‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 95 sur 138 · DES FORMES DU CRANE · texte numérisé non relu

DES FORMES DU CRANE

puis ses premiers rudiments chez le fœtus, jusqu’à son état parfait chez l’adulte.

Dans l’état primordial il n’existe pas d’enveloppe osseuse pour le cerveau. La place du crâne est occupée par une poche membraneuse spéciale. Les premiers îlots de substance osseuse qui apparaissent dans cette enveloppe sont dépourvus de connexion les uns avec les autres; mobiles comme la membrane dans laquelle ils se forment, ils n’ont encore aucune utilité d’ensemble. Or, voici ce qu’on remarque dans l’espèce de vessie que forme la membrane qui précède le crâne : doublée à l’intérieur par la dure-mère, revêtue extérieurement par le péricrâne, cette vessie, ovoïdale dans son ensemble, ne tarde pas à offrir de la différence entre ses parties basilaires et celles qui se relèvent en forme de voûte. Du côté de la base elle présente déjà des replis évidents, premiers linéaments des divisions permanentes, qu’on trouve si prononcées aux époques suivantes de la vie.

Le contour du quadrilatère central de la base est formé de très-bonne heure. Des corps cartilagineux enveloppés des doublures delà dure-mère le circonscrivent complètement, tandis que de ses quatre angles divergent vers la circonférence, dans la direction qu’occuperont plus tard les quatre rayonnements osseux principaux, quatre replis plus considérables, deux de chaque côté. L’antérieur s’efface bientôt après avoir dépassé la circonférence, tandis que le postérieur, après avoir atteint cette circonférence, se porte horizontalement en arrière, agrandi dans cette direction pour former le repli connu sous le nom de tente du cervelet. A la même époque on voit d’avant en arrière, en haut, sur la ligne médiane, se prononcer un repli plus considérable que les précédents : c’est la grande faux de la dure-mère.

La circonférence d’ailleurs est plus épaisse et plus résistante que les parties de la base intermédiaires aux replis rayonnants, et celles de la voûte que séparent les prolongements épaissis de ces rayons.

Ces replis membraneux , formés par deux feuillets adossés de la dure-mère, ont, par cela seul, plus de force de résistance

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