‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 96 sur 138 · MÉCANISME DU DEVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

MÉCANISME DU DEVELOPPEMENT

que les lames simples de cette membrane. D’un autre côté, la ceinture membraneuse qui sépare la voûte de la base est plus résistante que les parties de la base intermédiaires aux replis de la dure-mère; et sur la voûte elle-même on remarque, dans le trajet qu’occuperont plus tard les sutures transverses , des lignes plus épaisses qui succèdent aux prolongements ascendants des rayons latéraux de la base. Ces rubans épaissis de la voûte contiennent, dans leur épaisseur, les artères méningée moyenne et méningée postérieure.

Ceci posé , si on suppose un effort agissant de dedans en dehors sur toutes ces parties à la fois, les replis de la dure-mère, doubles en épaisseur des parties purement pariétales de cette membrane, et qui d’ailleurs forment des cloisons situées dans un plan parallèle à la direction de l’effort, devront résister plus efficacement à cet effort que les parties pariétales contre lesquelles il agit perpendiculairement. Les parties pariétales de la duremère qui, sans être doublées , sont épaissies , résisteront un peu plus que les parties moins épaisses; et, de ces divers degrés de résistance, résulteront des dilatations inégales à la périphérie de l’espèce de vessie que représente le crâne à cette époque de la vie.

Les principales dilatations occuperont la base au nombre de trois de chaque côté, séparées les unes des autres par les replis latéraux que nous avons signalés. Les dilatations et lesconstrictions intermédiaires seront visibles à la circonférence dans le prolongement des dilatations et des constrictions de sa base. Enfin, la voûte offrira quelque trace aussi de ces différences , sa partie frontale et sa partie pariétale feront plus de saillie que la région intermédiaire correspondant à la suture fronto-pariétale, et nonseulement la région postérieure présentera une convexité générale, distincte de celle des fosses occipitales inférieures, dont la sépare la tente du cervelet , mais l’épaississement qui existe au niveau de la suture lambdoïde découpera en deux parties cette convexité postérieure : l’une, considérable, quadrilatère, intermédiaire à la suture fronto-paiiétale et à la suture lambdoïde

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