‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 23 sur 127 · ÉTUDE EXTERIEURE · texte numérisé non relu

ÉTUDE EXTERIEURE

Légèrement voûté en haut , courbé en demi-cercle en avant, simplement renflé en un bord obtus en arrière , le corps calleux présente dans toute son étendue des stries dont la direction transversale est croisée par deux petits coi*dons blancs juxtaposés l'un à l'autre sur la ligne médiane.

Si Ton coupe, suivant cette ligne , le corps calleux dans toate son épaisseur , on voit tomber en dehors li3S deux hémisphères qui ne tiennent plus l'un à l'autre que par leurs connexions avec les pédoncules et quelques faibles parties médianes que ce n'est pas le lieu d'examiner ici.

En comparant à la masse si considérable des hémisphères le volume du corps calleux qui , dans sa longueur totale , presque égale à celle de la main, n'a que l'épaisseur du bout de l'index ( loy. pi. 8, fig. 1, J) , il est naturel de penser que chaque hémisphère forme un organe à part. Et quand on sait que le lien principal qui les réunit, le corps calleux, s'affaiblit dans les derniers mammifères , est si peu de chose chez les didelphes , que des anatomistes célèbres ont nié son existence chez ces animaux (1) , qu*il manque entièrement chez les oiseaux , et qu'enfin, chez l'homme lui-même , il n'émane pas directement des hémisphères. On est convaincu que ces hémisphères forment deux organes aussi distincts l'un de l'autre que le sont les deux reti» nés (2). Il est donc évident qu'il y a deux cerveaux.

Chaque cerveau , ou suivant le langage usité , chaque hémisphère ou grand lobe cérébral , représente un segment d'ovmde

(1) M. de BUinvillc a toiijour» touteou rcxittcnce du corps calleni ches les £• deIpUcs, et me Ta fait voir de la maDièrc la plut maniPette chez pliiticiirt de en animauK. 11 a si peu de volume qu'on s'explique facilement couimeal on a pu croir* à son absence. M. de Blainville démontre simplement que la réduction extrême da corps calieux cliex les didelphes et les ornitliodciphes est un des caractères qui doivent les faire rapprocher des oiseaux dans la classification de la série animale.

(2) Les deux rétines sont sans aucun doute deux parties parfaitement difCércnies Tune de l'autre, quoique les deux nerf» optiques dont elles sont les expansioos terminales se confondent dans le chi.tsma. De même les hémisphères cérébraux, efflorescences terminales des pédoncules, forment deux or(;anes parfaitement dittinctf, quoique les pédoncules auxquels ils tiennent ne soient |tas moins unit l'un JÉ VtMirt sur la ligne médiane que le soqt les nerfs optiques dans le chiasma.

idquel on distingue une grande face extérieure convexe, une face interne plane et une face inférieure décomposée en plusieurs répons alternativement concaves et convexes.

La fece externe ou convexe de l'hémisphère , correspondant à chaque moitié latérale de la voûte du crâne, présente dans son BÎre quatre régions plus proéminentes. Une de ces régions est logée sous la fosse frontale , une autre sous la fosse pariétale , la troisième sous la portion écailleuse du temporal , enfin la quatrième, qui est ordinairement la plus prononcée, répond à la fosse occipitale supérieure. Toutefois , ces quatre proéminences sont loin , vu les découpures et la mollesse des parties qui les forment, de ressortir aussi distinctement que les bosses du crâne sous lesquelles elles sont logées (1).

Une scissure profonde, qui commence en bas au niveau des apophyses dlngrasias et se porte obliquement en haut et en arrière dans une étendue égale à la longueur d*un doigt , et finit ▼eis le contre de la bosse pariétale , divise incomplètement en deux sections la face externe ou convexe de Thémisphëre {voy. pi. 10, EE, ec). La même scissure se prolonge sur la face inférieure de rhémisphère qu'elle partage complètement en deux régions distinclos (voy. pi. 9, E K). Du point où nous Tavons me naître au bas de la face inférieure , elle se porte en dedans et en arrière au contact du nerf optique et se confond , un peu en ddiors du chiasma, avec une fente remarquable de la face interne , qui sera décrite plus tard sôus le nom de fente de Bichat. Cette grande scissure qui coupe en deux la face de chaque hémisphère et se prolonge très-loin sur la face externe et même sur Tînteme, est nommée scissure de Sylvius.

La portion de la face inférieure du cerveau , postérieure à cette scissure , ^ale en longueur l'index et la moitié de Tos corres-

(t) fl fofHt «l*nn eumen attentif pour reconnaître que les replis circonvolntion- ■ainfl <|Qi composent cet proémineuceb diffèrent d'un tajet à un autre, d*un ké- •iapbère même k ion congëoère, et que par conséquent Ton ne peut jamais savoir t*cc certiiode, avant d*avoir ouvert le crâne, k queUes parties précises des circonvofaiioot répoodetii lea boiset crânieniies.

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pondant du métacarpe. Sa largeur est tout au plus du tien de sa longueur. Cette grande région de la face inférieure oa basilaire du cerveau , représente un segment de zone à surfiice légèrement concave d avant en arrière. Le bord interne concaYe de ce segment de zone répond en dedans à l'insertion du pédoncule et se prolonge jusqu'au bourrelet postérieur du corps callcox. C*est en dedans de ce bord qu'existe l'ouverture qui conduit dans les ventricules et qu'on appelle fente de Bichat (1).

Le bord externe de la zone cérébello-temporalé de là base dé rhémisphère suit le contour du crâne et forme la limite respective des parties de la face externe de Thémisphèrè et de celle de sa base qui sont situées derrière la scissure que nous avons sigillée sur l'une et l'autre de ces régions. Les deux petits bords de ce segment de zone se trouvent , l'un à l'entrée de la région inférieure de la scissure , l'autre au contact de la grande bai (vôy, pi. 9). Dans sa moitié postérieure le segment de zone cor respond en arrière au cervelet dont la tente cérébelleuse le sépare. Dans sa moitié antérieure , il répond à la fosse tfroi)dfiile. On peut donc, dans son ensemble, l'appeler région cérébéllo-tem' porale de la base du cerveau ; et si l'on ne parle que de la portion cérébelleuse ou de la portion temporale de cette base , oa

(1) Celle fenie de Bichai peut être considérée conime la prolongation interne « poslcrieare de la fcisture de Sylvint cUe-méroe. Ainsi com^ne , cette grande KÎisare, com{>reuant avec la scissure de Sylvius pi-opremeni dite la fente de Bichal, rcpésenterait pour chatpic bëiiiisplière ce que représenle la scissure du rein pour ce dernier organr. C'est en cfFel par celle scissure de ITiéaiisplièrc que pénètrent les pédoncules cérébraux, les nerfs opciqoes, les olfactifs, les prolongéoients mttmbnÊimk de resiérieur à riniérieur du cerveau ; c'est par cette même sciatare que ploaffll les plus gros vaisseaux dont csi pênéirée la substauce cérébrale. C'est en on mot Ir lieti par lequel s opèrent les communications principales du cerveau av et le reste dà système nerveux, dn système circulatoire et da système cellulaire. Il en est tant s fait de même dans le reiu; les communications principales de l'imérieur de ctUt glande avec le reste du système urinaire, avec le système nerveux, le circulatoire et le cellulaire s'opèrent en effet par sa scissure.

Dans cette manière de voir, la scittnre qni naît h la face Interne àt IliémMpWre, près du bord postérieur du corps callenx et qni n'est séparée de Im fente <lè Hcfcal que par une saillie blanchâtre de substance cérébrale, ternit la prolongatrna et h grande scissnre en arrière et en dedans, comme la partie externe de la lÊtitmnêt Sylvius eti la prolongation en dehors et en «tière (voy, pi. 8, fig. 1, P).

DU CEiiVBAU. iti

indiquera, d*UTie manière parfaiteinent claire, les surfaces particalières qù*on ehtend désigner.

La seconde jportion de la région inférieure occupe , au-devant de lâ scissure , un espace limité par un triangle presque équilâtfral {toy. pi. 9, F D Z'). De ce triangle, le côté interne, drt>it , forme l'arête sur laquelle se termine , en avant et en bas, k&œ plane interne de Thémisphëre. Son côté antérieur courbe , soit la courbe d*iihion des régions horizontale et verticale de Tos du front et se trouve par conséquent sur la limite inférieure de la i^ioh fhmtale de lâ face convexe de l'hémisphère. Le côté èxtèrtfe oblique formé le premier fragment de l'enceinte circontdlàKontiaire de la région ektenie de la scissure de Sylvius.

Cette région triatigulaîfe de là base du cerveau qu'il convient, à tàxise de sa situation et de sa ligure , de nommer région orbitaii^ où trilinglé orbitaire, est un peu concave de droite à gauche. Ehe offre & peiite la longueur , dans chacun des côtés qui la limitent , des deux dèiliières phalanges de l'index. Elle est donc bieA loin d'égaler en étendue le segment de zone postérieur à la scîswite. On voit pt-èé du Iwrd intei'ne de la région orbitaire de là iMtoie du cerveau , le sillon sur lequel repose le nerf olfactif ( voyi pi. 9, r ) , et en arrière de ce sillon les racines dti même nerf (wy.pl. 9, /, ^,jD).

La face interne d'un hémisphère cérébral séparé de son congéfièle , esX plane dai^s son ensemble. Sa circonscription est celle d>ni ^hMSsant plus recourbé , moins large en avant qu'en arrière {voy. pi 8, fig. 1 ). Dans le grand croissant se trouve inscrit un attife ttoîMint dont le plus grand contour est représenté par la ieetion èa corps calleux J et le bord de la féiite de Bichat B\ b, A la partie postérieure du grand croissant , on remarque une sdasiDie assez profonde qui commence un peu au-dessous et en arrière du corps calleux, au delà d'une espèce d'ourlet qui cerné tttofpB. Cette scissure, qu'on a nommée scissure postérieure, se porte oUiqtiement en haut et en arrière de la courbe supérieure de l'hémisphère , à une longueur de petit doigt de son extrémité postérieure.

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