernes d’anatomie ; des expériences qui se- » ront relatées plus loin s’opposent à ce que nous en fassions, » avec Bishoff, Goedechens, Barthold, la racine sensitive du fa- » cial , nous le regardons au contraire comme un nerf particulier » que nous proposons d’appeler nerf moteur tympanique. . . »

(I) Voyez le rapport de M. de Blainville sur un mémoire de M. Foville , comptes rendus des séances de l’Académie des sciences, séance du 11 mai 1840, page 14 du rapport.

ORIGINES des neufs.

Nous signalons ici le passage de l’ouvrage de M. Longet bien propre à fixer l’attention sur le cordon nerveux qu’il nomme nerf moteur tympanique. Nous croyons que ce cordon nerveux , voisin du nerf facial et de l’auditif, a une origine différente de l’un et de l’autre. Le facial naît du faisceau antérieur, l’auditif du postérieur, l’intermédiaire de Wrisberg nous paraît naître du faisceau moyen.

Le nerf facial sort du crâne par le trou auditif interne.

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